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    Impression du texte

    Dorothy Wordsworth

    Muse de son frère, dont elle fut l'amie proche et fidèle tout au long de sa vie adulte, Dorothy Wordsworth est l'auteur de journaux qui furent publiés à titre posthume. Consignant les événéments divers de sa vie quotidienne ou de ses voyges, ces textes révèlent un sens de l'observation, des talents descriptifs et une sensibilité remarquable.

    William Wordsworth (1770-1850) est un poète majeur de la période romntique. Il présenta son art poétique dans la préface des Ballades lyriques (2° édition, 1800), un recueil écrit en collaboration avec Samuel T. Coleridge. Il y prône l'évocation, dans un langage simple, épuré de toute diction poétique, d'"incidents et de sitautions tirées de la vie ordinaire", que l'art et l'imagination de l'auteur transfigurent pour leur conférer un caractère "visionnaire". Dans Le Prélude (1850) il insistera sur le rôle de la nature dans sa formation de poète.

    Oeuvres

    Récit de voyage écrit sous forme de journal par Dorothy Wordsworth, les Souvenirs d'un voyage en Ecosse, en l'an 1803, offrent une image vivante de ce pays au moment où il commençait à s'ouvrir aux étrangers - aux touristes anglais notamment. Découverte de nouveaux paysages, confrontation avec l'altérité, le périle de 1803 stimula également la créativité de William Wordsworth. Les poèmes qu'il composa alors se trouvent enchâssés dans le texte de Dorothy; il s'en détachèrent bientôt pour former le noyau du recueil publié par la suite : En mémoire d'un voyage en Ecosse, 1803. En réunissant les textes de Dorothy et de William Wordsworth, on a souhaité donner au lecteur la possibilité de confronter deux évocations, interdépendantes certes, mais possédant chacune sa tonalité.

    "A cette heure du soir où, en regardant fixement, nous pouvions discerner quelques pâles étoiles dans le ciel, nous vîmes, sur une éminence qui, quoique très proche de nous, limitait notre horizon, et faisait face aux lumineux nuages jaunes de l'occident, un groupe de figures qui nous fit sentir tout ce que nous perdions à ne point être peintres. Deux pâtres, un chien à leurs côtés, étaient assis sur la colline, surveillant un troupeau de vaches dispersées sur une grande prairie au bord de la rivière. Les contours, vus à travers une lumière déclinante, et se détachant sur l'occident lumineux, étaient extrêmement disctincts, un beau tableau dans la quiétude d'un dimanche soir, qui suscitait des pensées et des images de grâce et de simplicité presque patriarcales."
    (Dorothy Wordsworth, op.cit., pp.192-193)

    Documentation

    Postface au Voyage en Ecosse, par Florence Gaillet (extrait, "Une voix infléchie par l'esthétique du pittoresque", op.cit., pp;319-320)

    "Au tournant du XIX° siècle, tourisme et réflexion esthétique allaient souvent de pair, et une grande partie de la littérature de voyage était alors informée par les commentaires d'Edmund Burke ou de William Gilpein sur le sublime, le beau et le pittoresque.
    On songe ici au célèbre ouvrage de Burke paru en 1759, Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau, ainsi qu'aux écrits de Gilpin, notamment Observations Relative Chiefly to Picturesque Beauty, Made in the Year 1776, on Several Parts of Great-Britain, Particularly in the High-lands of Scotland (1789), et les Trois essais sur le beau pittoresque : sur les voyages pittoresques et l'art d'esquisser les paysages, suivi d'un poème sur la peinture de paysage (1792).
    Les distinctions entre ces catégories esthétiques faisaient l'objet de nombreux débats. Ainsi, en évoquant une conversation qu'avait eue Coleridge près des chutes de la Clyde, Dorothy révèle combien il importait à William et à celui-ci de trouver des critères pour différencier les adjectifs du vocabulaire esthétique, souvent considérés à tort comme interchangeables, et utilisés sans aucune rigueur.
    "Coleridge commença à parler au gentilhomme, qui fit remarquer que c'était "une cascade majestueuse". Coleridge fut ravi de l'exactitude de l'épithète, d'autant plus qu'il avait établi dans son propre esprit le sens précis des mots grandiose, majestueux, sublime, etc., et qu'il en avait longuement discuté la veille avec W. "Oui Monsieur, dit Coleridge, c'est effectivement une cascade majestueuse. - Sublime et belle, repartit son ami. Le pauvre Coleridge ne put répondre et, peu désireux de poursuivre la conversation, vint nous raconter l'histoire en riant de bon coeur."
    La notion de pittoresque est plus tardive que celle de sulbime ou de beau et se situe, pour ainsi dire, entre les deux. Ce fut William Gilpin qui l'introduisit, afin d'effacer la division trop nette, et à son sens arbitraire, qui avait été établie entre objets beau et objects sublimes. A cet égard, l'Ecosse, où beauté pastorale et sublimes montagnes se côtoient, ne pouvait manquer d'offrir d'infinis plaisirs aux fervents adeptes du pittoresque, et l'évocation qu'en avait faite Gilpin dans ses ouvrages vers la fin du XVIII° siècle avait très certainement contribué à l'aura esthétique dont devait jouir ce pays au début du siècle suivant.


    dossier réalisé par Marc Foglia, juin 2006
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Angleterre
    Naissance
    1771
    Déces
    1855
    Raccourcis
    Carte géographique de l'Ecosse
    Histoire de l'Ecosse
    Biographie de Dorothy Wordsworth (en anglais)

    Référence


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