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    L'Encyclopédie sur la mort


    Ras Shamra en Syrie

    Yves Calvet

    La découverte du site de Ras Shamra sur la côte syrienne, à environ 10 km au nord de Lattaquié, est due au hasard. En 1929, à la suite de la découverte fortuite d’une tombe située en bord de mer, des fouilles furent entreprises, à l’initiative de René Dussaud, par Claude F.-A. Schaeffer dans la baie de Minet el-Beida. Ces fouilles livrèrent des installations du Bronze récent (fin 13e-début 12e s. av. J.-C.).
    «Très vite, il apparut aux fouilleurs que ce site portuaire devait dépendre d’un site plus important situé non loin à l’intérieur des terres. L’intérêt se porta alors sur un grand tell situé à 800 m de la mer et désigné alors comme la «colline du fenouil» (Ras ech-Chamra), selon G. Saadé (Ougarit, 1979, p. 36). Ce nom a été transcrit sous la forme de Ras Shamra dans le premier rapport archéologique, et le toponyme est aujourd’hui celui qui sert à désigner le site, tant dans la littérature archéologique que dans la toponymie locale.

    La première campagne de fouille révéla alors immédiatement l’intérêt exceptionnel du site en livrant une série de textes inscrits en caractères cunéiformes sur des tablettes d’argile dans une langue jusque-là inconnue. Les années qui suivirent ont permis d’une part l’extension du chantier et la découverte d’une ville, que l’on a dès lors identifiée comme l’ancienne Ougarit, capitale d’un royaume du même nom, au Bronze récent. Cette ville comprend, bien sûr, des habitations, mais aussi des palais, des temples, tout un réseau de rues, etc. D’autre part ces fouilles ont fait progresser nos connaissances sur ce petit royaume, qui possédait sa propre langue, l’ougaritique (groupe des langues ouest-sémitiques).

    [...]

    Les nombreuses campagnes de fouilles archéologiques qui se sont succédé sur le tell ont mis au jour de nombreux objets, qui nous aident à mieux comprendre ce qu’était la vie des habitants de cette ville.

    Certains objets d’or ou d’ivoire peuvent être considérés comme des chefs-d’œuvres de l’art syrien. Le palais royal, la région des temples ainsi que certaines tombes, lorsqu’elles étaient intactes, ont livré un matériel riche et varié : céramiques importées et décorées, objets de pierre, de faïence, d’ivoire, de métal, etc.

    [...]

    Les poteries découvertes, bien qu’elles soient variées et qu’elles proviennent d’horizons différents, sont en majeure partie des productions locales. Il s’agit, en règle générale, d’une céramique commune sans décor, mais quelques exemplaires sont décorés d’une peinture brune, formant des décors géométriques ainsi que des motifs végétaux stylisés ou des animaux. De grandes quantités de céramique mycénienne et chypriote ont été retrouvées sur le tell. Certains de ces vases étaient importés pour leur contenu (petits vases fermés qui devaient contenir des produits précieux, parfums ou huiles)...

    [...]

    Les fragments osseux animaux trouvés dans les fouilles montrent que les habitants d’Ougarit se nourrissaient de mouton, de chèvre et de bœuf. Le chien et l’âne sont bien attestés comme auxiliaires domestiques. Les espèces sauvages sont beaucoup plus rares.


    Texte intégral: «Histoire des découvertes du royaume d'Ougarit»
    http://www.ras-shamra.ougarit.mom.fr/
    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30

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