• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition


    La lettre de L'Agora
    Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
    Si l’Encyclopédie de l’Agora demeure progressiste, c’est dans un nouveau sens du mot progrès, fondé sur la science réparatrice et sur le principe de précaution.
    Média social:
    Facebook:


    Flux RSS:

    Impression du texte

    Tarantino Quentin

    Introduction à l’œuvre de l’auteur

     

                Pulp Fiction, Reservoir Dogs ou encore, Kill Bill, appellent de prime abord un verdict implacable : Quentin Tarantino est un apôtre pitoyable de la trivialité, de la violence et par-dessus tout, de la gratuité. Que signifient donc ces films qui rivalisent de bêtise, de barbarie et d’obscénité ? « Rien » semble être la réponse la plus appropriée. Le bon sens, néanmoins, peut s’éloigner sans le savoir des sentiers rectilignes de la Raison. Il devient parfois le vecteur privilégié du contresens. Le non-sens, que chacun s’en persuade, n’est pas l’absence de sens. Il ne désigne pas nécessairement un vide condamnable par essence. Certes, il lui arrive de confiner au Nihilisme. Les bailleurs de fonds du Cinéma exclusivement commercial ne le nieront pas. Ces exploiteurs de l’indignité ordinaire emplissent en effet leurs caisses en faisant commerce de la béance intellectuelle. La vacuité, cependant, peut déborder d’implications déterminantes. L’œuvre controversée de Quentin Tarantino en administre la preuve éclatante. Sous le masque disgracieux du clown trash, le réalisateur Américain porte ainsi la parole de penseurs de premier plan. Il n’est pas de ces metteurs en scène de peu d’envergure qui filment pour ne rien dire. Il est en vérité le prophète, le vulgarisateur dévoué de Martin Heidegger et de tous ceux qui, dans le sillage des théoriciens Existentialistes, ont fait vœu d’envoyer ce message cinglant à la face de l’Humanité : la Vie est fondamentalement absurde.

     

    Lire la suite de l'article...

    Biographie

    Débuts

     

                Né d’une mère infirmière et d’un père qui s’adonnait, en amateur, à la Musique et à la Comédie, Quentin Tarantino fréquente les salles de Cinéma dès son plus jeune âge. Il affectionne tout particulièrement les films de Kung-Fu et ceux de la Blacksploitation, courant identitaire qui ambitionnait de glorifier la culture Afro-Américaine. Des innombrables projections auxquelles il assiste et de sa passion pour les séries télévisées, il retire une connaissance aussi vaste que précoce du monde de l’Image. A quinze ans, le jeune cinéphile abandonne ses études et intègre la James Best Theatre Company. L’expérience est pour lui d’une importance décisive. Au sein de cette troupe, il prend en effet l’habitude de réécrire des scènes de ses films favoris et de les jouer avec ses camarades. Il comprend, pour la première fois de son existence, qu’il dispose des qualités requises pour exercer la profession de scénariste. En attendant que ses rêves deviennent réalité, Tarantino exerce de petits métiers. A vingt-deux ans, il est engagé par Video Archives, haut lieu de la location de films en Californie. Il y fait la connaissance de Roger Avary. De cette rencontre naît une solide amitié. Elle constitue le point de départ d’une fructueuse collaboration artistique. A la fin des années 1980, Avary soumet ainsi à son compère un projet de script intitulé The Open Road. Tarantino s’en empare avec enthousiasme et le retravaille en profondeur. Il en tire deux scenarii : Tueurs nés (Natural Born Killers) et True Romance. Ces œuvres sont portées à l’écran par Oliver Stone et Tony Scott. Leur auteur, déçu de n’avoir pu les mettre en scène, reprend sa plume et compose un nouveau texte. Reservoir Dogs, huis-clos sanglant sur l’absurdité de la Vie, sort de son imaginaire. Cette fois, Tarantino réalise lui-même le long-métrage…

     

     

    Particularités

     

                Cinéphile de tout premier plan, Quentin Tarantino admire des réalisateurs aussi divers que Martin Scorsese, Ernst Lubitsch ou Jean-Pierre Melville. Ses films préférés sont Rio Bravo de Howard Hawks, Le Bon, la brute et le truand (Il buono, il brutto, il cattivo) de Sergio Leone, Blow Out de Brian de Palma et Les Douze salopards (The Dirty Dozen) de Robert Aldrich. Grand amateur de ce genre souvent méprisé qu’est l’Horreur, il apprécie également The Thing et Massacre à la tronçonneuse. La société de production qu’il a créée, au début des années 1990, symbolise à merveille sa parfaite connaissance des choses de l’Ecran. L’entreprise a ainsi pour nom A Band Apart, clin d’œil à la fois malicieux et respectueux à une œuvre de Jean-Luc Godard : Bande à part.

                Pour monter son premier film, Quentin Tarantino, alors inconnu et désargenté, a pu compter sur le soutien déterminant de Harvey Keitel. Le comédien Américain a en effet accepté de tourner gracieusement Reservoir Dogs et d’en être le coproducteur.

                Précisons que l’auteur de Jackie Brown, Inglorious Basterds et Kill Bill se distingue par sa polyvalence. Non content d’être un scénariste et un cinéaste de renommée mondiale, il lui arrive de revêtir le costume de comédien. Il a notamment fait des apparitions désopilantes dans les deux longs-métrages inauguraux de sa brillante carrière.

                Réalisateur occasionnel de séries télévisées, Tarantino a conçu un épisode d’Urgences (Emergency Room) et des Experts. Il a été Président du Festival de Cannes en 2004. Il a mis fin à la traversée du désert de John Travolta en lui confiant l’un des rôles principaux de son mémorable Pulp Fiction. Il a également tiré de l’oubli des comédiens tels que robert Forster, Daryl Hannah et Pam Grier.

    Oeuvres

    Consulter la Filmographie de Quentin Tarantino

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading

    Référence


    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.