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    L'Encyclopédie sur la mort



    Stuparich Giani

    Le parcours de Stuparich Giani – né en 1891 d’une mère juive et d’un père istrien d’origine slave et autrichienne, dans le grand port de l’Empire habsbourgeois qu’était alors Trieste – représente la quintessence même de ce qu’on appelle un « écrivain de frontière ». Resté longtemps inédit en France, il a été découvert à la fin des années 80 grâce, entre autres, à Christian Bourgois et à la collection « Terra d’Altri » de chez Verdier, fondée par Philippe Renard et Bernard Simeone.

    Ayant fait ses études aussi bien à Florence qu’à Prague, où il devint l’ami de Masaryk*, futur président de la République tchécoslovaque, Giani Stuparich s’est formé dans un creuset de nations en ébullition. Interventionniste, il rejoint, avec son frère Carlo, les troupes italiennes au début du premier conflit mondial, devenant par là même déserteur aux yeux des Autrichiens. Acculé à la reddition, Carlo se suicide pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi. Giani, fait prisonnier, sauve sa vie sous une fausse identité. Conversation avec mon frère est la poignante évocation de ce tragique épisode.

    Par sa mère et par sa femme Elody Oblath, Stuparich appartient à la communauté juive de Trieste (qui a donné notamment Italo Svevo et Umberto Saba) : en 1944 tous trois seront internés par les SS dans un camp de la mort, la Risiera di San Sabba, mais seront libérés grâce à l’intervention des autorités italiennes. Trieste dans mes souvenirs, publié en 1948, apparaît non seulement comme une autobiographie mais comme le portrait de toute une génération d’intellectuels triestins, particulièrement sensibles à la crise de la conscience européenne.

    Le chef-d’œuvre de Stuparich est un bref récit d’inspiration autobiographique, L’île, paru en 1942 chez Einaudi et publié aujourd’hui en poche par les éditions Verdier, dans la très belle traduction de Gilbert Bosetti. L’île, dont il est question dans cette oeuvre,est celle de Lussinpiccolo, au large de l’Istrie. Un homme atteint d’un mal incurable convie son fils à un dernier périple vers ce lieu mythique des origines – et de l’adolescence de l’auteur. L'année de sa mort en 1961, apparaît Ricordi istriani (Souvenirs d’Istrie).


    (Corina Ciocârlie-Mersch, «Un dernier bateau pour l’Istrie», Tageblatt, le jeudi 27 juillet 2006)

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-02
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