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    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Ankou (L')

    Bretagne InfoPersonnification de la Mort en Bretagne, l’Ankou est un vestige d'anciennes croyances païennes adaptées au christianisme. Autrefois appelé Dispater par les gaulois, le dieu des morts, il correspondrait à l'Orcan celte, troisième visage de la grande triade. L'Ankou est généralement représenté sous la forme d’un long squelette, vêtu de noir ou d’un linceul, portant un feutre noir à larges bords sous lequel brillent deux chandelles en guise d’yeux. Il arbore également une faux à tranchant en dehors qu’il lance en avant pour frapper ses victimes et qu’il aiguise avec un os humain.

    Debout sur sa charrette à deux chevaux, Karrig an Ankou, dont le grincement des essieux est le pire des présages, il sillonne les campagnes en faisant pivoter sa tête à sa guise autour de sa colonne vertébrale. Ainsi, rien ne lui échappe et malheur à qui se trouve sur la route du funeste convoi ! En effet, le simple fait de l’approcher, de l’entendre passer ou à plus forte raison d’échanger des paroles avec lui suffisent à causer la mort de la personne en question ou de l’un de ses proches.

    C’est le triste sort de Fanch ar Floc'h, forgeron de Ploumilliau, qui absorbé par son ouvrage travailla le soir de Noël jusqu’après l’heure sainte de minuit à qui l’Ankou rendit alors visite pour faire réparer sa faux. L’homme accomplit cette tâche sans se douter de l’identité de son hôte et «Au chant du coq, il rendit l'âme pour avoir forgé la faux de l'Ankou».


    L’Ankou est effectivement accompagné de deux hommes qui l’aident dans sa funeste mission, l’un tient la bride du cheval de devant, l’autre ouvre les barrières pour faciliter son passage et dispose sur la charrette les cadavres de victimes fauchées. Des pierres lestent la charrette afin de la faire grincer et que l’on l’entende ainsi venir, lorsqu’un malheureux est fauché, quelques pierres sont déchargées. Pour cette raison, on dit que lors de veillées mortuaires on entend parfois un bruit de caillasse; c’est l’âme du défunt qui remplace une partie du lest sur la charrette de l’Ankou.

    On dit que pour chaque paroisse, le dernier mort de l’année devient l’Ankou de l’année suivante. Le jour, il est également présent à travers les sculptures à son effigie qui ornent les ossuaires, ainsi il rappelle toujours aux hommes la fin à laquelle aucun ne peut se soustraire. Et ces mots gravés sur la pierre de nous mettre en garde: Maro han barn ifern ien, Pa ho soign den e tle crena («La mort, le jugement, l’enfer froid : quand l’homme y pense, il doit trembler»).


    Sources:
    «La Bretagne» de Manfred Overmann et de Jürgen Wagner
    http://culturebreizh.free.fr/bretagne.php?lang=fr&pageid=210

    «Une terre de légendes. Les bretons et la mort»
    http://breizhvibes.free.fr/mythologie/mortbreton5.htm

    IMAGE
    http://www.infobretagne.com/ploumilliau.htm

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-09
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