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    Impression du texte

    Jeremy Bentham

    Philosophe britannique.
    Jeremy Bentham (1748-1832), fondateur de l’utilitarisme, s’est appuyé sur le principe du « plus grand bonheur du plus grand nombre » pour élaborer des codes de lois destinés à s’appliquer à tous les pays dont les institutions étaient en pleine évolution.
    S’il était juriste de formation, ses textes montrent qu’il tient bien sa place parmi les logiciens et les philosophes. Héritier d’Helvétius, de Hume et d’Adam Smith, il a formulé une doctrine politique dont les fondements empiristes s’allient à un remarquable effort de cohérence et systématicité.

    Oeuvres

    Le premier livre publié par J. Bentham, en 1776, fut une attaque contre le très célèbre Commentaries on the Laws of England, de Blackstone. Selon Bentham, ces commentaires avaient entre autres pour défaut de faire de l'ancienne "règle de loi" un fétiche, sans lien avec les problèmes contemporains et empêchant l'élaboration d'une législation plus appropriée à des circonstances changeantes.
    Bentham y énonce le principe suivant lequel toutes les lois doivent être évaluées suivant le "principe d'utilité" : une loi et bonne ou mauvaise selon qu'elle permet ou pas d'accroître le bonheur de la population.

    Voir, en ligne :
    A Fragment on Government: being an examination of what is delivered, on the subject of Government in General in the introduction of Sir William Blackstone's Commentaries (1776)



    Garanties contre l'abus de pouvoir et autres écrits sur la liberté politique

    Sommaire
    Émancipez vos colonies !
    Sur la liberté de la presse et de la discussion publique
    Garanties contre l'abus de pouvoir
    Liberté, droits et démocratie dans l'utilitarisme de Bentham, par Marie-Laure Leroy
    Bibliographie

    En réunissant Émancipez vos colonies, Sur la liberté de la presse et de la discussion publique et Garanties contre l’abus de pouvoir, nous avons souhaité inviter à une réflexion sur la référence à l’utilité dans le traitement des questions politiques. La théorie utilitariste du pouvoir élaborée par Bentham fait une large place à la promotion des libertés civiles. C’est seulement en instituant un système de gouvernement transparent, fondé sur le recours au tribunal de l’opinion publique et sur la liberté d’expression, que l’on peut créer les conditions d’un contrôle démocratique des institutions et des administrations. Droit et utilité se trouvent ainsi réconciliés dans un programme à la fois pragmatique et ambitieux, qui aboutit notamment à prôner l’indépendance des colonies.

    Marie-Laure Leroy est ancienne élève de l’Ecole normale supérieure et agrégée de philosophie. Elle prépare actuellement une thèse sur la protection des droits individuels dans l’utilitarisme de Bentham.

    Documentation

    John Stuart Mill, "L'utilitarisme" et John Stuart Mill, "Essai sur Bentham", deux essais rassemblés par les PUF (1998).
    "La sympathie, le seul motif désintéressé dont Bentham ait reconnu l'existence, n'offre pas à ses yeux de garanties pour l'action vertueuse (...). Il savait parfaitement que les affections personnelles peuvent amener à léser un tiers et doivent être tenues sous le même contrôle que tout autre sentiment. La philanthropie en général - considérée comme un motif influençant l'humanité en général - lui paraissait avec raison être, lorsqu'elle se trouve séparée du sentiment du devoir, le plus faible et le plus instable des sentiments. Il ne reste comme motif qui détermine l'espèce humaine et à l'aide duquel on puisse la diriger vers son bien que l'intérêt personel. En conséquence, Bentham se représente le monde comme peuplé d'un agrégat de personnes dont chacune poursuit son propre intérêt et son propre plaisir et où toute espérance que l'on puise former de les empêcher, jusqu'à un certain point, de se heurter sans cesse repose sur els espoirs et les craintes qui dérivent de trois sources : la loi, la religion et l'opinion publique. Il nomme les trois pouvoirs qui y correspondent des sanctions dans la mesure où ils commandent notre conduite : la sanction politique qui opère par les peines et les récompenses légales, la sanction religieuse qui opère par celles auxquelles on peut s'attendre de la part du Maître de l'Univers et la sanction populaire, qu'il appelle aussi de manière caractéristique sanctions morale, qui opère à travers les plaisirs et les peines qui nous viennent de la faveur ou de la défaveur d'autrui."
    (J.S. Mill, "Bentham", traduction et Catherine Audard et Patrick Thierry, Paris, PUF, 1998. Le livre de J.S. Mill, Remarks on Bentham's Philosophy, date de 1833.

    John Stuart Mill essaie d'évaluer la pertinence de ce que l'on pourrait appeler une doctrine de l'égoïsme. S'appuyant sur sa théorie hédoniste, Bentham pense que l'individu est confièrement mu par un intérêt égoïste et rationnel. Aussi J.S. Mill note-t-il que dans la doctrine de Bentham, "le coeur humain est dominé par l'intérêt au mépris des exigences sociales. Chacun considère que ses propres intérêts sont supérieurs à la somme de tous les intérêts des autres personnes". Le mobile fondamental de l'action humaine est donc le bien-être individuel, et la raison ne sert que d'outil pour parvenir à cette fin.
    Bentham pense même que la nature humaine peut être décrite sans que l'on ait recours aux relations sociales. Il critique comme fictive l'idée de relation, dans la droite ligne de David Hume, et y voit seulement "la somme de divers intérêts individuels". Bentham a une vision "atomistique" de la société, les considérations ne devant pas dépasser le "moi" ou "l'individu", sous peine de tomber dans la littérature.

    La philosophie morale de Bentham est guidée par ce qu'il appelle "le principe du plus grand bonheur" (the greatest happiness principle" ou encore "le principe d'utilité", terme emprunté à David Hume. Dans quelle mesure les choses ou les actions favorisent-elles le bonheur général ? On déduira des effets les plus positifs ce qui doit avoir une force morale contraignante. Or, le bonheur se mesure quant à lui au plaisir et à la peine qu'éprouvent les individus. Bentham écrit : "Par le principe d'utilité, on entend le principe qui permet d'approuver ou non les actions en fonction de la tendance qu'elles ont à augmenter ou à diminer le bonheur du groupe dont il est question ; ou bine, ce qui revient au même, de promouvoir ou de s'opposer à ce bonheur." Par conséquent, ce qui ne tend pas à maximiser le plus grand bonheur du plus grand nombre doit être moralement rejeté.

    "Que le bonheur constitue ou non la fin ultime de la moralité, il est essentiel, en tout cas, pour l'idée même de philosophie morale, que la moralité se réfère à quelque fin, qu'elle ne soit pas laissée sous la domination de sentiments vagues ou d'unen conviction intérieure inexplicable - qu'elle soit soumise à la raison et au calcul et non au seul sentiment. Cela seul peut permettre que des arguments soient formulés et qu'une discussion soit possible dans ce domaine. Que la moralité de nos actions dépende des conséquences qu'elles produisent est la doctrine commune aux personnes raisonnables de toutes les écoles. Que le bien ou le mal attaché à ces conséquences se mesure exclusivement à travers la peine ou le plaisir qu'elles procurent est le seul point de doctrine qui appartienne en propre à l'école utilitariste."
    (J.S. Mill, "L'utilitarisme", ibid.)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Angleterre
    Naissance
    1748, Londres
    Déces
    1832
    Raccourcis
    Vie et oeuvre en anglais
    Biographie, en français
    Ressources sur J. Bentham (en anglais)

    Référence


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