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    L'Encyclopédie sur la mort



    Artémis

    Faisant partie des douze Olympiens, Artémis est une des grandes divinités grecques, qui sera identifiée plus tard avec Diane des Romains. Née à Délos, l'Artémis hellénique, fille de Zeus et de Lètô, sœur jumelle d'Apollon, est une déesse lunaire. À sa demandé, Zeus lui accorda une virginité éternelle. Elle se plaisait dans les champs, dans les bois et près des sources. Il n'est dans tout l'univers que trois déesses capables de désarmer la puissance magique d'Aphrodite et de résister aux charmes de sa douceur et de sa séduction. Ce sont Hestia, Ayhéna et Artémis. Fuyant le lien du mariage et la stabilité du foyer conjugal, Artémis, déesse de la chasse, poursuivait les bêtes fauves. Farouche et vindicative, les anciens lui attribuaient certaines morts comme celles des femmes en couches ou des morts subites. C'est surtout l'Artémis de Tauride qui eut la renommée d'être sanguinaire. Par contre, celle d'Ephèse fut la déesse des femmes, surtout des vierges et protectrice des Amazones qui étaient, comme elle, chasseresses et indépendantes du joug des hommes. Sous le nom de Hymnia, elle présidait au chant, escortée par les Muses, les Charites ou les Nymphes.

    Le dieu-fleuve Alphée étant épris d'Artémis, celle-ci s'enfuit à Létrinoi en Elide où elle enduisit son visage ainsi que celui de toutes ses nymphes d'une boue blanchâtre, de telle sorte qu'elle ne put plus être reconnue parmi ses compagnes. Elle obligea Agamemnon, coupable de s'être vanté de la surpasser au tir à l'arc, de sacrifier Iphigénie*, qu'elle sauva à la dernière extrémité. Hippolyte, fils de Thésée, semble avoir fait exception à l'austère indépendance féminine accordée par le mythe à Artémis, car il a vécu d'abord dans une familiarité très affectueuse avec la déesse avant d'avoir été contraint de renoncer à sa présence au nom du principe de l'ascèse*(Euripide, Hippolyte). Consulter dans cette Encyclopédie le document associé: «Artémis et Hippolyte» (Texte de Jean-Pierre Vernant).

    Le temple d'Artémis à Éphèse, ou Artémision, fut construit dans l'ancienne ville d'Éphèse aujourd'hui Selçuk en Turquie, entre 560 et 540 avant Jésus Christ, par les architectes Théodore de Samos, Ctésiphon et Metagenès. D'une longueur de 138 m. et d'une largeur de 71,5 m., il était entouré de 127 colonnes en marbre de 19,5 m de haut. Ce premier temple brûla en juillet 356 avant J.-C, la nuit même, selon la légende, où naquit Alexandre le Grand. Il fut incendié par Erostrate, un citoyen d'Éphèse, pour des raisons plus ou moins obscures. Alexandre le Grand chargea alors l'architecte Dinocratès de le reconstruire, Ce nouvel édifice fut détruit en 263 après J.C. par les Goths. Des éléments ont été réutilisés pour l'église St-Jean à Éphèse et Sainte-Sophie à Istanbul. Les restes sont exposés au British Museum à Londres.

    S’étant retiré près du temple d’Artémis, Héraclite* (576 à 480 avant J.-C), philosophe, jouait aux osselets avec les enfants, selon la légende inspirée sans doute par le fragment DK 52: «Le temps est un enfant jouant, déplaçant les dés, la royauté de l'enfant» (une sorte de jeu de dames). C'est pour rendre hommage à Artémis, déesse, proche des humains, qu'Héraclite a déposé dans l'Artémision son manuscrit intitulé «De la nature» dont une centaine de fragments a survécu grâce aux citations que Platon*, Aristote*, Plutarque*, Marc-Aurèle*, Hippolyte de Rome, Clément d’Alexandrie et plusieurs autres en ont faites dans leurs écrits.

    Diane est la déesse italique et romaine identifiée à Artémis dès le VIe siècle avant notre ère, par l'intermédiaire des colonies grecques d'Italie méridionale, et en particulier de Cumes. Ses deux sanctuaires les plus anciens sont celui de Capoue, où elle portait le nom de Diana Tifatina, et celui d'Aricie (sur les bords du Lac de Némi, près de Rome), où elle était appelée Diana Nemorensis, la Diane des Bois. On racontait que la Diane de Némi était l'Artémis de Tauride, apportée en Italie par Oreste. Ce qui expliquait la sauvagerie de ses rites, car on sait que la Déesse de Tauride aimait les sacrifices* humains.

    Selon la légende, Artémis avait recueilli Hippolyte, le fils de Thésée, après sa mort, causée par ses chevaux et suivie de sa résurrection grâce au médecin Asclépios*. Artémis, devenue Diane, l'avait emmené en Italie et caché, sous un autre nom, dans son sanctuaire d'Aricie, où elle en avait fait son desservant. Hippolyte s'appelait «Virbius» (Celui qui a vécu deux fois). À Capoue, existait la légende d'une biche consacrée à Diane, animal d'une longévité merveilleuse, et dont le sort était lié à la conservation de la ville.

    Le bâtiment romain, situé dans les Jardins de la Fontaine à Nîmes, appelé «le Temple de Diane», creusé en partie dans le flanc du mont Cavalier, date de l'époque d'Auguste. La façade a sans doute été réaménagée au cours du II° siècle. Ce qui a pu être sauvé des ruines est une salle voûtée et deux cages d'escalier. On ne dispose, cependant, d'aucune donnée archéologique ou historique pour affirmer qu'il s'agit de vestiges d'un temple dédié à la déesse Diane.

    L'intérêt d'Artémis en lien avec le thème de la mort est multiple: les sacrifices humains, la chasse, la proximité d'Héraclite du temple d'Artémis à Ephèse, la diversité des figurations d'Artémis, chasseresse et protectrice des animaux*. Vie et mort *sont deux contraires inséparables, étroitement associées l'une à l'autre, autant dans les existences individuelles que dans l'histoire des collectivités et des civilisations.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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