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    L'Encyclopédie sur la mort



    Vulteius et ses compagnons

    49 av. J.-C.: suicide en groupe, en pleine mer Adriatique, d'une cohorte auxiliaire de Gaulois Transpadans, cernée par une troupe de Pompée (Lucain, Pharsale, 4, 448-581; Florus, 4,2, 33; Dion Cassius, 41, 40,2).

    Ils s'égorgent les uns les autres

    Enfin las de verser du sang et croyant avoir assez vendu leur vie, ils abandonnent l'ennemi, et leur fureur se tourne contre eux-mêmes. Vulteius, le premier, se découvrant le sein et tendant la gorge au coup mortel : «Qui de vous, amis, leur dit-il, est digne de plonger sa main dans mon sang et de prouver par là qu'il veut mourir ?"» Il n'eut pas besoin d'en dire davantage ; cent glaives lui percent le sein. Il loue tous ceux qui le frappent, mais à celui qui a donné l'exemple, il prête à son tour sa main reconnaissante et le tue avant d'expirer. Tout le reste s'égorge à l'envi, et dans un seul parti, s'exercent toutes les fureurs de la guerre. Ainsi s'égorgeaient devant Thèbes cette foule d'hommes armés que vit naître Cadmus, des dents terribles qu'il avait semées, présage fatal pour les fils d'OEdipe*. Ainsi périrent au bord du Phase, ces enfants de la dent vigilante du dragon, que Médée, par des enchantements nouveaux, dont elle-même pâlit d'effroi, força de s'immoler entre eux et d'engraisser de leur sang les sillons qui venaient de les engendrer. Tel fut le massacre de cette jeunesse intrépide qui a juré de périr. Il ne leur coûte rien de mourir. En recevant le trépas, ils le donnent. Aucun des glaives ne frappe en vain quoique poussé d'une main défaillante. Ce n'est pas le fer qui s'enfonce, c'est le sein qui frappe le fer, c'est la gorge qui va au-devant de l'épée et qui la force de s'y plonger. Quoique le frère le présente à son frère, le père à son fils, dans ce carnage affreux, leurs coups n'en sont pas moins assurés ; tout ce qu'ils donnent à la tendresse c'est de ne pas les redoubler. On les voit traîner leurs entrailles déchirées sur le navire et rougir la mer de leur sang. Ils regardent avec mépris la lumière qui leur échappe ; ils tournent contre l'ennemi un front superbe, et ils s'applaudissent de sentir la mort. Le navire n'est bientôt plus qu'un monceau de cadavres que les vainqueurs honorent du bûcher ; saisis d'étonnement de voir que la nature ait produit un homme capable d'inspirer une semblable résolution.

    Éloge de cette action

    Jamais la Renommée n'a rien publié dans l'univers avec tant d'éclat et de gloire ; mais les nations, même après cet exemple, sont trop timides pour concevoir combien il est aisé de s'affranchir de l'esclavage. On craint le glaive dans la main des tyrans : la liberté tremble sous les armes qui l'oppriment. L'homme ne sait pas que le fer ne lui a été donné que pour se sauver de la servitude. O mort ! que n'es-tu refusée aux lâches ! Que n'es-tu réservée à la vertu !
    Curion passe en Afrique, et campe sur des roches ruineuses qu'on appelait le royaume d'Antée.

    Source: Lucain, La Pharsale, Livre IV
    Site site de L'antiquité grecque et latine et du moyen âge

    http://remacle.org/bloodwolf/historiens/lucain/livre4.htm

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-20
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