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    L'Encyclopédie sur la mort



    Suicide homicide

     

    Le 21 mars 2005, à Red Lake au Minnesota, Jeff Weise, 17 ans, après avoir tué d’abord ses grands-parents, se rend à l’école de la réserve amérindienne pour y assassiner, d’un fusil de chasse, six autres personnes dont quatre élèves. Le dimanche 13 mars 2005, un tueur fou assassine sept personnes et en blesse gravement quatre autres assistants à un service religieux de la Living Church of God à Brookfield dans l’État du Wisconsin, avant de diriger son arme contre lui. Le 26 avril 2002, Robert Steinhäuser, 19 ans, abat douze enseignants, une directrice adjointe, une secrétaire et deux élèves de 14 et 15 ans dans le lycée Gutenberg à Erfurt en Allemagne et dirige son arme contre lui. Robert avait été renvoyé du lycée après avoir contrefait des certificats médicaux pour justifier ses absences. À ses parents, qui le croyaient toujours aux études, il avait annoncé, le matin même du drame, qu’il passerait son examen du bac. Le 27 mars 2002, Richard Durn, 33 ans, abat huit élus municipaux de la ville de Nanterre en France et en blesse quatorze autres en proférant ces seules paroles: «Tuez-moi! Tuez-moi!». Il se suicide deux jours plus tard en se jetant par une fenêtre de la Brigade criminelle à Paris où il subit un interrogatoire, laissant une lettre d’adieu* de treize pages. Le 27 septembre 2001, à Zoug en Suisse, Friedrich Leibacher, 57 ans, descend quatorze parlementaires et blesse quatorze autres personnes dont plusieurs grièvement avant de s’enlever la vie. Il a fait irruption dans la salle de réunion du Parlement cantonal, armé d’un fusil d’assaut et d’un pistolet. Ayant eu un problème avec un chauffeur d’autobus des transports publics, il avait déposé sept plaintes aux autorités, mais il avait été débouté par le tribunal de Zoug quelques jours avant sa tuerie. Le 15 septembre 1999, un homme fait irruption dans une église baptiste Wedgewood de Fort Worth, Texas, où se trouvent rassemblés cent cinquante jeunes pour affirmer leur foi. Il brandit son pistolet, tue sept personnes, dont trois adolescents et en blesse huit autres. Une fois la fusillade achevée, l’homme s’assoit assis sur un banc à l’arrière de l’église, pointe l’arme vers sa tête et se suicide. Le 20 avril 1999, à Littleton, Colorado, deux élèves ouvrent le feu au lycée Columbine et tuent douze camarades et un enseignant en plus de faire vingt-six blessés. Ils se suicident après leur fusillade. Le 16 octobre 1991, Georges Bernard abat vingt-deux personnes dans un restaurant de Killeen, Texas, et en blesse une vingtaine d’autres. Il se donne la mort en se tirant une balle dans la tête.

    Ces gestes mortifères, dirigés contre un «autrui» multiple et contre soi, ont une part immense d’irrationalité et de mystère, liée à la folie meurtrière. Ils procèdent d’une logique ou des mécanismes d’un esprit perturbé, frisant le monstrueux et difficiles à expliquer ou à interpréter. Recherche d’une gloire médiatique somme toute éphémère? L’expression violente d’une frustration amère contre la société et ses institutions jugées responsables des multiples échecs encaissés durant leur existence? L’accès trop facile aux armes à feu peut expliquer le choix des moyens* ou fournir aux auteurs de crimes de masse ou de meurtres en série l’opportunité d’un geste dont ils sont déjà porteurs, confusément ou explicitement, depuis un bon bout de temps. L’apologie de la violence des jeux vidéos et des films n’est pas à négliger comme incitation directe à la folie meurtrière, notamment chez des jeunes habitant un monde virtuel de violence et de rêve, sans plus aucun contact avec la réalité.

    Les caractéristiques des tueurs en série, avancées par Robert K. Ressler dans sa communication de l’Association internationale de médecine légale en 1984, sont soit trop précises soit trop larges pour cibler avec exactitude les tueurs de masse qui se suicident. Quatre-vingt-dix pour cent d’entre eux sont mâles et intelligents, ne réussissent pas bien à l’école, ont des difficultés de garder leur job et travaillent de manière incompétente. Provenant de familles instables, ils ont été abandonnés dès leur enfance par leurs pères et ont été élevés par une mère possessive. Leurs familles révèlent aussi des antécédents d’ordre criminel, psychiatrique ou alcoolique. Ils ont des tendances pyromanes. Enfants, ils ont été abusés physiquement ou sexuellement par un étranger, un ami de la famille ou par un membre de la proche parenté. Soixante pour cent d’entre eux mouillent leur lit jusqu’à douze ans et plus. Ils ont présenté des problèmes psychiatriques dans les institutions où ils ont été éduqués. Ils affichent généralement un taux élevé de tentative de suicide*. Stéphane Bourgoin, analyste au Centre international de sciences criminelles et pénales, a réalisé des enquêtes sur les tueurs en série, publiées notamment dans 13 Serial Killers (Paris, Grasset, 2004). Il fait une distinction très nette entre le tueur en série et le tueur de masse. Un tueur en série est un récidiviste du meurtre. Pendant des mois, parfois des années, il tue, laissant un certain intervalle de temps entre ses crimes. La spécificité de ce genre de tueur réside dans la boulimie de meurtres qui le différencie du tueur passionnel, lequel ne tue en général qu’une fois. Le tueur de masse, par contre, va exécuter en peu de temps un grand nombre de personnes. Il abat quatre personnes ou plus à un même endroit (par exemple, une école, une église, un bureau) lors d’un même événement (un service religieux, une réunion). Le tueur de masse est très souvent atteint de psychose. La plupart du temps, il se suicide après son crime ou se laisse abattre par la police. Il s’attaque en général aux membres de sa propre famille, à un groupe qu’il fréquente ou dont il est très proche. Pour effectuer sa besogne, il utilise une arme à feu ou un poignard. Il se sert de l’arme du crime pour se donner la mort. Pour une étude d’ordre historique et psychologique des tueurs en série ou de masse: D. Lester, Serial Killers. Insatiable Passion, Philadelphie, The Charles Press, 1995.

    Le 19 septembre 2001, John Bauer, 51 ans, muni d’un revolver calibre 22, tue, au matin, sa femme Ellen Carroll d’une balle derrière la tête à la résidence familiale à Kirkland, près de Montréal. Ensuite, il attend le retour de ses trois fils Jonathan, Wesley et Justin à la fin de la journée pour les abattre, par surprise, de la même façon. Le lendemain, il se rend au domicile de son beau-père Elmer Carroll pour l’inviter à prendre une marche et l’assassine avant de franchir la porte. Le surlendemain, il convoque son associé Lucio Beccarini à son domicile qu’il tue de la même façon que les autres. Après avoir allumé huit foyers d’incendie, il s’enlève la vie. Il envoie au moins à trois membres de sa famille immédiate et de celle de sa femme des lettres* identiques dans lesquelles il explique ses actes. Croulé sous les dettes et désespéré, il a voulu tuer tous les membres de sa famille afin de «les amener avec lui au paradis». Le meurtre de son associé peut s’expliquer par les dettes qu’il aurait contracté envers ce dernier.


    Homicides suivis de suicide en Europe
    En France, en 1995, 16 personnes sont tuées à Cuers et Solliès-le-Pont (Sud) par un ado qui se suicide dans la foulée.En Suisse, en 2001, 14 membres du Parlement et du gouvernement du canton de Zoug (Centre) sont abattus en pleine séance par un homme qui se donne la mort ensuite.En France, en 2002, 8 morts et 19 blessés, après qu'un homme a tiré sur les membres du conseil municipal de Nanterre. Le meurtrier se suicide le lendemain dans les locaux de la police. En Finlande, en 2008, 9 élèves et un enseignant sont tués dans un lycée professionnel de Kauhajoki (Sud-Ouest) par un étudiant de 22 ans qui se suicide. (Agnès Le Goff, «Derrick Bird*, un drôle d'oiseau»)
    http://www.20minutes.fr/article/575509/Monde-Derrick-Bird-un-drole-d-oiseau.php

    En juin 2010,
    depuis la fenêtre de sa voiture, Derrick Bird , un chauffeur a ouvert le feu en une trentaine d'endroits pendant plus de trois heures, semant la panique dans la région des Lacs au Nord-Ouest de l'Angleterre.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12

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