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    L'Encyclopédie sur la mort



    Weiss Ernst

    weiss ernstNé le 28 août 1882 à Brno en Moravie et mort le 15 juin 1940 à Paris, Ernst Weiss, juif germanophone de Prague, fut l'auteur de romans, de nouvelles et d'essais littéraires. Plusieurs de ses romans ont pour objet la maladie, la profession médicale et l'éthique médicale. Ils explorent la biologie et la physique, les pulsions humaines dans toute leur profondeur ainsi que la quête passionnée et incontrôlée du savoir. Ami de Franz Kafka, il entretint aussi une correspondance avec Martin Buber.

    Après des études en médecine aux universités de Berlin et de Vienne, Weiss exerça sa profession à Vienne et, sur un navire, en Inde et au Japon. En 1914, il prend part à la Première Guerre mondiale en tant que médecin de régiment en Hongrie et en Volhynie. Après la guerre, il pratiqua sa médecine dans un hôpital à Prague. Après un bref séjour à Munich, Weiss partit pour Berlin afin de vivre de sa plume. Il quitta Berlin peu avant l'Incendie du Reichstag en février 1933 et retourna à Prague où il s'occupa de sa mère jusqu'aux derniers jours de celle-ci en janvier 1934. Émigré à Paris, il publia dans différents journaux pour les émigrés et fut soutenu financièrement par Thomas Mann* et Stefan Zweig*. Le 14 juin 1940, suite à l'invasion de Paris par les troupes allemandes, Weiss se tailla les veines dans sa chambre d'hôtel après avoir pris du poison. Il décéda le lendemain à l'âge de 58 ans dans un hôpital proche. Après sa mort, un gros coffre avec des manuscrits non publiés a disparu et le lieu de sa tombe est encore inconnu à nos jours.

    De son premier roman Die Galeere (La galère), 1913, Weiss donne une interprétation personnelle dans une lettre de 1912 adressée à Martin Buber: «L'idée fondamentale est une sorte de cercle fermée sur lui-même, un anneau comme les chimistes se représentent l'année du benzène. Des êtres sont liés les aux autres. Mère et père. Mère et fils. Le fils à son amante. L'amante à sa soeur. Telle est la convention. Cette convention entraîne des obligations. Les êtres humains sont infidèles à ses obligations; chacun d'eux reçoit de son partenaire sa part d'amour, de souci et de tendresse et la donne à un tiers.» (Peter Engel, «Postface» dans Ernst Weiss, La galère, roman traduit de l'allemand par Nicole Casanova, Actes Sud, 2003, p. 236)

    Son dernier roman Der Augenzeuge (Le Témoin oculaire), 1939, est une autobiographie fictive qui décrit la guérison d'un soldat A.H., blessé aux yeux, dans un hôpital de campagne après la défaite militaire à la fin 1918. Après la prise de pouvoir des Nazis en 1933, le docteur est enfermé dans un camp de concentration où sa connaissance de la maladie de A.H. et de son histoire pourraient se révéler dangereuse pour les Nazis. Il recouvre la liberté contre la remise des documents et est expulsé d'Allemagne. Désormais il ne veut plus être un simple témoin oculaire, mais il combattra le fascisme et le franquisme aux côtés des républicains en Espagne.

    S. Saur, Pamela. "Ernst Weiss". The Literary Encyclopedia, le 23 Septembre 2006.
    http://www.litencyc.com/php/speople.php?rec=true&UID=11735, accessed 21 April 2010.

    article «Ernst Weiss < http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Weiss >

    Benjamin Berton, « Le Témoin Oculaire d'Ernst Weiss», le 31 octobre 2007, dans Fluctuat.net
    http://livres.fluctuat.net/ernst-weiss/livres/le-temoin-oculaire/2203
    -chronique-le-temoin-oculaire-ernst-weiss.html

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    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-16
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