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    La possibilité d'une île

    Date de sortie cinéma : 10 septembre 2008
    Film déjà disponible en DVD depuis le 17 mars 2009

    Réalisé par Michel Houellebecq
    Avec Benoît Magimel, Ramata Koite, Patrick Bauchau, plus

    Long-métrage français. Genre : Divers
    Durée : 1h25 min Année de production : 2007
    Distributeur : Bac Films

    D'après le roman Michel Houellebecq, La possibilité d'une île, Paris, Fayard, 2005 (Prix Interallié).

    Synopsis
    Fils d'un gourou d'une secte dérisoire, Daniel fait des mots croisés en attendant que sa vie prenne un sens. Il traîne. Silencieusement. Indifférent finalement aux transports du monde actuel. A ses loisirs comme à ses peines.
    Daniel 25 l(vingt-quatrième descendant, par reproduction artificielle, de Daniel1) vit silencieusement dans une cellule souterraine, rivé sur les images satellite d'un monde extérieur désert, contaminé, dévasté par des guerres* ethniques et religieuses qui ont conduites à des conflits nucléaires, des épidémies incontrôlables, et surtout, des catastrophes climatiques d'une ampleur inédite. Comment Daniel1 a-t-il rendu possible Daniel 25 ? Peut-être en passant par une île, un territoire isolé sur lequel Daniel1 se posant enfin des questions sur l'avenir du monde, admet l'hypothèse scientifique et biologique d'une possible éternité* humaine. Peut-être en étant le premier à accepter de disparaître au profit d'un autre lui-même, un mutant, un "surhomme". Un survivant à tout. Mais seul, quel est le sens de la survivance ?

    Commentaire
    «En tant que spectateur, nous savons cependant dès les premières images de La possibilité d’une île que les plans du prophète se concrétiseront puisque le montage alterne entre deux temporalités, celle du présent où l’on suit l’évolution de la secte et celle d’un futur post-apocalyptique où le clone de Daniel, enfermé dans sa grotte, lit les mémoires de son enveloppe originale et découvre avec nous son cheminement. La deuxième partie du film est entièrement consacrée à ce personnage qui décide de quitter la sécurité de sa résidence pour affronter un monde hostile dans le but d’aller à la rencontre d’une femme dont il est amoureux. Ce geste a le potentiel d’avoir d’immenses répercussions sur le nouvel ordre évolutif et planétaire établi par la secte il y a si longtemps, pouvant même carrément l’anéantir. À son insu, le clone récupère son humanité car il décide enfin d’exister par lui-même, d’avoir sa propre histoire et de connaître les émotions desquelles ses ancêtres ont tenté de le protéger. Parmi les signes de ce retour à l’état d’origine, le fugitif signale par le biais de la voix off qu’il n’a jamais ressenti l’impression aussi forte d’être aimé. De plus, il n’est pas anodin que le seul être vivant qu’il croise lors de son périple soit le meilleur ami de l’homme, un chien. Bien que l’animal soit sauvage, il retrouve immédiatement sa fidélité ancestrale en voyant le clone et se lie naturellement à lui. Il demeure ainsi son compagnon jusqu’à la fin du film. La rencontre avec cette femme désirée qui fait jaillir en lui le sentiment amoureux permettrait une victoire de la vie sur l’immortalité* et ramènerait un cycle reproductif millénaire auquel on ne peut échapper… si, bien sûr, pareille rencontre a lieu. Houellebecq conclut son film avec une surprenante absence de dénouement. Après une longue errance, les deux clones semblent enfin être près l’un de l’autre. La femme déclenche une chute de rochers que la copie de Daniel entend. Houellebecq nous présente alors un plan de la femme cherchant autour d’elle la présence de l’être cher. Son regard fatigué se promène sans cesse, mais vu son absence de réaction, on saisit que rien n’attire son attention. Surgit ensuite un fondu au noir accompagné du générique de clôture. Nous entendons toujours les pas de la femme sur le sol rocailleux et soudainement, l’image réapparaît pour nous montrer la même chose, soit la clone poursuivant toujours sans succès ses recherches. Le générique continue d’apparaître par-dessus ce plan qui disparaît finalement par le biais d’un nouveau fondu au noir. Les clones seront-ils réunis et leur amour se consommera-t-il ? Cela ne peut être que matière de débat entre cinéphiles, qui demeurera sans réponse. Chez Houellebecq, le doute est notre seul outil pour arpenter le futur, ce qui, à bien y penser, s’avère philosophiquement logique. La science-fiction ne peut présenter quoi que ce soit de véritablement définitif ou concret, il s’agit toujours d’hypothèses, même si celles-ci sont habituellement dissimulées derrière le masque de la prophétie. («Sur La possibilité d’une île. Oublier Houellebecq» par Simon Laperrière, mardi 8 décembre 2009 , Hors champ, janvier 2010)

    http://www.horschamp.qc.ca/OUBLIER-HOUELLEBECQ.html

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10
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