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    L'Encyclopédie sur la mort



    Vénérable Bède le

    Bède le VBède le Vénérable, né vers 672/673 en Northumbrie, mort le 26 mai 735, est un moine et lettré anglo-saxon. Il a été proclamé docteur de l'Église par le pape Léon XIII depuis 1899.

    La touchante mort du serviteur de Dieu ne devait pas être la moins précieuse des leçons qu'il laisserait aux siens. Les cinquante jours de la maladie qui l'enleva de ce monde s'étaient passés comme toute sa vie à chanter des psaumes ou à enseigner. Comme on approchait de l'Ascension du Seigneur, il redisait avec des larmes de joie l'Antienne de la fête : «O Roi de gloire qui êtes monté triomphant par delà tous les cieux, ne nous laissez pas orphelins, mais envoyez-nous l'Esprit de vérité selon la promesse du Père.» A ses élèves en pleurs il disait, reprenant la parole de saint Ambroise : «Je n'ai pas vécu de telle sorte que j'eusse à rougir de vivre avec vous ; mais je ne crains pas non plus de mourir, car nous avons un bon Maître.» Puis revenant à sa traduction de l'Evangile de saint Jean et à un travail qu'il avait entrepris sur saint Isidore : «Je ne veux pas que mes disciples après ma mort s'attardent à des faussetés et que leurs études soient sans fruit.»

    Le mardi avant l'Ascension, l'oppression du malade augmentait, les symptômes d'un dénouement prochain se montrèrent. Plein d'allégresse, il dicta durant toute cette journée, et passa la nuit en actions de grâces. L'aube du mercredi le retrouvait pressant le travail de ses disciples. A l'heure de Tierce, ils le quittèrent pour se rendre à la procession qu'on avait dès lors coutume de faire en ce jour avec les reliques des Saints. Resté près de lui :«Bien-aimé Maître, dit l'un d'eux, un enfant, il n'y a plus à dicter qu'un chapitre ; en aurez-vous la force ?» — « C'est facile, répond souriant le doux Père : prends ta plume, taille-la, et puis écris ; mais hâte-toi.» [...]

    [Citons] «ce dialogue plus touchant que tout le reste avec Wibert, l'enfant mentionné plus haut : «Maître chéri, il reste encore une phrase.— Ecris-la vite. » Et après un moment : «C’est fini, dit l'enfant. —Tu dis vrai, répartit le bienheureux : c'est fini ; prends ma tête dans tes mains et soutiens-la du côté de l'oratoire, parce que ce m'est une grande joie de me voir en face du lieu saint où j'ai tant prié.» («Saint Bède le Vénérable», p. 557-559).

    Jorge Luis Borges* (1899-1986) se sert de la même expression «oui, c'est fini» peu avant de mourir alors que l'édition française de ses oeuvres était prête pour la publication.

    htmwww.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/paques/paques03/propresaints/029.htm

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12