• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Dalida

     

    De son vrai nom Yolanda Gigliotti, née au Caire le 17 janvier 1933, issue d’une famille italienne émigrée en Égypte, représentante très populaire de la chanson française de l’après-guerre. Après avoir été couronnée Miss Égypte en 1954, elle s’établit à Paris en 1955 et est remarquée à l'Olympia par Lucien Morisse en 1957. Parmi ses nombreux grands succès, mentionnons «Bambino», «Petit Gonzales», «Ciao amore», «Gigi l’amoroso» et «J’attendrai» (reprise d’une chanson à succès de Rina Ketty en 1933). Après le suicide de son compagnon Luigi Tenco en janvier 1967, anéantie et désespérée, elle tente de se suicider. Son imprésario, Lucien Morisse, directeur artistique d’Europe 1, se suicide en septembre 1970 et, le 20 juillet 1983, son ex-compagnon Richard Chanfray, appelé Comte Saint-Germain, s’enlève la vie lui aussi. Ces disparitions tragiques portent la chanteuse à la dépression, qu’elle cherche à traverser par une quête spirituelle à partir de la sagesse de l’Inde, par la psychanalyse selon la méthode de Jung et par un approfondissement poétique de son répertoire. Dans son enfance, elle avait subi des interventions ophtalmologiques qui lui avaient donné une image négative d’elle-même. En 1985, deux autres opérations aux yeux l’affectent beaucoup et l’amènent à renoncer à sa carrière de chanteuse. Cependant, en 1986, elle joue le rôle d’une jeune grand-mère dans le film de Youssef Chahine, Le sixième jour, adaptation d’un roman d’André Chédid. Une critique fort élogieuse ne fait pas disparaître sa souffrance morale. La rupture d’une liaison secrète avec un médecin lui cause une nouvelle douleur. Elle met fin à ses jours le 3 mai 1987.

    Catherine Rihoit (Dalida, Plon, 2005, 500 p.) écrit: «De son vivant même, je savais que Dalida était une légende, et qu'elle deviendrait un mythe. Je rêvais d'écrire la vie de cette femme extraordinaire. [... ] Voici donc, écrite en toute liberté, en toute fidélité et en toute vérité, révisée et remise à jour, l'unique biographie autorisée de Dalida.» Le documentaire de Mireille Dumas Dalida, 20 ans déjà, diffusé pour la première fois sur France 3, le 23 mai 2007, présente à la fois les heures sombres et les heures joyeuses de cette grande dame de la chanson. Il fait témoigner sa biographe Catherine Rihoit, son frère et confidant Orlando, qui est aussi son impressario, des amis parmi lesquels Line Renaud, Pascal Sevran, Michel Drucker et Bertrand Delanoé. Ce documentaire fait ressortir la relation paradoxale entre Yolanda, la femme à la fois amoureuse et solitaire dont la vie est traversée par des drames, qui a peur de vieilir et souffre d'un désir de maternité jamais accompli, et Dalida, la créature ou la fille de Yolanda. Yolanda, qui n'a pu réussir sa vie, est morte en laissant ces mots : «La vie m'est insupportable, pardonnez-moi.» Dalida, bête de scène qui a réussi sa carrière, est immortelle. Pour survivre, Dalida a tué Yolanda.

    Dans Pour Dalida, romance, Colette Fellous écrit: «À la radio, un jour, en écoutant dans les archives de l'INA les Radioscoies de Jacques Chancel, j'ai retrouvé sa voix, son rire un peu rauque, elle avait encore son enthousiasme de jeune fille. Je ne sais plus exactement dans quel ordre elle avait dit ces phrases, mais voilà que j'ai retenu, à peu près. [...] Après Luigi Tenco, je suis restée trois ans chez moi, je voulais savoir qui j'étais, je ne sortais que pour travailler. Luigi Tenco, c'est un amour qui a duré deux mois. Je n'avais pas pensé à la mort jusque-là. Je me suis trouvée devant la mort. Je n'ai plus senti l'envie de vivre. Je ne sais pas si c'est du courage ou de la faiblesse, c'était sans doute les deux. Mais tous les épisodes de notre vie nous enrichissent , on voit clair dans le fond des choses. Si je recommencerais? Je ne sais pas, mais une chose est sûre, je ne veux pas qu'on me vole ma mort.» (Paris, Flammarion, 2010, p. 88 - 90)

    « Après un long silence entre le vide et moi
    Après mettre noyée dans une vie sans buts
    Vivre dans mes rêves, ne me suffisait pas
    Mais j'ai prier le Ciel
    Et il ma entendu »

    Dalida - J'ai décidé de vivre
    www.youtube.com
    Olympia 67,  premier album après sa tentative de suicide

    IMAGE
    http://www.seybousetimes.com/?p=43

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-09
    Loading

    Notes

    Romancière française
    née à Caen en 1950, Catherine Rihoit poursuit des études d'anglais jusqu'à l'agrégation. Engagée à la Sorbonne comme maître-assistant, elle commence des recherches sur Henry James. Ses ouvrages : Portrait de Gabriel 1977), Le bal des débutantes (1978), La Favorite (1983).

    Documents associés