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    Dossier: Arménie

    En hommage au courage des Arméniens

    Hélène Laberge

    En hommage au courage des Arméniens

    Dans un moment de l’histoire où l’Occident est envahi par une migration massive, et en ce centenaire du déclenchement du génocide arménien, Hélène Laberge s’est replongée dans le récit de l’immigration d’une famille arménienne ayant dû fuir son pays dans les années mil neuf cent vingt.


    À la mémoire de Maryvonne Kendergie, musicologue enchanteresse

    Il y a cent ans le génocide des Arméniens était déclenché en Turquie (1915). Cet anniversaire a fait ressurgir à ma mémoire l’admirable récit de Henri Verneuil (de son vrai nom Achod Malakian) publié sous le titre de MAYRIG (maman en Arménien)1. La famille Malakian composée d’Achod, âgé de 5 ans, de ses parents et de deux sœurs de sa mère, Anna et Kayané, débarquait en 1924 à Marseille. Résidants de Rostodo, ils avaient échappé à la première vague de massacres et s’exilaient en France en compagnie de nombreux compatriotes.
    C’est la vie de sa famille que Verneuil décrit, cette dure implantation dans un pays, la France, qui à l’époque accueillait ses immigrants… sans comité d’accueil. Nous dédions ce livre à tous les immigrants; ils y trouveront dans un français admirable, poétisé par des racines culturelles et religieuses millénaires, et surtout et malgré tout une joie de vivre. La joie de vivre comme un état de grâce, un état de courage puisé jour après jour à la même source d’amour.

    «Je nous revois, cinq silhouettes frêles sur le quai avec, comme bagages, un énorme ballot recouvert d’un tapis sans valeur… Ma mère (ayant souffert du mal de mer) retrouvait son teint rose. Mon père s’agitait beaucoup en quête d’une chambre à louer… Tante Anna murmura : Park ès Astvadtz. Elle rendait grâce à Dieu. Ma tante Kayané me donna les dernières galettes aux grains de sésame… Nous étions heureux. Moi, dans mes fantasmes puérils. Mes parents parce que, enfin, ils étaient sur le sol de ce pays où «le pouvoir d’achat» remplaçait le «pouvoir de vivre» des terres barbares que nous venions de quitter. … On nous conduisit dans un bureau tout gris pour les formalités de police. Un homme à la mine sévère examina nos passeports… Il avait dans sa main un très gros tampon qu’il tenait en suspens sur nos passeports… De ce tampon qui allait frapper dépendait notre «pouvoir de rester»…Et le tampon frappa… l’inscription apparut sur le passeport : un mot encadré d’un rectangle : APATRIDE.»

    Les Malakian ne parlaient pas français, on leur remit un petit bout de papier avec une adresse écrite. Les passants leur indiqueront par gestes le trajet à suivre pour atteindre leur «chambre à louer tout confort». Il s’agissait en fait d’une pièce au papier peint décollé par endroit, meublé d’un grand lit, d’un divan, d’une table et de trois chaises, d’un lavabo et d’un robinet. La «cuisine» sur le palier se composait d’un fourneau à deux feux!
    La fortune de la famille consistait en quelques pièces d’or recouvertes de tissu et servant de boutons à la robe de Mayrig.

    Une arrivée sans comité d’accueil pour une famille ayant connu la prospérité dans une Turquie où elle avait ses racines depuis plusieurs générations. Les Malakian avaient toutes les raisons de s’enfermer dans le découragement et dans l’aigreur à l’égard d’une ville, d’un pays, leur nouvelle patrie, les traitant comme des apatrides. Mais le miracle de ce livre, je pèse mes mots, c’est l’histoire d’amour d’une famille de quatre adultes essentiellement unis autour d’un petit garçon, leur fils, leur neveu, pour lui épargner la dureté de leur nouvelle vie et lui créer un climat de bonheur.

    «Il fallut une bonne partie de l’après-midi pour lessiver à fond le sol, lessiver les vitres, cirer les meubles et recoller les pans de papier peint… Une nappe en dentelle sur la table, nos draps tout blancs sur le lit, une couverture de couleurs vives sur le divan et le soleil traversant les vitres d’une transparence retrouvée répandaient sur la chambre une grâce souriante. Le propre a une odeur. Elle sentait bon notre maison.»

    Devenu adulte et ayant étudié dans les meilleurs établissements français Achod adoptera un nom bien français, celui de Henri Verneuil. Un nom qui deviendra célèbre. «Il était, écrit Samuel Blumenfeld dans le journal Le Monde lorsque Verneuil mourut en 2002, l’un des piliers du cinéma populaire français des années 1960 et 1970, l’un des symboles d’une industrie alors en pleine santé – L’Express le baptisa Midas en 1964 – qui tourna, avec les plus grandes stars françaises de l’époque, Fernandel, Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon des films qui comptaient leurs spectateurs par millions. (14 01 2002)».

    Invité par les producteurs d’Hollywood, il fut lié à des productions où apparaissaient des stars américaines, Anthony Quinn, Yul Brynner, Henry Fonda. «Verneuil, poursuit Blumenfeld, y gagna un grand succès public, le mépris de la critique et une authentique réputation de l’autre côté de l’Atlantique, où il était perçu comme l’un des rares metteurs en scène européens capable de rivaliser avec les réalisateurs hollywoodiens.»

    En France, c’est «Fernandel qui lui donne sa première chance en lui confiant la réalisation de La Table aux crevés (1951) et du Fruit défendu (1952)».

    Ce n’est toutefois pas ce succès que Verneuil décrit dans Mayrig; c’est le regard qu’un enfant porte jour après jour sur sa famille, sur celles qu’il appelle ses trois mères, sur la joie de vivre de son père, tous engagés dans de durs travaux, ceux qui, entre les deux guerres, s’offrent aux immigrants qui ne parlent pas français : travail en usine aux raffineries de sucre Saint-Louis pour le père, travaux de couture pour les trois femmes cousant à la main des chemises de luxe pour un tailleur qui d’ailleurs les traitera aussi humainement que possible malgré les délais urgents de chaque commande.

    Pendant des années, le jeune Achod sera le témoin de ces travaux menés depuis l’aurore jusqu’à la nuit avancée pour lui permettre de faire ses études dans les meilleures écoles françaises. Tôt le matin, Achod entend un tram s’arrêter. Il se lève et regarde par la fenêtre. «Un homme descendit lourdement en titubant… l’homme semblait cassé en deux par la souffrance. Il fit quelques pas vers un platane, colla son dos contre l’arbre, comme pour y puiser un peu de sa vigueur, et, lentement, il redressa sa colonne vertébrale. … La porte de notre chambre s’ouvrit. Et l’homme courbé… entra. C’était mon père. Il se tenait droit comme un I, avec des éclairs de tendresse dans les yeux, et ^pour masquer les ravages de la fatigue, il souriait. Il m’embrassa, et ce baiser qui piquait et sentait la sueur me révéla soudain… (ce qu’on lui avait caché) qu’il venait de troquer son travail de jour contre un horaire de nuit pour doubler son salaire.»

    «Dans la grande encyclopédie de l’amour… lorsque l’on aura évoqué les serments éternels pour des passions éphémères et les cœurs transpercés par des coups de foudre, lorsque, de l’amour, l’on aura chanté la sublime volupté de ses commencements charmants… que l’on aura tout dit des passionnettes de princes ou des amours enjuponnés des grands séducteurs de ce monde… qui racontera le calvaire de cet homme contre son arbre? L’humble histoire d’amour d’un homme au teint pâle, avec ses grosses rides sur son front, ses poches sous les yeux, et sa barbe de plusieurs jours, qui, de ses longues nuits d’esclavage à l’usine, venait de gagner pour son fils le salaire d’un lendemain meilleur.»
    C’est ce fils qu’on placera dans les meilleures écoles, qui apprendra et maîtrisera parfaitement le français et servira d’interprète lors des inévitables convocations des fonctionnaires de l’État si angoissantes pour des apatrides. Les vacances d’été, c’est à lui qu’on les procurera en compagnie d’une de ses mères. Lors d’une pleurésie qui le conduira au bord de la mort, c’est à elles d’abord qu’il devra sa guérison.
    Pendant dix jours elles se tinrent au chevet de l’enfant malade; les antibiotiques étant de découverte récente, le médecin le soignait à coup de cataplasmes de moutarde pour résorber le liquide du poumon et que préparaient les trois mères jour et nuit. Lorsqu’au bout de quinze jours, le médecin qui s’apprêtait à faire une ponction découvre à l’auscultation que le souffle pleurétique a disparu et que la convalescence vient de s’amorcer, «alors seulement, de leurs yeux rougis glissèrent les premières larmes, tandis que sur leurs masques pitoyables, elles essayaient d’installer un sourire que des hoquets convulsifs transformaient en rictus.»

    On a beaucoup glosé sur la madeleine de Proust, cette pâtisserie dont la saveur retrouvée à l’âge adulte fit remonter tout un pan de son enfance dans sa mémoire! Pour Verneuil c’est l’image de la souffrance de ses trois mères qui ressurgit dans sa mémoire bien longtemps après. «Le génie d’un artiste, en quête d’absolu et de beauté, avait, dans un bloc de marbre, ciselé la douleur d’une mère. C’était dans une basilique à Saint-Pierre-de-Rome. Il y avait un peu de cette Pietà sur les visages pathétiques autour du lit de mon enfance.»

    Vie de sacrifiés? Sacrifice d’une vie? Le récit est aussi truffé de moments heureux, de repas délicieux (Anna est une excellente cuisinière) et lorsque le père d’Achod pourra enfin quitter son dur emploi après une lente initiation à la couture des chemises de luxe, en compagnie de Mayrig et de ses sœurs, l’atmosphère du long et minutieux travail deviendra joyeuse, grâce à son «talent de pitre».

    Peu de jours de loisir mais de fréquentes visites d’autres Arméniens; la réconfortante hospitalité des apatrides ayant un destin commun.
    Achod eut de son côté à affronter ce qu’il faut bien appeler l’inhospitalité de ses camarades. Et de la plupart de ses professeurs. Verneuil raconte les vexations auxquelles il a été soumis tout au long de ses études. Il y était l’étranger. La conscience des durs travaux que s’imposaient ses parents pour le maintenir dans ces écoles de haut savoir (il obtiendra un diplôme d’ingénieur à l’École Nationale des Arts et Métiers d’Aix en Provence) l’amènera à leur dissimuler avec beaucoup de finesse et de doigté l’inimitié de ses camarades de classe. Pendant des années, il se fera dispenser des récréations pour n’être plus victime de leurs moqueries, nous dirions aujourd’hui de leur harcèlement. Son silence, une réponse pleine d’amour à l’amour inconditionnel de sa famille.

    Pour l’immigrant ignorant des lois fiscales de son nouveau pays, être soudainement convoqué par l’État est une épreuve terrible. L’entreprise de couture des Malakian, si modeste fût-elle, avait attiré l’œil des fonctionnaires des impôts. Verneuil consacre deux chapitres à la petite révolution que provoqua dans sa famille une lettre en provenance du Ministère des Finances, Direction Générale des Impôts. Seul Achod lisait couramment le français et il ne comprenait rien, on s’en doute, à cette langue fiscale : «justificatifs de ressources», «frais professionnels», «abattements», «plafonnement du quotient familial», etc. Dans le bureau où Mayrig et son fils se rendirent et où «tout semblait rongé par le temps», la communication avec les fonctionnaires se faisaient à travers la grille de trois petites ouvertures. Après deux heures d’attente, les Malakian pénétrèrent dans «la cage du lion-contrôleur».

    Devant les petits papiers de Mayrig faisant état des montants payés par leur employeur à l’une ou l’autre des couturières lors de la livraison des chemises, cet homme éclata : «Vous avez commis une infraction au code général Vous savez ce que vous risquez?... Troublée, Mayrig répondit en arménien (jusque-là elle avait répondu en français) en demandant à son fils de traduire : Nous sommes des vivants par hasard, monsieur, nous avons déjà rencontré la mort. Après ça, vous savez, plus rien ne fait peur.» Achod luttant contre ses larmes en feignant une quinte de toux, d’une voix déformée acheva la traduction.

    «Il y eut un long silence. L’homme avait écouté sous le masque insensible du collecteur d’impôts… Puis peu à peu l’éternelle puissance de l’humain se mit à percer lentement le mascaron terrifiant et impénétrable.» Redevenu humain, ce contrôleur résolut «le problème de notre trinité à salaire unique en transformant notre famille des cœurs en famille fiscale… Il fut pendant des années notre meilleur conseiller jusqu’à sa retraite dans sa Corse natale. Il avait prouvé, M. Ambrosiani, que ce n’est pas forcément une invention d’auteur complaisant quand il arrive à une histoire de se terminer bien.»

    L’un des traits de ce livre c’est que l’auteur ne cède jamais à la haine qu’auraient pu inspirer à lui-même ou à ses parents les gestes, les paroles ou les comportements de certains autochtones! Il les décrit tels qu’ils furent constatés ou subis, sans jugement autre qu’une bienveillante ironie… Ces «vivants par hasard qui ont déjà rencontré la mort» sont des êtres religieux dans le sens le plus profond du mot.

    Achod se heurtera à l’hostilité d’un prêtre dans une école catholique de Marseille, mais aussi à celle des élèves. «Qu’elle me parut lourde à porter la vieille Église de mes ancêtres» le jour où un prêtre refusa la communion à «ce chrétien baptisé à l’Église apostolique arménienne dont les racines remontaient à l’âge des apôtres. …. Cette carte d’identité de chrétien… semblait périmée ce jour-là du côté de l’abbé F. ‘’ où il restait juste assez de religion pour haïr mais pas assez pour aimer’’». Achod s’exclura lui-même des cours préparatoires à la communion lorsqu’on exigera d’un ton sans appel qu’il se fasse rebaptiser dans l’Église catholique. … «Je quittai ma place et me dirigeai vers la porte. En passant devant l’abbé je m’inclinai... Quand je relevai la tête, ce fut pour lui dire avant de sortir : ‘’Monsieur l’abbé, je m’incline devant votre soutane’’».
    «Beaucoup plus tard, je lus chez Bernanos : ‘’ Le prêtre médiocre est laid.’’ Il y en avait certes de très beaux. Je n’avais pas eu le bonheur de les croiser. Dans ces heures de clandestinité (il n’assiste plus au cours de l’abbé) et de détresse, je m’étais promis, un jour, de chercher dans des livres savants une explication à ce ‘’je crois en Dieu’’ en plusieurs versions.»

    «Ma mère vécut dans sa grande certitude d’un Jésus de Nazareth unique pour tous, qu’elle a honoré à travers sa petite Église apostolique, puisque les hommes avaient raté la grande Église universelle, chacun persuadé de l’universalité de la sienne.»

    «Je revois le visage épanoui de ma mère dans ses grandes espérances, lorsque le Pape Paul VI, ouvrant ses bras au Patriarche suprême Vaskén Ier, lui remit les reliques de l’apôtre Barthélémy, fondateur de l’Église arménienne, reconnaissant ainsi avec grâce qu’elle était apostolique. Mais il y a encore sur ce grand chemin de la réconciliation plein d’abbés F. inspirés d’un zèle aveugle jusqu’au sacrifice… des autres.»
    ***
    Dans une anthologie de la poésie arménienne retrouvée après la mort de sa mère «avec ses feuillets cornés qui signalaient les poèmes qu’elle préférait, le livre s’ouvrit sur quelques vers soulignés en rouge sang» :
    Nous étions en paix comme nos montagnes
    Vous êtes venus comme des vents fous
    Nous avons fait front comme nos montagnes
    Vous avez hurlé comme les vents fous
    Éternels nous sommes comme nos montagnes
    Et vous passerez comme des vents fous

    Achod devenu Henri Verneuil sera-t-il fidèle à la foi de son enfance incarnée par Mayrig ?
    «Dans cette nuit de fin de vie… ma vaillante Mayrig des années difficiles ne lutte plus. Sereine, elle attend ce moment où il lui faudra quitter son corps pour un Au-delà de ses certitudes et je resterai avec mes doutes, mes ‘’rien après la mort’’, ma dalle de marbre glacé et mon néant au goût de cendre …» Mais un cœur qui n’a rien oublié2.
    Notes
    1 Henri Verneuil, Mayrig, récit, Éditions Robert Laffont, S.A. Paris 1985, 288 pages. Réédition fortement suggérée!
    2 Présentation du livre (page couverture deux) : Mayrig : une sublime histoire d’amour avec des mots qui jaillissent spontanément d’un cœur qui n’a rien oublié.

    Date de création : 2015-10-15 | Date de modification : 2015-10-15
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    L'auteur

    Hélène Laberge
    Extrait
    Pour l’immigrant ignorant des lois fiscales de son nouveau pays, être soudainement convoqué par l’État est une épreuve terrible. L’entreprise de couture des Malakian, si modeste fût-elle, avait attiré l’œil des fonctionnaires des impôts. Verneuil consacre deux chapitres à la petite révolution que provoqua dans sa famille une lettre en provenance du Ministère des Finances, Direction Générale des Impôts. Seul Achod lisait couramment le français et il ne comprenait rien, on s’en doute, à cette langue fiscale : «justificatifs de ressources», «frais professionnels», «abattements», «plafonnement du quotient familial», etc. Dans le bureau où Mayrig et son fils se rendirent et où «tout semblait rongé par le temps», la communication avec les fonctionnaires se faisaient à travers la grille de trois petites ouvertures. Après deux heures d’attente, les Malakian pénétrèrent dans «la cage du lion-contrôleur».

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