• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Laon Anselme de


    Anselme de Laon « Loué par ses contemporains et critiqué par le seul Pierre Abélard, Anselme de Laon (entre 1030 et 1050 - 15 juillet 1117) constitue l'une des figures majeures de la « Renaissance du XIIe siècle ». Anselme n'est pas seulement l'auteur probable de gloses et de commentaires bibliques, il est aussi le rédacteur de sentences théologiques à la diffusion manuscrite non négligeable. Afin de comprendre cette figure magistrale, il convient de restituer la carrière d'Anselme, de suivre la transmission de ses sentences théologiques et d'étudier la constitution des recueils rattachés à son enseignement. Il devient alors possible de montrer la manière dont un maître aussi prestigieux a fait école, de son vivant et jusque dans les dernières décennies du XIIe siècle ( Cédric Giraud, Per verba magistri. Anselme de Laon et son école au XIIe siècle, « Bibliothèque d'histoire culturelle du Moyen Âge (BHCMA 8) »,Turnhout, Brepols, 2010, 631 pages.).

    Ce qu'Abélard raconte des enseignements d'Anselme

    « ... je reviens en France, principalement dans l'intention d'étudier la théologie, que le même Guillaume de Champeaux enseignait après beaucoup d'éclat dans son évêché de Châlons. Il avait eu pour maître dans cette science Anselme de Laon, depuis longtemps regardé comme le plus grand théologien de ce temps.

    J'allai donc entrendre Anselme. Ce vieillard devait sa grande réputation plutôt à la routine qu'à son génie. Si vous alliez frapper à sa porte et consulter sur quelque difficulté, vos doutes s'augmentaient et vous reveniez plus incertain qu'avant. Admirable aux yeux d'un auditoire, il était nul en présence d'un adversaire. Il avait une merveilleuse abondance de langage, mais sous ses belles paroles le sens était vide et pauvre de raison. Lorsqu'il allumait son feu il remplissait sa maison de fumée, il ne l'éclairait point. Son arbre, tout en feuillage touffus, présentait de loin un aspect imposant; mais quand on venait à l'examiner de plus près, on le trouvait stérile. Je m'en étais approché pour recueillir du fruit; je reconnus que c'était le figuier maudit par le Seigneur, ou le vieux chêne auquel Lucain compare Pompée dans ces vers :

    "L'Ombre d'un grand nom était seule debout, comme un chêne altier dans une campagne fertile. "

    Une fois désabusé, je ne restai pas longtemps oisif sous son ombre. Je n'assistait plus que rarement à ses leçons, et cette inexactitude blessait les principaux disciples d'Anselme comme une marque de mépris pour un tel docteur. Ils l'excitèrent donc sourdement contre moi, et leurs perfides suggestions m'en firent un ennemi.

    [...]; mais les calomnies d'Anselme et sa rancune jalouse tournèrent en mon honneur et ses persécutions ne firent qu'accroître ma renommée. » (Abélard, Hisoire de mes malheurs, traduit du latin par M. R. L'Abbé, révision de la traduction, notes et postface par Jérôme Vérain, Éditions de Mille et une nuits, 2001, p.13 - 17)


    Voici l'épitaphe gravée sur sa tombe à l'abbaye Saint-Vincent de Laon :

    « Il dort en ce tombeau le très illustre maître Anselme
    À qui par les pays et les climats du vaste monde
    Ont valu partout la célébrité, partout la louange
    Foi sans défaut, doctrine féconde, vertu respectable
    Vie lumineuse, main généreuse, action prudente
    Éloquence agréable, fermeté vigilante, correction indulgente
    Sagesse dans le conseil, modestie, prévenance et douceur
    Mais ces dons que lui amassa largement la grâce de Dieu
    Le sombre juillet les a dispersés au néfaste jour des ides
    Puisqu'elle fut sa force dans la vie
    Que la grâce l'accompagne dans la mort ».

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
    Loading