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    L'Encyclopédie sur la mort



    Pantani Marco

    Marco Pantani, né le 13 janvier 1970 à Cesena, mort le 14 février 2004 à Rimini est un coureur cycliste italien, qui fut l'un des meilleurs grimpeurs de l'histoire du cyclisme sur route. Il a notamment remporté le Tour de France 1998 et le Tour d'Italie 1998. Il fut impliqué dans la célèbre Affaire Puerto (La police espagnole l'a identifié sous le pseudonyme PTNI) .Devenu une sorte de « mouton noir » du cyclisme, il sombre peu à peu dans le doute, la solitude, la dépression, les mauvaises fréquentations puis la drogue. Le 14 février 2004, il est retrouvé mort des suites d’un œdème cérébral et pulmonaire dans une chambre d'hôtel de Rimini en Italie. Il y était reclus depuis plusieurs jours. Les meubles étaient renversés et Pantani était blessé au visage. L'autopsie révèle que la mort fut causée par une surdose de cocaïne. Peu après la mort du coureur, le journaliste Mario Pugliese, qui avait réalisé la dernière interview du champion pour la Voce di Romagna, affirma avoir perçu le malaise du Pirate. Plus de trois ans après la disparition de Marco Pantani, la mère du champion a demandé l'ouverture d'une nouvelle enquête. Elle estime entre autres que l'heure de sa mort n'est pas claire. Un livre sorti en 2007 sur l'affaire Pantani soulève lui aussi de nouveaux doutes quant à la thèse officielle de l'overdose.

    Voici quelques extraits d'un article « La mort de MARCO PANTANI. Les dernières heures de solitude de Marco Pantani »,
    mardi 17 février 2004.
    http://www.velochronique.com/chroniques/article.php3?id_article=119

    qui démontre que le grand cycliste est passé de la gloire à la solitude extrême :

    « Sur le site de Marco Pantani, on peut lire ce témoignage touchant d’un de ses amis : "Je suis à peine rentré de Rimini. Nous avons participé à l'identification du corps : Marco était nu, seulement couvert d'un drap, le visage serein, le bouc soigné, une ébauche de sourire. Je lui ai pris la main et je l'ai caressé. J'ai pris son visage entre mes mains, je lui ai dit : je t'en prie, réveille-toi Marco, réveille-toi Marco". Cette personne poursuit ainsi : "Je ne crois pas qu'il se soit donné la mort. Je crois qu'il s'est retrouvé seul et qu'il a eu un malaise, peut-être avait-il abusé des antidépresseurs ces derniers temps. Peut-être est-il tombé et s'est-il cogné la tête contre le sol. Seule l'enquête et l'autopsie nous permettront de dire ce qui s'est passé. Je suis sûr qu'il ne prenait ni cocaïne, ni rien de ce genre. Ils nous ont rendus fous, ça a été terrible !"

    [...]

    Le dernier contact de Pantani avec le monde aurait été un coup de fil passé à la réception de l’hôtel où il séjournait, autour de onze heures du matin le samedi 14 février. On sait par ailleurs que Marco annonçait chaque jour auprès de l’hôtel qu’il prolongeait encore son séjour. Séjour cloîtré. Le dernier contact direct avec des gens, le coureur l'aurait eu le soir du 13 février avec quelques joueurs de basket de Rimini qui logeaient dans la chambre voisine, peu de temps avant d'aller au lit. Le médecin légiste ayant estimé la mort de Marco à 16 heures samedi 14 février, la vie du champion demeure un vide pour ces quelques heures de solitude, ces dernières heures que Marco a passées seul avec lui-même dans un état probable d’une détresse infinie. Des feuillets ont été retrouvés dans sa chambre, d’après une source policière, mais il ne s’agirait pas d’une lettre de suicide, plutôt des considérations désabusées sur le cyclisme et sa descente aux enfers. On y peut lire qu’il se sent incompris de tous, jusque par sa propre famille, qu’il se sent victime d’un complot, et peut-être cette phrase : "Je suis resté seul"

    [...]

    Alors quoi ? On n’est pas dans la tête d’un homme désespéré, on ne sait pas ce qui préside véritablement à son mal-être, mais nous, nous savons bien que ses tourments de champion martyrisé n’y est pas étranger. L’acharnement médiatico-judiciaire mené sans ménagement contre un homme qui a payé pour un système fait absolument fi de ce que peut être la vérité et de ce qu’est un être humain. Pantani est tombé, semble-t-il, parce qu’il fallait bien qu’il tombe, lui la forte tête, qui parlait plus haut que les sponsors, lui qui a peut-être eu en effet des résultats sanguins irréguliers, mais sur qui les foudres se sont abattues comme le ciel tombe sur les Gaulois.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-02