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    L'Encyclopédie sur la mort



    Nabokov Vladimir

    Vladimir Nabokov« Je suis un écrivain américain, né en Russie et formé en Angleterre où j’ai étudié la littérature française avant de passer quinze années en Allemagne ». Ces quelques mots, jaillis de la plume de Nabokov, résument bien l'originalité plurielle de son parcours et de sa personnalité. « La nostalgie de Nabokov, qui le pousse à retourner, se combine avec sa quête de l’alibi, qui se trouve toujours ailleurs, pour situer l’exilé dans un « entre-deux langues », dans un « entre-deux mondes » [...], ni ici ni ailleurs, rappelant la figure de Janus, dieu qui regarde à la fois vers le futur et vers le passé, vers l’orient et vers l’occident ».

    Monica Oancea, « La construction imaginaire de l’ailleurs chez Vladimir Nabokov » http://www.univ-paris8.fr/dela/etranger/pages/1-4/Oancea.pdf

    Né à Saint-Pétersbourg le 22 avril 1899, décédé à Montreux (Suisse) le 2 juillet 1977. Issu d'une famille aristocratique russe et fils d'un père élu à la première Douma russe puis ministre du gouvernement Kerensky, Nabokov connaît une enfance heureuse. La Révolution russe contraint la famille Nabokov à s'exiler à Berlin. Après l'assassinat de son père par des monarchistes russes, et, face à la montée du nazisme, Nabokov et son épouse Véra Slonim, elle-même juive et qui lui à donné un fils, Dimitri, quittent l'Allemagne en 1936 pour s'installer à Paris, puis à Londres et enfin aux États-Unis où il est naturalisé américain en 1945. Il enseigne à l'université de Stanford et est chargé de l'organisation de la collection de papillons du Museum of Comparative Zoology de l'Université Harvard. Il quitte en 1961 les Etats-Unis et s'installe au Palace Hôtel de Montreux, en Suisse, où il résidera jusqu'à sa mort en 1977.

    Autres Rivages, seul livre rédigé d'abord en français en 1936 et publié en 1951, est un récit de ses souvenirs d'enfance où il célèbre la grandeur de son père. Mais il est aussi une réflexion sur le conflit entre l'homme et l'artiste. Lolita en 1955 est un roman qui fait scandale, mais est reconnu par la critique comme un chef-d'œuvre.

    Voici quelques extraits de Autres Rivages (Paris, Gallimard, 1987) dans lesquels Nabokov s'exprime sur la mort:

    Liens entre sommeil et mort, deux formes de rupture:
    «Toute ma vie j'ai eu du mal à m'endormir. J'ai beau être très fatigué, la rupture violente avec la conscience me répugne indiciblement... (p. 108)

    Il se représente «le paradis comme un lieu où un voisin n'ayant pas sommeil lirait un livre interminable à la lumière d'une bougie éternelle» (p. 110)

    Présence muette et distante des morts. La mort, honte et souillure:
    «Chaque fois que dans mes rêves je vois mes morts, ils paraissent toujours silencieux, gênés, étrangement abattus, tout à fait différents des êtres pleins d'animation qu'ils étaient et que j'aimais. Je prends conscience, sans aucun étonnement, de leur présence dans des endroits où ils ne sont jamais allés durant leur vie terrestre, dans la maison de quelque mien ami qu'ils n'ont pas connu. Ils sont là, assis à l'écart, regardant le parquet, les sourcils froncés, comme si la mort était une noire souillure, un secret de famille honteux.» (p. 52)

    Regard au-delà de la mort, instant d'éternité et ouverture:
    «Ce n'est certainement pas alors - pas dans les rêves - mais quand l'on est bien réveillé, aux heures de joie robuste et d'accomplissement, sur la plus haute terrasse de la conscience, que l'on a une chance de plonger le regard au-delà des limites de la mortalité. Et bien que l'on ne puisse pas voir grand'chose à travers la brume, l'on a pourtant le radieux sentiment de regard dans la bonne direction.» (p. 52)

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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