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    L'Encyclopédie sur la mort



    Lucain

    LucainNeveu de Sénèque*, poète romain auteur de Pharsalia, épopée qui est un chant de liberté faisant l’éloge du courage des militaires dans les guerres civiles. Il y raconte, entre autres, les exploits des soldats s’exposant volontairement à une mort certaine, durant le siège de Marseille par César. Il y présente Cornélia, épouse de Pompée, qui appelle la mort de tous ses vœux (ix, 106 et suiv.). Il y célèbre la mort glorieuse du Sanctus Cato*, héros de la liberté* (ii, 382, vi, 311, et surtout ix, 18-41). Lui-même meurt en s’ouvrant les veines, suicide imposé par l’empereur Néron en 65 comme un des meneurs de la conjuration de Pison avec Sénèque*, Gallion et Pétrone.

    À Rome, l’institution judiciaire, connue déjà sous l’Empire sous le nom de liberum mortis arbitrium, accordait à un accusé reconnu coupable d’un crime pouvant entraîner la peine capitale le privilège de choisir son mode d’exécution, notamment de s’exécuter lui-même. «Il évitait ainsi la décapitation ou l’exécution publique; la damnatio memoriae n’était pas prononcée; les funérailles* rituelles étaient accordées à sa dépouille mortelle; ses biens échappaient à la confiscation qu’entraînait toute condamnation capitale. Seul l’empereur était habilité à l’accorder» (Y. Grisé, Le suicide dans la Rome antique, p. 79). Au moment de rendre l’âme, Lucain récita des versets de sa Pharsale (iii, 635-642). Au sujet des moyens* pour accomplir le suicide, trois textes de la Pharsale témoignent de la faveur populaire du suicide par pendaison (ii, 154, vi, 543-544, ix, 107). Cependant, Lucain raconte comment le père d’Argus se précipite dans les flots, «son épée tout entière plongée en son sein» (iii, 748-750). Cette double modalité de mourir volontairement, glaive et noyade, peut s’interpréter comme une façon de soustraire complètement son corps aux vainqueurs, bien que l’on s’exposât ainsi à la pâture des monstres marins et que l’on se privât des rites funéraires de la sépulture. Caecilius Scipion mourut ainsi après la défaite de Thapsus en 46 avant notre ère. C’est à la plume de Suétone (69-126) que l’on doit la vie de Lucain, dans De viris illustribus (Des hommes illustres).

     

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    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-16
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