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    L'Encyclopédie sur la mort



    Cues Nicolas de

    Nicolas Krebs (1401 - 11 août 1464), plus communément appelé Nicolas de Cues (Cuse), parce que né  à Cuse sur les bors de la Moselle. Il a étudie chez les Frères de la vie commune à Deventer (Pays-Bas), puis à Heidelberg (Allemagne) et à Padoue (Italie). Il participe au concile de Bâle et il est envoyé par Eugène IV à Constantinople, avec le titre de Légat pontifical, afin de convier l'Empereur Jean VIII Paléologue et le Patriarche de Constantinople  au concile de Florence, ayant pour but la réunion des Églises romaine et grecque. Il est nommé cardinal et évêque de Brixen (Bressanone) en Tyrol, Italie, en 1450. Il sera nommé par Pie II vicaire général du temporel (administration) à Rome. Il se consacre activement  à une meilleure connaissance de l'Islam. Il est l'auteur de la Docte ignorance, plus précisément de la « savante ignorance », il se voit aux portes du paradis regarder un Dieu dont il ignore le nom et les attributs. Nicolas pratique la théologie négative, car il pense Dieu par la négative. Il peut dire de Dieu qu'Il ne ressemble à rien de ce que l'on voit sur la terre. Il est invisible. Il en va ainsi de la vie posthume, qui n'est pas en continuation avec la vie ici-bas, mais une vie tout autre, comme Dieu lui-même est le Tout Autre.

    Que Dieu paraît absolument infini

    (FRAGMENT)
    Mon Dieu, mon Seigneur, qui êtes le support et l’aide de ceux qui vous cherchent, je vous vois dans l’entrée de votre Paradis, et vous voyant je ne saurais dire quel objet j’ai devant moi, parce que je ne vois rien de ce qui est visible, et je sais bien une seule chose, c’est que j’ignore ce que je vois, et qu’il m’est impossible de le pouvoir jamais savoir, et votre nom m’est inconnu, car je ne sais pas qui vous êtes. Et si quelqu’un me dit que vous portez ce nom-ci ou celui-là, en cela même qu’il vous nomme je sais que ce n’est pas votre nom, car, quelque signification que puisse avoir un mot, c’est un rempart au-delà duquel je vous vois. Et si quelqu’un forme quelque pensée pour vous connaître, je suis assuré qu’elle ne vous atteint, d’autant que toute pensée ne passe pas l’enceinte du Paradis. Et si quelqu’un prétend vous pouvoir faire connaître par quelque similitude, je tiens lors pour certain qu’il ne vous représente point. De plus si quelqu’un se veut mêler de discourir de votre entendement, comme voulant vous borner afin que l’on comprenne qui vous êtes, celui-là se trompe bien fort parce que vous êtes séparé de toutes ces choses-là par un mur d’une hauteur démesurée qui vous élève au-dessus de tout ce que l’on peut dire ou penser, comme étant exempt de tout ce qui peut tomber en la pensée d’un chacun.

    NICOLAS DE CUSE, Traité de la Vision de Dieu (1433), Paris, C. Chappelain, 1630.
    Traduit de l’allemand par Golefer, recueilli dans Dieu et ses poètes, par Pierre Haïat, Desclée de Brouwer, 1987.
    La sagesse, l'esprit, les expériences de statique selon l'Idiot, édition bilingue latin/français. Traduction par Françoise Coursaget, introduction et commentaires par Roger Bruyeron, Paris, Hermann, « Philosophie », 2012.
    Vie et oeuvres de Nicolas de Cues: http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Nicolas_de_Cues

     

     

     

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-11-19
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