• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    L'Égypte, la Grèce et l'École d'Alexandrie

    Théophile Obenga, L'Égypte, la Grèce et l'École d'Alexandrie. Histoire interculturelle dans l'Antiquité. Aux sources égyptiennes de la philosophie grecque. Paris, Gif-sur-Yvette, Khepera et Paris, L'Harmattan, 2010, 261 avec planches hors-textes (I-XXIX)

    Avant-propos

    Dans cet ouvrage d'histoire culturelle dans l'Antiquité, les questions importantes suivantes sont traitées :

    1. le rôle éducateur de l'Égypte pharaonique vis-à-vis de la Grèce ancienne,

    2. l'école d'Alexandrie,

    3. les mots grecs d'origine égyptienne.

    Isocrate (436 - 338 av. notre ère), orateur athénien, dans son ouvrage Busiris, et Plutarque (vers 50 - vers 125), écrivain grec qui voyagea en Égypte, dans son Isis et Osiris, font, l'un et l'autre, un éloge non mitigé de la civilisation pharaonique, en insistant sur la sagesse égyptienne qui a nourri bien des religions et des philosophies sur le pourtour de la Méditerranée, notamment la « pensée grecque ».

    L'archéologie confirme largement cette influence civilisatrice de l'Égypte sur le monde grec dans son ensemble. Les fouilles du Professeur V. KARAGEORGHIS à Chypre, dans les années 80, apportent des témoignages irrécusables. La numismatique ne contredit pas les mythes qui font de Delphos, le fondateur de Delphes au pied du Parnasse, un roi nègre (travaux d'Ernest BABELON, 1907-1914).

    Il est alors évident, sur la base de faits variés et vérifiables, que la civilisation pharaonique a rayonné sur bien d'autres mondes voisins (Canaan, Phénicie, Chypre, Crète, Syrie antique, Grèce, Asie Mineure). Toute l'Europe méridionale, des Balkans aux Pyrénées, a adoré la divine Isis, seule déesse vraiment internationale dans l'Antiquité païenne.

    De façon plus précise, nous examinons, scrupuleusement, textes à l'appui, l'éducation de l'intelligentsia grecque, de Thalès à Aristote, dans la Vallée du Nil égyptienne, par des savants de ce pays. Cheikh Anta DIOP lui-même a consacré de longs travaux sur cette question fondamentale.

    Il est tout naturellement fait appel à l'étymologie, à la linguistique (phonétique surtout à la philologie pour traiter des mots grecs d'origine égyptienne. Il faut peut-être préciser rapidement que la philologie, encore balbutiante en Afrique noire, est la science des documents écrits, sous l'angle de leur étude critique, de leurs rapports avec la civilisation, de l'histoire des mots et de leur origine. Au chapitre 18 de Civilisation ou Barbarie (Paris, Présence Africaine, 1981, p 479- 482), Cheikh Anla DIOP propose, pour la première fois en Afrique, la méthode que l'on pourrait suivre avec profit dans cette recherche des mots égyptiens qui ont passé en grec.

    Au fond de toute cette démarche historique, il y a l'intention, avouée, de faire bénéficier l'histoire culturelle dans l'Antiquité de nouvelles approches à propos du dossier « Égypte ancienne et étrangers » où les tendances conservatrices l'emportent bien souvent, falsifiant ainsi l'écriture de l'histoire égyptienne dans ses rapports avec d'autres peuples, étrangers à l'Afrique.

    ll s'agit donc de revenir sur ces tendances chauvinistes et ethnocentristes, dans une attitude de vérité historique et surtout de réconciliation de l'homme avec toute l'histoire.

    La conclusion générale de cet ouvrage insiste précisément sur cette leçon d'histoire interculturelle, dans un monde qui sent de plus en plus la nécessité de son unité humaine, l'urgence d'un fécond discours culturel planétaire.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10
    Loading