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    L'Encyclopédie sur la mort



    Lémures (Les)

    C'est en mai de chaque année que les ancêtres des Romains étaient censés sortir de leur tombeaux et de revenir dans leurs résidences d'autrefois. On les appelle les «Lémures» et les festivités en leur honneur Lémuria. Voici la description que Michel Meslin en donne dans L'Homme romain:

    C'est au mois de mai, le 9, le 11 et le 13, que les ancêtres, sous le nom des Lémures, sortaient de leur tombeaux et envahissaient la zone urbaine, revenant dans les maisons où ils avaient vécu. Il fallait apaiser ces âmes silencieuses, revenues hanter les lieux familiers, par un rituel dont les espaces magiques révèlent l'ancienneté. Au milieu de la nuit, le père de famille se lève, pieds nus, et fait un signe avec le pouce au milieu de ses doigts joints, pour qu'aucun revenant ne vienne à sa rencontre. Par ce geste obscène, encore employé en pays méditerranéen, far la fica, il s'assure une protection magique. Puis, il se purifie les mains dans une eau courante. Il prend ensuite dans sa main des fèves noires, les mâche et les crache derrière lui en détournant les yeux et en prononçant la formule rituelle: «Je jette ces fèves et par elles je me rachète, moi et les miens.» Neuf fois de suite il répète ce geste et redit ces paroles sans jamais regarder derrière lui, car l'ombre qui le suit ramasse les fèves. De nouveau il se purifie avec de l'eau et fait tinter un objet de bronze pour effrayer les revenants qu'il prie de quitter sa demeure. Quand il a dit neuf fois: «Mânes de mes pères, sortez», alors seulement il se retourne, convaincu d'avoir bien accompli ce rite (Ovide, Fastes, V, 429-444). Il ressort clairement de ce rituel que le vivant ne peut écarter les Lémures qu'en les régalant de fèves noires, habituelle offrande aux puissances chthoniennes. Cette offrande agit comme un rite de substitution: sans elle le revenant entraînerait dans le monde des morts un membre de la famille.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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    Notes

    Michel Meslin, L'homme romain des origines au 1 ier siècle de notre ère, Bruxelles, Éditions Complexe, 1985, p. 48-49.