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    L'Encyclopédie sur la mort



    Sardanapale

    Eugène delacroixSardanapale est un roi légendaire de Ninive en Assyrie qui aurait vécu de 661 à 631 av. J.-C. Il serait une mythologisation d'Assurbanipal, un roi très cultivé et pacifique. Selon une autre version, Sardanapale serait le frère d'Assurbanipal nommé par le dernier gouverneur de Babylone. Sardanapale avait ensuite intrigué contre Assurbanipal, ce qui avait poussé celui-ci à faire le siège de Babylone pour le punir (650-648). Lorsque Sardanapale sentit la défaite approcher, il décida de mourir avec toutes ses femmes et ses chevaux et fit incendier son palais.

    Le poète anglais Lord Byron a publié en 1821 en Angleterre un drame Sardanapalus, traduit en français dès 1822. Le poème raconte la fin tragique de ce roi légendaire d’Assyrie, qui, voyant le pouvoir lui échapper à la suite d’une conspiration, choisit, lorsqu'il se rendit compte que sa défaite était inéluctable, de se jeter en compagnie de sa favorite, Myrrha, une esclave ionienne, dans les flammes d’un gigantesque bûcher.

    Le poème a inspiré à Eugène Delacroix La Mort de Sardanapale, à Hector Berlioz une cantate, à André Caplet et Maurice Ravel des cantates également, intitulées Myrrha, pour le Prix de Rome en 1901.

    « Quand nous enlevons la vie aux hommes, nous ne savons ni ce que nous leur enlevons, ni ce que nous leur donnons. » (Lord Byron, Sardanapale)
    « Quand vient l'heure de l'adversité, tous deviennent courageux contre celui qui tombe. » (Lord Byron, Sardanapale)

    La scène représentée par Delacroix raconte l’épisode dramatique de la mort du souverain. Le peintre a fourni quelques explications lorsque la toile fut exposée la première fois :

    « Les révoltés l’assiégèrent dans son palais... Couché sur un lit superbe, au sommet d’un immense bûcher, Sardanapale donne l’ordre à ses eunuques et aux officiers du palais d’égorger ses femmes, ses pages, jusqu’à ses chevaux et ses chiens favoris ; aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre. »

    Sources
    « La mort de Sardanapale »
    http://dictionnaire.sensagent.com/La%20Mort%20de%20Sardanapale/fr-fr/

    « Sardanapale (Byron) » visité le 31 janvier 2011
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sardanapale_(Byron)

    Richard R. Temberton, « Ironie et tragédie : le « Sardanapale » de Byron », Romantisme, 1974, vol. 4, n° 7, p. 16-31.
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_1974_num_4_7_4966

    IMAGE

    Eugène Delacroix, « La mort de Sardanapale »
    Musée du Louvre, Paris

    « La peinture est un art de l'espace et que la mort se situe
    dans le temps. Non seulement [...], elle insuffle la vie
    où celle-ci précisément défaille, ce qui explique qu'on puisse écrire
    du célèbre tableau de DelacroixLa mort de Sardanapole
    qu'il est "magnifique de mouvement et de vie" (Encyclopédie Quillet), mais,
    fixant l'instant en une espèce d'éternité, elle se montre
    impuissante à en figurer la nature purement transitoire. »
    (Michel Picard, La littérature et la mort, PUF, « écriture », 1995, p.45)

    © Éric Volant

    Tous droits réervés

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-06-29
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