• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Symphonie nº 2 en ut mineur « Résurrection » de Gustav Mahler (1894)

    Naissance dramatique de la symphonie 2 dite de la «Résurrection»


    Gustac Mahler (1860- 1911) passa par beaucoup d'émotions et d'hésitations avant de produire son oeuvre. Le premier mouvement fut vite écrit, mais durant les cinq années suivantes, il exista indépendamment sous le nom de Todtenfeier (Cérémonie funèbre). Son maître Hans von Bülow (1830-1894) lui manifesta son dégoût pour ce genre de musique qu'il trouva «moderne» et «dissonnante». Trois ans s'écoulèrent avant que Mahler revienne à sa Deuxième Symphonie et termine le deuxième mouvement, l'«Andante moderato», ainsi que le troisième, le «Scherzo», inspiré de sa mélodie Des Antonius von Padua Fischpredigt (Le sermon de Saint-Antoine de Padoue aux poissons). Aux trois mouvements existants, il ajouta un autre de ses lieder, Urlicht, pour contralto et orchestre, qui devait former l'introduction du finale.

    «Mahler tenta à de nombreuses reprises de terminer ce finale sans y parvenir. Puis en février 1894, Hans von Bülow mourut. Mahler assista aux obsèques et, comme il le confia plus tard, il éprouva un choc : « Le chœur, dans la tribune, entama le choral Résurrection. Ce fut comme un éclair et tout devint simple et limpide dans mon esprit ! » De retour à la maison, il s'assit immédiatement et commença les ébauches du finale sur le thème de la résurrection. La composition comme telle fut terminée en trois semaines l'été suivant. La vie et la mort de von Bülow ont donc joué des rôles de catalyseurs dans la création de la Deuxième. Si ses paroles cinglantes au sujet du premier mouvement avaient pu anéantir la confiance de Mahler, sa mort permit au compositeur de dépasser sa crainte et de revenir au processus créateur.»

    Mahler lui-même éprouvait une affection particulière pour sa Deuxième Symphonie et l'a dirigée treize fois ! Il l'a choisie pour son mémorable concert d'adieu à Vienne afin de marquer la fin de son règne de 10 ans comme directeur de l'Opéra de Vienne. Sa Deuxième fut aussi la première de ses symphonies qu'il dirigea en Amérique (à New York en 1908) et la première de ses œuvres qu'il dirigea à Paris en 1910 (prétextant qu'il ne serait jamais accepté dans cette ville tant qu'on n'y aurait pas entendu sa Deuxième Symphonie).

    Source: Yoav Talmi, «Coups de coeur des chefs - La Deuxième Symphonie de Mahler (Résurrection)», le 2 novembre 2002
    http://www.scena.org/lsm/sm8-3/Mahler_fr.htm

    Quatrième mouvement


    La voix humaine occupe le premier plan, notamment soutenue par une sorte de fanfare douce et contenue des cuivres.
    Le texte du quatrième mouvement est celui du chant populaire Urlicht, (Lumière originelle) recueilli dans le volume II de Des Knaben Wunderhorn, Alte deutsche Lieder, traduit en français par Le Cor merveilleux de l’enfant. C'est un recueil d'environ mille chants populaires (Volkslieder) germaniques, des plus anciens remontant à la fin du Moyen Âge jusqu’à la période de leur publication par Clemens Brentano et Achim von Arnim, entre 1805 et 1808, en trois volumes.

    URLICHT

    Version originale

    O Röschen rot !
    Der Mensch liegt in größter Not !
    Der Mensch liegt in größter Pein!
    Je lieber möcht ich im Himmel sein.
    Da kam ich auf einen breiten Weg:
    Da kam ein Engelein und wollt’ mich abweisen.
    Ach nein! Ich ließ mich nicht abweisen!
    Ich bin von Gott und will wieder zu Gott!
    Der liebe Gott wird mir ein Lichtchen geben,
    Wird leuchten mir bis in das ewig selig Leben!

    Traduction française
    Oh petite rose rouge !
    L’Homme gît dans la misère !
    L’Homme gît dans la douleur !
    J’aimerais plutôt être au Ciel.
    Je suis arrivé sur une large route :
    Un angelot est venu qui voulait m’en détourner.
    Ah non ! Je ne m’en laissai pas détourner !
    Je viens de Dieu et veux retourner à Dieu !
    Le Dieu bien-aimé me donnera une petite lumière
    Qui m’éclairera jusqu’à la bienheureuse vie éternelle !

    IM TEMPO DES SCHERZOS (Résurrection)

    Les huit premiers vers sont extraits de l’ode Aufersteh’n (Ressusciter) de Friedrich Gottlieb Klopstock:

    Version originale
    Aufersteh’n, ja aufersteh’n wirst du,
    Mein Staub, nach kurzer Ruh’!
    Unsterblich Leben!
    Wird, der dich rief, dir geben!
    Wieder aufzublüh’n wirst du gesät!
    Der Herr der Ernte geht
    Und sammelt Garben
    Uns ein, die starben!


    Traduction française
    Tu ressusciteras, oui, tu ressusciteras,
    Ma poussière, après un court repos !
    La vie immortelle
    Te sera donnée par Celui qui t’as appelée !
    Tu es semée pour fleurir de nouveau !
    Le Seigneur de la moisson va
    Ramasser des gerbes
    De nous, qui sommes morts !

    «La symphonie n° 2 de Gustav Mahler», visité le 17 septembre 2010
    http://fr.wikisource.org/wiki/Symphonie_n°_2_de_Gustav_Mahler#Urlicht

     

    © droits réservés

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-06-29

    Notes