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    Dossier: Médina

    La Médina de Marrakech

    Centre du patrimoine mondial de l'Unesco
    Porte décorée: plâtre et bois sculptés
    Copyright: Unesco
    La Médina de Marrakech a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial lors de la 9e session du Comité, en décembre 1985.

    Ses monuments révèlent toute l'histoire du pays. Les dynasties qui s'y sont succédé ont en effet chacune contribué à l'enrichissement culturel et artistique de la vieille ville. La médina comporte des belles demeures anciennes, des marchés animés, des mosquées et des monuments richement ornés; l'artisanat traditionnel est toujours vivant et très développé.
    Marrakech connût successivement les règnes des dynasties almoravide (1062-1147), almohade (1147-1269), mérinide (1269-milieu XVe siècle), saâdienne (1510-1659), et alaouite (de 1666 à nos jours).

    La vieille ville de Marrakech fut fondée en 1062 par Youssef ben Tachfin, souverain de la dynastie des Almoravides. Ceux-ci, nomades conquérants, firent de Marrakech leur capitale. Ils construisirent les remparts de la ville ainsi que sept portes: la porte la moins retouchée par les dynasties suivantes est celle de Bab Aylan. Les Almoravides créérent aussi une palmeraie de 13 000 hectares (à peu près 150 000 palmiers). Une mosquée a été construite sous Ali ben Youssef avec un bassin et une coupole (découverts en 1955 lors de fouilles archéologiques) qui constituent les dépendances de la mosquée; celle-ci porte d'ailleurs le nom de son fondateur.
    Les Almohades conduits par Abd el Mou'men renversèrent les Almoravides et n'épargnèrent pas les monuments de la vieille ville. Sous cette dynastie, Marrakech connût une prospérité inégalée. Les Almohades construisirent la mosquée de la Koutoubia, l'une des plus prestigieuses de l'occident musulman. Elle est faite de pierres et de briques et comprend un grand oratoire, un minaret haut de 77 mètres, devenu le symbole de la cité. Les successeurs d'Abd el Mou'men, Abou Yacoub Youssef et Yacoub el Mansour furent les véritables rénovateurs de la capitale. Ils créèrent de nouveaux quartiers, élargirent l'enceinte urbaine, fortifièrent la casbah qui s'étendait vers le sud par une enceinte de remparts et deux portes. Les souverains assuraient leur emprise sur l'environnement par des plantations (la Ménara à l'ouest) et par des ouvrages d'art dont les plus célèbres sont le pont du Tensift et le réseau des kettara (canaux) de la palmeraie. Le pont du Tensift a été construit sous Abou Yacoub Youssef (1163-1184). C'est une véritable oeuvre d'art. Sa partie centrale compte 27 arches et il a contribué à l'accroissement des échanges commerciaux entre le nord du Maroc et la région de Marrakech. Il est encore utilisé de nos jours. La ville fut ensuite conquise par les Mérinides en 1269 qui construisirent notamment la mosquée et le minaret Ben Salih.

    La renaissance de la capitale s'amorça sous la période saâdienne; elle se traduisit par une nouvelle floraison artistique. En 1557, le prince Mohammed ech Cheikh fut inhumé dans l'un des tombeaux qui devinrent nécropole royale. De nombreuses fontaines (Mouassine, Chrob ou Chouf, Bab Doukkala) ont par ailleurs été construites avec des décors de gypseries et de bois ouvragé. La madrassa ben Youssef, fondée au milieu du XIVe siècle a été entièrement reconstruite en 1564-1565: le plafond a été soigneusement peint, les linteaux de bois finement travaillés. La vieille ville de Marrakech s'est enrichie de nouvelles constructions sous la dynastie alaouite. La casbah a été restaurée et agrandie de nouveaux palais, de nouvelles mosquées et de madrassas, de pavillons et de grands jardins sous le règne de Sidi Mohammed ben Abdallah (1750-1790). La mosquée ben Youssef a bénéficié de travaux de restauration, le plan en a été légèrement modifié, le décor des plafonds refait selon la tradition locale et le minaret construit en pierre. Le jardin de l'Agdal fut également créé: c'est un immense enclos de 3 km sur 1,5 km rempli d'arbres fruitiers et de deux bassins. La Menara est un ensemble de jardins avec un bassin de l'époque almohade mais aménagé sous les Alaouites. Le palais de la Bahia fut érigé à la fin du XIXe siècle. Il s'étend sur huit hectares et est composé d'une succession d'appartements entourant des patios garni d'arbres et de fleurs.

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    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Centre du patrimoine mondial de l'Unesco
    Mots-clés
    ville, patrimoine, islam, Maroc, Afrique du Nord
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