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    L'Encyclopédie sur la mort


    Ballade des pendus (La)

    François Villon

    Poème lyrique de la fin du Moyen-Âge, connu aussi sous le nom de L'épitaphe Villon, La Ballade des pendus donne la parole à des suppliciés qui revendiquent la solidarité fondamentale qui les unit à tous les êtres humains et qui en appelle à la miséricorde des vivants. Un même refrain ferme chaque strophe: «Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!». Le message: Ne soyez pas de notre confrérie, mais ne vous moquez pas de nous, pauvres condamnés, charriés par le vent du malheur et de la honte*. On retrouve ce poème sous le titre Épitaphe dudit Villon dans Le grant testament Villon et/ou le petit. Son codicile. Le jargon et les ballades, Paris, Slatkine Reprints, 1967.





    Frères humains, qui après nous vivez,

    N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
    Car, si pitié de nous pauvres avez,
    Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
    Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
    Quant à la chair, que trop avons nourrie,
    Elle est piéça dévorée et pourrie,
    Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
    De notre mal personne ne s'en rie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !






    Se frères vous clamons, pas n'en devez
    Avoir dédain, quoique fûmes occis
    Par justice. Toutefois, vous savez
    Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
    Excusez-nous, puisque sommes transis,
    Envers le fils de la Vierge Marie,
    Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
    Nous préservant de l'infernale foudre.
    Nous sommes morts, âme ne nous harie,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    La pluie nous a débués et lavés,
    Et le soleil desséchés et noircis.
    Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
    Et arraché la barbe et les sourcils.
    Jamais nul temps nous ne sommes assis
    Puis çà, puis là, comme le vent varie,
    A son plaisir sans cesser nous charrie,
    Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
    Ne soyez donc de notre confrérie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
    Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
    A lui n'ayons que faire ne que soudre.
    Hommes, ici n'a point de moquerie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    François Villon (1462 ?)

    Image: www.ac-strasbourg.fr
    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30

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