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    L'Encyclopédie sur la mort



    Rostand Maurice

     

    Rostand MauriceMaurice Rostand, romancier et dramaturge français, né à Paris 17 le 26 mai 1891 et mort à Ville d'Avray le 21 février 1968. Fils aîné d’Edmond Rostand, auteur de Cyrano de Bergerac, et de Rosemonde Gérard, poétesse et auteur de La vie amoureuse de Mme de Genlis. Frère de Jean Rostand, biologiste et écrivain pacifiste et mondialiste. Lors de la séparation de ses parents, il suivra sa mère à Paris et lui demeurera profondément attaché en formant avec elle un couple excentrique. Il écrit en collaboration avec sa mère Un bon petit diable et La marchande d’allumettes. Il fonda avec Jean Cocteau et François Bebouard la revue Shéhérazade. En poésie, il nous laisse Les insomnies et Morbidezza. En théâtre, il écrit plusieurs pièces dont Europe suivi de l’Archange et Le procès d’Oscar Wilde, mais la plus retentissante est La gloire. Il est aussi l’auteur de Confession d’un demi-siècle et L’ange du suicide. L’homme qui devint femme est un roman inspiré par le cas du transsexualisme du peintre danois Eimar Wegener qui fut opéré à Dresde en Allemagne et se fit appeler Lili Elbe. À ses propres yeux, son «roman préféré» est Le cercueil de cristal où il exprime son obsession du père dont «il se souvient des baisers, pas de la tendresse» et dont le front est «si vaste que l’atmosphère en était comme solennisée».

    Dans La gloire, il s’écrie: «Le courage qu’il faut, grand homme que voilà, pour être votre fils et n’être que cela!» Dans ses écrits, il affirme ouvertement son homosexualité* et notamment dans Le cercueil de cristal, il craint que «le bruit de ma vie devait atteindre mon père» et confesse: «je n’ai pas transmis de flambeau, je refuse de donner la vie». Il regrette d’être né et, promis à un grand destin, il ne peut que désespérer «de tout qu’après avoir tout espéré». Après son suicide, son corps est inhumé près de celui de sa mère au cimetière de Passy (M. Migeo, Les Rostand, Paris, Stock, 1973). L’ange du suicide (Paris, Flammarion, 1926) est le récit du suicide d’un adolescent* qui a lieu dans la villégiature dorée de Biarritz en 1920. Dans ce livre, le panégyrique des suicidés, à forte résonance religieuse, s’investit de puissance tragique dans la perspective de la mort volontaire de l’auteur. «Ceux-là sont à Moi, dit Dieu, le plus à Moi… Oui, comme tous les condamnés, les suicidés sont à Moi. Car celui qui a toute la douleur humaine, et qui, pour terminer son lot, doit aller jusqu’à s’enlever à lui-même cette toute petite chose qu’il avait: la vie, sa pauvre vie… celui-là est à Moi. Heureusement, Je viens tout de suite… Il vient à peine d’achever ce geste… à l’instant… Je suis là, et Mes deux Bras grands ouverts.»

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    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-18
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