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Bruno Giordano

1548-17 / 02 / 1600
Giordano Bruno est célèbre pour sa théorie sur les pluralité des mondes. Nous n'allons pas en conclure qu'il appartenait à la même famille d'esprit que ceux qui dissertent aujourd'hui sur la pluralité des mondes habités. Il n'était ni astronome ni mathématicien, mais philosophe et poète. C'est la tradition hermétique, à laquelle il était rattaché, qui l'a incité à repousser les limites de l'univers jusqu'à l'infini... et à se séparer de l'Église, dont il encourut l'anathème.

Insoumis, il refusa d'abjurer ses idées, comme le lui ordonnait le Saint-Office. Il fut en conséquence condamné à mort par le pape Clément VIII et brûlé le 17 février 1600.

Giordano Bruno a-t-il vraiment été brûlé, comme tant de sources l'indiquent. Le doute est permis:

«Or, il est semble très probable que ce soit une mystification montée à partir d'UN SEUL document forgé par un imposteur qui serait un dénommé Gaspard Schopp (*) ou quelqu'un qui se serait fait passer pour lui. Personne d'autre à l'époque n'aurait parlé de cette exécution qui aurait d& ucirc; faire un bruit énorme car Bruno était bien connu de tous les lettrés. Il est assez étonnant qu'entre l'an 1600 et l'an 1701, apparemment personne n'ai rapporté cette exécution qui aurait dû faire beaucoup de bruit.
(*) M. Nisard applique à Schopp le nom de gladiateur de la République des lettres. Bayle et tous ses biographes nous apprennent que cet auteur, latiniste de mérite, se mêle à toutes les luttes religieuses de son siècle, tantôt dans un camp, tantôt dans un autre. D’abord luthérien, puis zélé catholique, et enfin ennemi furieux des religieux et du clergé, il porta partout la même passion, le même fanatisme, la m& ecirc;me soif de sang et d’outrages. Du temps qu’il écrivait pour l’orthodoxie, il voulait l’extermination des hérétiques ; plus tard, il n’y eut pas de calomnies infâmes et idiotes qu’il n’inventât contre le plus militant des ordres religieux. Scaliger et le roi d’Angleterre Jacques Ier furent également l’objet de ses outrages. On dit que ce dernier fit bâtonner son insulteur. Il paraît que, dans ses dernières années, cet ennemi de tout le monde n’osait plus sortir de chez lui de peur d’être assommé.»
Voir La légende tragique de Giordano Bruno, par Theophile Desduits

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