• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Platon

    Remacle. bloodwolfPhilosophe grec, considéré comme un des premiers grands philosophes de la culture occidentale. C’est dans Phédon, 62b, qu’il fait dire à son maître Socrate* dans un dialogue avec Cébès: «La doctrine qu’on enseigne en secret [orphisme] sur cette matière [suicide], que nous autres hommes nous sommes comme dans un poste, d’où l’on n’a pas le droit de s’échapper ni de s’enfuir, me paraît trop relevée et difficile à élucider; mais on y trouve au moins une chose qui est bien dite, c’est que ce sont des dieux qui s’occupent de nous et que, nous autres, hommes, nous sommes un des biens qui appartiennent aux dieux. […] Toi-même, si l’un des êtres qui sont à toi se tuait lui-même, sans que tu lui eusses notifié que tu voulais qu’il mourût, ne lui en voudrais-tu pas, et ne le punirais-tu pas, si tu avais quelque moyen de le faire? Si l’on se place à ce point de vue, peut-être n’est-il pas déraisonnable de dire qu’il ne faut pas se tuer avant que Dieu nous en impose la nécessité, comme il le fait aujourd’hui pour moi» (Phédon, Paris, Garnier-Flammarion, 1965, p. 99-110). Par la bouche de Socrate, Platon se sert de l’analogie de l’appartenance de l’esclave à son maître pour montrer la relation des humains avec Dieu et pour condamner le suicide. En tant que prisonnier de Dieu, l’être humain ne peut s’évader de ce monde avant d’avoir servi toute sa sentence. Si la connaissance de toute chose ne peut être atteinte que par la mort (Phédon, 66e), il convient à l’homme de désirer se libérer de son corps. Or, il ne peut le faire, car il doit contribuer au bien-être de la société. Les seules exceptions que Platon concède sont une disgrâce, une calamité extrême, le cas où l’on s’enlève la vie par ordre de l’État et celui où on souffre d’un mal moral indépassable qui pousse, par exemple, à la déprédation des temples (Lois, ix, 854b-c).

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-15
    Loading

    Documents associés

    • Le mythe d'Er
    • 614c Ce n'est point, dis-je, le récit d'Alkinoos que je vais te faire, mais celui d'un homme...