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    L'Encyclopédie sur la mort



    Santa Muerte

    La Santa Muerte ou La Santisima Muerte (The Saint of Death ou The Holly Death) est généralement représentée par un squelette, couvert d'une tunique de couleur recouvrant également sa tête, tenant d'une main une faux et de l'autre le monde. Sous sa forme féminine, la Santa Muerte est revêtue d'une longue robe blanche et porte une couronne en or sur sa tête. La figuration féminine de la Santa Muerte semble avoir certaines ressemblances avec la Vierge Marie, la masculine a des affinités avec St-Michel Archange.

    On prie la Santa Muerte dans les cas désespérés, c'est-à-dire quand les recours à Dieu, à la Vierge, à Jésus ou à d'autres saints n'ont pas obtenu les résultats espérés. Les personnes gravement malades ou handicapés, les pauvres, les prisonniers, les victimes de l'injustice, les marginaux ou les exclus l'invoquent ainsi que ceux qui cherchent un emploi ou la protection du foyer, bref, tous ceux qui sont dans des situations intenables ou inextricables: pris dans la drogue, le crime, la délinquance, les rivalités.

    Au début, la dévotion à Santa Muerte était pratiquée en privé. La pratique a commencé à évoluer lorsque les fidèles dans le quartier populaire de Tepito, à Mexico City, ont commencé à placer des icônes de Santa Muerte dans la rue. Aujourd'hui, cette dévotion est pratiquée à travers tout le pays et aux États-Unis dans les communautés hispaniques. On estime même à environ deux millions le nombre de ceux qui la vénèrent parmi lesquels on compte des narco-trafiquants et des prisonniers, issus des quartiers défavorisés, mais aussi bien des hommes politiques ou des handicapés que des mères de famille.

    A Mexico, Enriqueta Romero fut la première à dédier publiquement une chapelle au culte de la Santa Muerte, en face de chez elle, au 12 de la rue de Alfarería, dans la Colonia Morelos, l'un des quartiers les plus populaires, mais aussi les plus dangereux. Elle habille et change les vêtements de la Santa Muerte en principe le premier lundi de chaque mois en fonction des saisons et des demandes des fidèles. La signification des couleurs est en fait très occidentale : le rouge pour la passion, le vert pour l'espérance et le blanc et le bleu, couleurs de la Vierge Marie, symbolisent la pureté. Le jour de la fête des morts, la Santa Muerte est vêtue entièrement de blanc, telle une mariée. C'est le jour de dévotion le plus important de l'année.

    Le fondateur de l'«Église catholique traditionnelle», l'évêque David Romo, non reconnu par Rome, a su récupérer les dévots de la Santa Muerte et s'est imposé comme leur chef de fil. S'il s'objecte à la pratique des changements de vêtements et leur signification ésotérique, il refuse, cependant, les accusations de «satanisme» de la part des détracteurs de cette dévotion. David Romo affirme que certains anciens prêtres catholiques se sont reconvertis au culte de la Santa Muerte, qu'il considère comme plus ouvert que celui de l'église catholique. En effet, l'«Église traditionnelle» autorise le mariage des prêtres.

    Récemment, les autorités mexicaines ont levé l'autorisation d'exercer librement le culte à la Santa Muerte. Le chef de l'Église catholique traditionnelle n'a pas manqué de crier au scandale et à la conspiration de la part de l'Église catholique mexicaine, du gouvernement et des plus hautes instances du Vatican. Pourtant de nombreux catholiques mexicains considèrent la Santa Muerte comme une sainte catholique supplémentaire et lui attribue des titres comme «Notre Dame des ombres», «Notre Dame Noire», «Notre Dame Blanche», «Petite Sainte». L'église catholique romaine montre une relative compréhension face à ce phénomène en estimant que cette pratique est plutôt une «superstition», liée en grande partie à la situation économico-politique du pays.

    Du point de vue anthropologique ou sociologique, on peut dire que le culte de la Santa muerte s'est développé dans un pays où règne une culture de la mort. Le culte de la Santa Muerte lui-même n'est pas mortifère, car il est orienté vers la vie et la libération, la santé et le bonheur, l'amour et la protection des gens de milieu modeste. Mais il est né au creux de la crise sociale qui affecte le Mexique contemporain où la mort s'actualise de plusieurs manières: meurtres, assassinats, drogue, torture, viol.

    Du point de vue historique, le culte contemporain de la Santa Muerte a pris son essor de la sorcellerie dans l'état de Veracruz depuis les années 1960. Mais il est lié aux célébrations populaires de la Fête des morts* du premier novembre où foi chrétienne et manifestations folkloriques forment un mélange de joyeuse extase. Cependant, la figure de la Santa Muerte plongerait ses racines dans les croyances préhispaniques des Aztèques qui vénéraient le dieu de la mort appelé Mictlantecuhtli* et son épouse Mictecacihuatl

    «La Santísima muerte» http://www.monmexique.com/santa-muerte.htm

    «Santa Muerte» http://www.statemaster.com/encyclopedia/Santa-Muerte

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-18

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