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    L'Encyclopédie sur la mort



    Vaché Jacques

    Vacher JacquesNé en 1895 à L’Orient en France, il entre au lycée de Nantes en 1911 où il se fait remarquer par son comportement excentrique. Mobilisé en 1914 et blessé au front un an plus tard, il rencontre au début de 1916 André Breton, médecin auxiliaire au Centre de neurologie de la rue du Bocage à Nantes. Il retourne sur le front la même année comme interprète auprès des troupes britanniques. Il meurt d’une overdose d’opium le 6 janvier 1919 à l’âge de 24 ans dans une chambre de l’Hôtel de France, Place Graslin. Fils spirituel d’Alfred Jarry, ce «jeune homme très élégant aux cheveux roux» (A. Breton, Les pas perdus, 1924) a façonné sa vie comme une œuvre d’art. Du front, il adressait des lettres à Breton, à Fraenkel et à Aragon, que Breton fit paraître dans Littérature et qui furent publiées plus tard sous le titre de Lettres de guerre (1919). D’un esprit corrosif et d’un humour noir qui masquent le désespoir, ces lettres sont l’expression de «la désertion à l’intérieur de soi-même» (Breton). Elles témoignent d’un refus radical qui assume «l’inutilité théâtrale (et sans joie) de tout». Selon Breton, il fut «le maître dans l’art d’attacher très peu d’importance à toutes choses». Adopté comme initiateur du groupe des surréalistes au même titre que Rimbaud, Lautréamont et Jarry, il arracha à Breton cet aveu : « C’est à Jacques Vaché que je dois le plus. Sans lui, j’aurais peut-être été un poète; il a déjoué en moi ce complot de forces obscures qui mène à se croire quelque chose d’aussi absurde qu’une vocation. […] Cet homme fut mon ami» (Les pas perdus, Paris, Gallimard, 1969, p. 8). E. Vila-Matas fait revivre un personnage trop oublié et très proche d’André Breton :«Vaché est entré dans l’histoire de la littérature française en restant fidèle à la loi du moindre effort, n’ayant écrit que quelques lettres […]. Son ombre de poète furtif a accompagné Breton toute sa vie, un Breton, qui l’admirait quand il le voyait se promener dans les rues de Nantes, revêtu indistinctement d’un uniforme de lieutenant des hussards, d’aviateur ou de médecin» (Le mal de Montano, Paris, Christian Bourgois, 2003, p. 24). À Breton, Vaché fait part d’un rêve de nature bucolique et domestique: «Vous me croyez disparu, mort, et un jour […], vous apprendrez qu’un certain Jacques Vaché vit retiré dans quelque Normandie. Il se livre à l’élevage. Il vous présentera sa femme, une enfant bien innocente, assez jolie, qui ne se sera jamais doutée du péril qu’elle a couru. Seuls quelques livres — bien peu, dites — soigneusement enfermés à l’étage supérieur attesteront que quelque chose s’est passé.» (cité par E. Vila-Matas, op. cit., p. 24).

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10