• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Talmud

     

    Un des ouvrages importants du judaïsme, le Talmud, mot hébreu qui signifie «étude», est une compilation de commentaires sur la loi mosaïque. Le Talmud relève trois situations où il vaut mieux se suicider que de transgresser la loi. Mieux vaut mourir de sa propre main que pratiquer l’idolâtrie, commettre un meurtre (sauf en cas de légitime défense, pour empêcher un viol ou empêcher quelqu’un de tuer une tierce personne) ou se livrer à des déviations sexuelles. La mort volontaire est souhaitable afin d’éviter de perpétrer un crime*. «La première législation concernant le suicide n’apparaîtra que dans le traité Sémahôt, connu sous le nom de Èvél Rabbatî (“Grand deuil”). Ce traité sera repris et actualisé par le Shulhan ‘Arouk, la plus grande codification juive du xvie siècle, et qui sert encore de nos jours de code de lois aussi bien pour les Séfarades que les Ashkénazes. C’est donc dans ce traité talmudique qu’il sera spécifié pour la première fois qu’on ne doit effectuer aucun rituel en l’honneur des suicidés, mais que l’on doit respecter ceux qui concernent les personnes en deuil. Les raisons invoquées contre le suicide sont fondées sur la foi au Dieu Créateur, la vie étant donnée par Dieu, l’être humain n’a pas le droit d’en disposer à sa guise. Par contre, […] on distingue, de nos jours, le cas du suicide effectué par égarement (‘ibéd ‘açemô shel’o lâda’at) de celui qui est effectué en toute conscience (‘ibéd ‘açemô lâda’at). C’est pourquoi, dit-on, une personne insensée, même pour un seul moment, ne peut être tenue coupable de son acte. De même, aucune culpabilité n’est reconnue à l’enfant de moins de treize ans qui se suicide. Certains rabbins stipulent également qu’on ne jugera pas une personne comme suicidée quand on estimera qu’il n’y a pas eu, à l’origine de sa mort, acte volontaire. Du même souffle, ils affirment que, si une personne désire se suicider, on ne tiendra pas compte de ses intentions suicidaires, si on la trouve morte par la suite; même si une lettre nous indique sa volonté de mourir» (J.-J. Lavoie, «Peut-on parler d’une obligation absolue de vivre?» Frontières, vol. 12, no 1, 1999, p. 20).

    D’autres auteurs de la littérature juive ancienne traitent du suicide sans toutefois le condamner. Il en est ainsi du suicide collectif* de Juifs pieux sous la tyrannie de Caligula (Philon d’Alexandrie, Legatio ad Caium, Paris, Cerf, 1972, p. 243). Flavius Josèphe, historien juif, décrit un suicide familial sous le règne d’Antoine et le suicide collectif des défenseurs de la forteresse de Massada, sur la rive occidentale de la mer Morte (La guerre des Juifs, Paris, Auguste Desrez, 1836, p. 554, I, 309-313, et VII, 320). Le Talmud de Babylone rapporte le suicide des prêtres lors de la destruction du second temple de Jérusalem. «Ces textes n’affirment-ils pas, à leur façon, que c’est non pas la vie, mais la liberté qui se sait essentiellement rapportée à autrui et à l’Autre, qui est le bien humain suprême?» (J.-J. Lavoie, art. cité, p. 19).

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-13