Franchir le Rubicon

Jacques Dufresne

Le sort en est jeté... franchir le Rubicon. Ces deux expressions, associées à un même événement, sont dans la mémoire des Occidentaux, la parfaite évocation de la détermination d'un chef. Après sa conquête des Gaules, César, champion du parti populaire, inspira les pires craintes aux tenants du statu quo: les sénateurs. Pour éviter qu'il ne s'empare de Rome et du pouvoir absolu, le Sénat limita ses troupes à quelques légions, et surtout il lui interdit de franchir avec ces légions un ruisseau appelé Rubicon qui séparait la Gaule cisalpine, (Nord de l'Italie) de l'Italie proprement dite. Suétone (Vies des douzes Césars) nous dit qu'après avoir longuement médité sur les bords du Rubicon, César, semblant oublier qu'une armée dix fois plus nombreuses que la sienne l'attendait de l'autre côté, laissa tomber ces mot: "Allons où nous appellent les signes des dieux et l'injustice de nos ennemis. Le sort en est jeté." Rome allait ensuite être gouvernée par des empereurs.

À lire également du même auteur

Bruyère André
Alors qu'au Québec les questions fusent de partout sur les coûts astronomiques li&e

Noël ou le déconfinement de l'âme
Que Noël, fête de la naissance du Christ, Dieu incarné, Verbe fait chair, soit aus

De Desmarais en Sirois
Démocratie ou ploutocratie, gouvernement par le peuple ou par l'argent? La question se po

Le retour des classiques dans les classes du Québec
Le choix des classiques nous met devant deux grands défis : exclure l’idéal

Culture médicale: un ABC
La culture médicale est la première condition de l'autonomie des personnes face &a

Du salut à la santé, de la santé à la vie
Cet article a d'abord paru dans la revue Relations à l'automne 2020. On peut




Articles récents