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    L'Encyclopédie sur la mort



    Temps

    Brierre de Boismont observe qu’après le dénombrement des 1 642 suicides enregistrés à Paris dont on connaît les heures d’accomplissement, la proportion de ceux qui se tuent pendant la nuit est la moins considérable de toutes. Les mois dont les jours sont les plus longs, sont aussi les mois où le nombre de suicides est le plus élevé. Non seulement la lumière et la chaleur, mais aussi «le bruit et le mouvement habituel de la vie», dans l’allongement des jours, ont leur influence sur l’accroissement du nombre de suicides (1865). Cette constatation avait déjà été faite en 1850 par J.-B. Petit: «Avec l’élévation et l’abaissement progressifs du chiffre des suicides, coïncident exactement l’allongement et la diminution de la durée des jours. Cette coïncidence est trop constante et trop prononcée pour ne pas révéler un rapport de cause à effet» (Recherches statistiques sur l’étiologie du suicide, Paris, Rignoux). André Michel Guerry avait lui aussi relevé le fait que la saison des suicides est aussi celle où les journées sont les plus longues (Statistique morale de l’Angleterre comparée avec la statistique morale de la France, Paris, Baillière, 1864). Selon G. Tarde, «le maximum des suicides a lieu non pas à midi, mais dans les heures les plus affairées de l’après-midi, le minimum à minuit. La lumière et la chaleur sont pour peu de choses sans doute dans ce résultat» (La criminalité comparée, Paris, Alcan, 1886). Ayant lu ces auteurs ou les ayant connus par l’intermédiaire de l’ouvrage de Morselli* sur le suicide, Durkheim* retient comme cause du suicide non pas le climat*, mais l’intensification de la vie sociale (M. Borlandi, «Lire ce que Durkheim a lu. Enquête sur les sources statistiques et médicales du suicide», dans M. Borlandi et M. Cherkaoui (dir.), Le suicide, un siècle après Durkheim, p. 9-46). Durkheim estime que «le jour favorise le suicide parce que c’est le moment où les affaires sont les plus actives, où les relations humaines se croisent et s’entrecroisent, où la vie sociale est la plus intense». Cette affirmation semble contredire la théorie de l’intégration sociale et l’explication du suicide égoïste, car l’augmentation du nombre de suicides coïnciderait, selon ce raisonnement, avec l’effervescence de la vie sociale (P. Steiner, «Crise, effervescence sociale et socialisation», Borlandi et Cherkaoui, op. cit., p. 63-85).

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-19
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