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    Xanthe

    http://www.villa-toros.co.uk/prices.htmlXanthe (en grec ancien Ξάνθος / Xánthos, en lycien Arñna) est une ancienne cité de Lycie (aujourd'hui située en Turquie), qui domine le fleuve Xanthe (aujourd'hui Eşen Çayı). Site archéologique célèbre pour ses monuments funèbres où nous pouvons suivre l’évolution de la ville, de ses strates lyciennes aux époques hellénistique puis romaine et byzantine. Le théâtre romain y est particulièrement bien conservé. Nous y découvrirons également une vaste basilique paléochrétienne mise au jour par des archéologues français.

    «Perchée sur un éperon rocheux surplombant le fleuve Xanthe (le moderne Esen Çay), la cité antique de Xanthos dominait la plaine fluviale jusqu’à la mer, qui n’était qu’à quelque 7 kilomètres à vol d’oiseau. Aujourd’hui, les vestiges jouxtent le village de Kınık, dans cette région située au pied du massif sud-est du Kragos et de l'Antikragos, à 80 km à l’est de Fethiye, par la route nationale, sur la côte sud-ouest de la Turquie. La cité de Xanthos était sans doute la plus grande de la Lycie antique et elle en fut longtemps la capitale - la « métropole », selon le terme employé dans maints documents épigraphiques d'époque impériale. Les premières traces d’occupation remontent au VIIe siècle av. J.-.C.; le site fut occupé sans interruption jusqu’à son abandon au cours de l’époque byzantine (XIIe siècle), puis à nouveau aux XVIIIe et XIXe siècles. La cité possédait un sanctuaire, le Létôon, établi à 4 km au sud-ouest de Xanthos et consacré à la déesse Léto et à ses deux enfants, Apollon et Artémis. Principal lieu de culte de la Lycie antique, le Létôon devint le sanctuaire fédéral de tous les Lyciens au milieu du IIe siècle av. J-C. Jusque sous l’Empire romain, il connut des visiteurs de toutes origines, certains d’entre eux y laissant une marque particulière : l’Empereur Hadrien* y consacra un superbe nymphée mis au jour par la mission archéologique française.

    Xanthos et son sanctuaire offrent aux visiteurs des vestiges spectaculaires : la nécropole lycienne et ses tombes rupestres situées sur les versants est et nord de l’acropole supérieure dite « romaine », le pilier inscrit et les tombes piliers en périphérie de l’agora romaine, de même que la basilique byzantine et ses mosaïques; au Létôon, le temple de Léto en cours d'anastylose, le théâtre et le nymphée sont dignes de mention. Il faut ajouter aussi le « Monument des Néréides » et le sarcophage à couvercle en ogive dit « Tombe de Payava » exposés dans les salles lyciennes du Musée britannique de Londres. L’importance des résultats obtenus par les archéologues sur les sites de Xanthos et du Létôon est telle qu’ils figurent sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.»

    Source: «La mission épigraphique canadienne de Xanthos-Létôon (Lucie)»
    http://www.xanthos.hst.ulaval.ca/fr/localisation.htm

    À la deuxième moitié du VI° siècle av. J.-C, Xanthe fut le théâtre de ce qu'on a pu appeler un suicide collectif* d'une population réduite à l'extrémité par Harpage, commandant de l'armée des Mèdes et dont Hérodote* nous livre un bref récit:

    CLXXVI. Les Lyciens allèrent au-devant d'Harpage, dès qu'il parut avec son armée dans les plaines de Xanthos. Quoiqu'ils ne fussent qu'une poignée de monde en comparaison des ennemis, ils se battirent, et firent des prodiges de valeur. Mais ayant perdu la bataille, et se voyant forcés de se renfermer dans leurs murs, ils portèrent dans la citadelle leurs richesses ; et, y ayant rassemblé leurs femmes, leurs enfants et leurs esclaves, ils y mirent le feu, et la réduisirent en cendres avec tout ce qui était dedans. S'étant, après cette action, réciproquement engagés par les serments les plus terribles, ils firent secrètement une sortie contre les Perses, et périrent tous en combattant généreusement. Ainsi la plupart des Lyciens d'aujourd'hui, qui se disent Xanthiens, sont étrangers, si l'on en excepte quatre-vingts familles qui, étant alors éloignées de leur patrie, échappèrent à la ruine commune. Ainsi fut prise la ville de Xanthos. Harpage s'empara de celle de Caune à peu près de la même manière ; car les Cauniens suivirent en grande partie l'exemple des Lyciens.

    Hérodote, Histoire, Livre I. ,76. Traduit du grec par Larcher ; avec des notes de Bochard, Wesseling, Scaliger.. [et al.] Paris : Charpentier, 1850. Pour le texte grec : ed. A. D. Godley. Cambridge 1920. http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/clio.htm

    IMAGE:
    Xanthe (Turquie)
    http://www.villa-toros.co.uk/prices.html

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-15
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