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    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Marion Charles

    Victime d’un enlèvement dont les médias* et une certaine opinion publique le considérèrent comme complice, sans doute à tort, Marion est resté profondément blessé par cette aventure médiatique. Directeur de la caisse populaire Sainte-Jeanne-d’Arc à Sherbrooke (Québec), il fut pris en otage par des ravisseurs armés, qui réclamèrent une rançon d’un million de dollars. Après avoir passé quatre-vingt-deux jours de captivité dans un réduit creusé en pleine forêt, il fut libéré par les malfrats à l’aéroport de Sherbrooke à East-Angus contre une somme de cinquante mille dollars, empruntée par son fils à la caisse populaire. Il n’a pas été en mesure de reprendre son travail.

    Quand, lors du procès de ses ravisseurs, le juge proclame son innocence, il dit: «Je suis déjà mort une fois et maintenant, c’est comme si j’avais une seconde vie. J’aurai eu deux vies, peu de gens peuvent s’en vanter» (entrevue accordée à La Presse en 1983). En décembre 1999, vingt-deux ans après son cauchemar, il s’est suicidé dans le petit chalet où des criminels masqués lui avaient recouvert la tête d’une taie d’oreiller et braqué un fusil sur la nuque, le 6 août 1977. La mort volontaire de Marion est vraiment celle d’un infortuné, c’est-à-dire la mort de quelqu’un qui a le sort contre lui et qui, durant et après son enlèvement, n’a pu jouir de la compassion ni des autorités ni du public en général. Marion a été victime* de l’injuste pouvoir médiatique et il en est mort.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-18
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