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    L'Encyclopédie sur la mort



    Suicidologie

    Fondateur de l’American Association of Suicide Prevention (Denver), Edwin S. Shneidman est considéré comme le père de la suicidologie en tant que science interdisciplinaire ayant pour objectif de comprendre et de prévenir le suicide. Il insiste sur l’importance de la contribution de plusieurs disciplines à l’étude du comportement suicidaire afin d’offrir à ceux qui songent à s’enlever la vie une autre voie que l’unique solution que, dans leur «état de perturbation», ils ont pu trouver à leur problème. Mais sa démarche, comme celle de la plupart des experts en suicidologie, demeure d’ordre psychiatrique ou psychologique. En consultant les écrits qui traitent de suicidologie (R. W. Maris, A. L. Bergman, M. M. Silverman, Comprehensive Textbook of Suicidology, New York, The Guilford Press, 2000), on se rend compte que le développement de cette discipline est le résultat d’une conjonction de la médecine, de la science, du droit* et parfois de l’intervention de l’État dans la définition et le traitement du suicide comme pathologie. La suicidologie propose des pratiques juridiques et cliniques de contrôle social afin de prévenir ou de soigner le suicide comme déviance. En revanche, elle a tendance à occulter l’anthropologie et la sociologie et à sous-estimer la signification du suicide en tant que phénomène collectif qui se répercute dans la subjectivité des vies singulières. Il est donc possible d’affirmer que la suicidologie se présente davantage comme «une théorie de la pratique de l’intervention auprès des personnes suicidaires» que comme une théorie du suicide (D. Dagenais, Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (ACSALF), mai 2003).

    Dans son article «La suicidologie, un outil de gestion du comportement», Marie-France Aujard estime «qu'un phénomène comme la suicidologie (dont les actions semblent par exemple au premier coup d'oeil sur le terrain québécois de nature sporadique, dispersée et éphémère) a bien une structure significative de l'agir, celles des centres de prévention; ensuite que ces actions peuvent s'expliquer à un niveau secondaire par l'action combinée des unités de recherche et des centres spécialisés internationaux dans la prévention du suicide, ceux-ci servant de relais aux politiques de l'Organisation mondiale de la santé et de l'ONU, autorité transgouvernementale se prétendant neutre, mais surplombant dans le domaine de la santé le champ des «personnes vulnérables à potentiel suicidaire» et toutes les politiques nationales de santé des États membres dont le Canada, cette politique se prolongeant au Québec». Effectivement, avec l'auteur de cet article, «on peut s'interroger à cet égard sur l'originalité et la spécificité des politiques des États en matière de suicide alors que celles-ci tendent à s'uniformiser et à s'aligner sur un seul groupe ONU-OMS-JASP dont la jonction est de «faire de la prévention». Celui-ci supporte à la fois les interventions locales (comme nous l'avons sur le terrain québécois) et les interventions internationales faisant entrer la prévention du suicide dans un processus de connaissances gérées par les nouveaux moyens de traitements de l'information qui en accélèrent la diffusion, l'importance et la crédibilité. En ce sens la suicidologie est un système ouvert de recherche-action en «prévention du suicide», recherche-action élevant cette dernière au rang de «science» alors qu'elle n'est qu'un artefact publicitaire qui sert de paravent à l'expansion d'un système technique et comportemental de prévention dont l'organisation, la suicidologie, est à la fois le producteur, le développeur et le bénéficiaire.» (Recherches sociographiques, XLVIII, 3, 2007, p. 161-174)

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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