• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Spleen

    Jouée dans le cadre de la BIAM 2009, Spleen est une création mêlant marionnettes et musique, directement inspirée du recueil de poèmes « Le Spleen de Paris » de Charles Baudelaire*. Charlotte Wilde alternant violon, basse et guitare électrique accompagne ces incarnations poétiques évoluant sur l’onde d’une prose soufflée par des voix d’enfants. Michael Vogel fait vivre ces êtres fantomatiques, anges ou démons, captant ainsi l’essence inspiratrice du poète.

    Sur le plateau un carré de linceul couvre le sol et « une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets » et les marionnettes phosphorescentes de l’artiste. Nés d’une « orgie silencieuse », ou montés par « l’escalier mystérieux par où l’Enfer donne assaut », ces êtres funèbres racontent le « Spleen » à leur façon. Masques mortuaires mais néanmoins extatiques, corps démembrés ou dépouille, grenouilles sulfureuses, gargouilles, faucheuses, Lucifer et grouillons, amants endormis par le souffle de la camarde… Ces romantiques ou sataniques personnages flottent dans un au-delà du monde.

    Et si la mort flirte avec la vie, c’est dans ce qu’elle dégage de plus érotique et de plus cruel, telle la danseuse obscène et carnassière campée par une grenouille aux formes généreuses. Et puis la lune, « nourrice empoisonneuse » ôtant la vie au poète qu’incarne Michael Vogel et ses prolongements, formes inertes, animées à vue avec tant de finesse. Les images créées dialoguent avec le son, la musique et les mots et mettent en relief le morbide et le sublime. Michael Vogel danse dans un bain de ténèbres, seul avec les ombres claires de la mort, personnifiées par ses créations d’une rare et mystérieuse beauté.

    Danse macabre
    L’esthétique qui se dégage de ce spectacle se construit peu à peu sous nos yeux ébahis. Une alchimie quasi magique opère entre les différents éléments du spectacle, laissant en bouche le goût de la prose, en tête des images ondulantes. La beauté plastique des personnages et l’atmosphère de ce pays-là font oublier sans peine l’étirement du temps de certains instants où le sens s’absente, notamment lorsque les marionnettes s’effacent pour laisser place à la danse macabre d’un danseur masqué.

    Source: M. Fabre «Mélancolie marionnettique» dans Théâtre le 22 mai 2009
    http://www.theatrorama.com/2009/05/spleen/

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10