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    Chat

    André Malraux à son domicile s'exprime sur l'historique des chats domestiques en Egypte, sur le mythe du chat qui fait perdre des batailles et sur son amour pour cet animal.


    Chat du marché de Khan Kalili, Égypte. Photo: Otto Kohler.

    Définition

    Voici le chat, décrit par Buffon, ce chat que l'on jugeait sévèrement au XVIIIe siècle parce qu'alors, la principale qualité recherchée chez les animaux domestiques était la soumission à l'homme. «[...] quoique ces animaux, surtout quand ils sont jeunes, aient de la gentillesse, ils ont en même temps une malice innée, un caractère faux, un naturel pervers que l'âge augmente encore et que l'éducation ne fait que masquer. [...] Ils prennent aisément des habitudes de société, mais jamais des moeurs: ils n'ont que l'apparence de l'attachement; on le voit à leurs mouvements obliques, à leurs yeux équivoques; ils ne regardent jamais en face la personne aimée; soit défiance ou fausseté, ils prennent des détours pour en approcher, pour chercher des caresses auxquelles ils ne sont sensibles que pour le plaisir qu'elles leur font. Bien différent de cet animal fidèle, dont tous les sentiments se rapportent à la personne de son maître, le chat paraît ne sentir que pour soi, n'aimer que sous condition, ne se prêter au commerce que pour en abuser; et, par cette convenance de naturel, il est moins incompatible avec l'homme qu'avec le chien, dans lequel tout est sincère...».

    Jusqu'au XVIIIe siècle, le chat avait d'abord été l'ennemi des rats. C'est pour cette raison par exemple que Colbert l'avait rendu obligatoire sur les bateaux. Il faut se souvenir que les raticides chimiques n'existent que depuis peu.

    C'est à partir du moment, note Robert Delort , où le chat cessa d'être opérationnel qu'il put enfin jouir de l'affection des hommes.

    Essentiel

    « Eh bien! oui, je l’avoue, j’ai toujours eu pour eux un grand faible. – Mais d’où cela vient-il? C’est qu’en mille choses, je sens en eux des personnes. Leurs défauts mêmes, car ils savent bien ma faiblesse, et parfois en abusent, ajoutent à l’illusion. Ils me résistent ou me viennent librement; ils s’offensent d’une injure, ne se courbent pas servilement sous la main qui les frappe sans raison, par caprice. Cela est fier, et cela me plaît. Leurs caresses sont plus rares que chez le chien, toujours prêt à lécher la main d’un maître qui n’y fait plus guère attention. Cette réserve leur sert, car c’est sagesse de savoir être soi et se garder, de donner ou de refuser à ses heures. » (Madame Jules Michelet, « Mes chats » (première partie), Revue de Paris, 15 octobre 1903)

    Documentation

    Eliot, T. S. Old Possum's Book of Practical Cats. Faber, 2001.

    Teckel ou thérapie?, par Tatiana de Rosnay (Psychologies Magazine, février 1999)

    Les chats dans les littératures de l'imaginaire, par Nathalie Labrousse (nooSFere, Juin 2000)

    Cats and Wildlife. A Conservation Dilemma, par John S. Coleman, Stanley A. Temple et Scott R. Craven; voir aussi Cats Indoors! The American Bird Conservancy's Campaign for Safer Birds and Cats (National Audubon Society)

    Le chat, animal fourbe selon La Fontaine

    L'AIGLE, LA LAIE, ET LA CHATTE

    L'Aigle avait ses petits au haut d'un arbre creux,
    La Laie au pied, la Chatte entre les deux ;
    Et sans s'incommoder, moyennant ce partage,
    Mères et nourrissons faisaient leur tripotage.
    La Chatte détruisit par sa fourbe l'accord.
    Elle grimpa chez l'Aigle, et lui dit : Notre mort
    (Au moins de nos enfants, car c'est tout un aux mères)
    Ne tardera possible guères.
    Voyez-vous à nos pieds fouir incessament
    Cette maudite Laie, et creuser une mine ?
    C'est pour déraciner le chêne assurément,
    Et de nos nourrissons attirer la ruine.
    L'arbre tombant, ils seront dévorés :
    Qu'ils s'en tiennent pour assurés.
    S'il m'en restait un seul, j'adoucirais ma plainte.
    Au partir de ce lieu, qu'elle remplit de crainte,
    La perfide descend tout droit
    A l'endroit
    Où la Laie était en gésine.
    Ma bonne amie et ma voisine,
    Lui dit-elle tout bas, je vous donne un avis.
    L'aigle, si vous sortez, fondra sur vos petits :
    Obligez-moi de n'en rien dire :
    Son courroux tomberait sur moi.
    Dans cette autre famille ayant semé l'effroi,
    La Chatte en son trou se retire.
    L'Aigle n'ose sortir, ni pourvoir aux besoins
    De ses petits ; la Laie encore moins :
    Sottes de ne pas voir que le plus grand des soins,
    Ce doit être celui d'éviter la famine.
    A demeurer chez soi l'une et l'autre s'obstine
    Pour secourir les siens dedans l'occasion :
    L'Oiseau Royal, en cas de mine,
    La Laie, en cas d'irruption.
    La faim détruisit tout : il ne resta personne
    De la gent Marcassine et de la gent Aiglonne,
    Qui n'allât de vie à trépas :
    Grand renfort pour Messieurs les Chats.

    Que ne sait point ourdir une langue traîtresse
    Par sa pernicieuse adresse ?
    Des malheurs qui sont sortis
    De la boîte de Pandore,
    Celui qu'à meilleur droit tout l'Univers abhorre,
    C'est la fourbe, à mon avis.
    Jean de la Fontaine (1621-1695)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2013-04-14
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