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Helmholtz Hermann von

31 / 08 / 1821-1894
Il a été de 1843 à 1848 médecin militaire à Potsdam, puis s’est voué à l’enseignement et a successivement occupé les chaires de physiologie des universités de Koenigsberg (1849), de Bonn (1855), de Heidelberg (1858) et celle de physique de l’université de Berlin (1871). L’Académie des sciences de cette dernière ville lui a ouvert ses portes dès 1857; la Société royale de Londres lui a décerné en 1873 la médaille Copley et l’Académie des sciences de Paris, qui l’avait élu correspondant en 1870, lui a attribué en 1892 la place d’associé étranger devenue vacante par le décès de dom Pedro. L’empereur d’Allemagne l’a anobli en 1885.

Savant aux connaissances vastes et aux conceptions géniales, Hermann von Helmholtz s’est fait une réputation universelle par ses admirables travaux de physiologie et de physique, principalement par ses recherches sur les impressions des sens. Il a débuté par quelques essais sur le système nerveux et par un mémoire, Ueber die Erhaltung der Kraft (Berlin, 1847, in-8), traduit en français par Pérard, sous le titre: Mémoire sur la conservation de la force (Paris, 1869, in-8), dans lequel il montre que tous les agents naturels obéissent aux lois fondamentales de la mécanique. Il a ensuite inventé, pour l’observation de la rétine chez l’homme vivant, un ophtalmoscope décrit dans sa brochure: Beschreibung eines Augenspiegels (Berlin, 1851, in-8). Cinq ans après a paru son Handbuch der physiologischen Optik (Leipzig, 1856; 2e éd., Hambourg, 1886-1889; traduction française par Em. Javal et Th. Klein; Paris, 1867, in-8), œuvre d’un philosophe autant que d’un savant, où, notamment, il expose et développe avec une remarquable clarté les théories de la sensation des couleurs et des impressions subjectives. L’acoustique a été de sa part l’objet d’études analogues et il a donné, du timbre, de la formation des gammes et de celle des accords, des théories absolument neuves dans son autre grand ouvrage: Die Lehre von den Tonempfindungen (Brunswick, 1862, in-8; 4e éd., 1877), traduit en français par G. Guéroult et Wolf sous le titre: Théorie physiologique de la musique fondée sur l’étude des sensations auditives (Paris, 1868-1874, in-8) et par P. Blaserna à la suite du livre Le Son et la Musique (Paris, 1877, in-8). La physique proprement dite lui doit également d’importants travaux, qui ont plus spécialement porté sur les théories de l’électrodynamique, de la double réfraction, de la dispersion anomale, de la chaleur mécanique et de l’électrochimie. Outre les ouvrages cités, il a publié un grand nombre de mémoires originaux et de notes, insérés pour la plupart dans les Archiv de Muller, dans les Annalen de Poggendorff, dans le Journal de Crelle, etc. Un recueil en a été donné sous le titre: Wissenschaftliche Abhandlungen (Leipzig, 1881-1883, 2 vol., in-8) et un autre de ses conférences et discours sous le titres: Populaere Vortraege und Reden (Brunswick, 1865, in-8; 3e éd., 1884, 2 vol., in-8; traduction anglaise, Londres, 1873 et 1881, in-8). Enfin, on a encore de lui, édités en français: L’Optique et la Peinture, à la suite de: Principes scientifiques des beaux-arts de E. Brücke (Paris, 1878, in-8), et Le Mécanisme des osselets de l’oreille et de la membrane du tympan, traduit par Rattel (Paris, 1886, in-8).

Léon Sagnet, article «Helmholtz» de La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpression non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, H. Lamirault, [191-?]. Tome dix-neuvième (Gonsalve-Héron), p. 1041.

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Helmholtz et Kant

Th. Schoell