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    L'Encyclopédie sur la mort



    La chambre verte

    François Truffaut (1932-1984), La chambre verte, 1978,

    35 mm, couleurs, 94 minutes.

    Générique
    scénario : F. Truffaut et J.Gruault d’après L’autel des morts, La bête de la Jungle et Les amis des amis d’Henry James.
    Images : Nestor Almendros
    Son : Michel Laurent
    Musique : Maurice Jaubert
    Montage : Martine Barraqué
    Interprétation : François Truffaut (Julien Davenne), Nathalie Baye (Cécilia), Jean Dasté (Bernard Humbert), Jean-Pierre Moulin Gérard Mazet), Patrick Maléon (Georges), Jane Lobre (Mme Rambaud).

    Production : Les Films du Carrosse, Les Productions Artistes Associés.

    Nous sommes en 1928. Dans une petite ville de l’Est de la France, Julien Davenne mène une vie discrète auprès de sa gouvernante et de Georges, un enfant sourd-muet. Marqué par les affrontements de la première guerre, Julien montre à Georges, sur une lanterne magique, des images de soldats disparus. Obsédé par le souvenir de son épouse décédée, il aménage une chambre entièrement vouée au culte de la défunte. Rédacteur au journal Globe, Julien devient un spécialiste des notices nécrologiques. Il restaure aussi une chapelle abandonnée dans la proximité d’un cimetière. Cécilia, rencontrée dans une salle des ventes, vient l’aider dans ce travail. Une relation personnalisée se développe entre eux jusqu’au jour où il découvre qu’elle fut la maîtresse du ministre Massigny, son ancien ami dont il a rédigé une notice nécrologique. Dès lors, Julien se retire chez lui et se laisse mourir. Lorsque Cécilia lui écrit un billet pour lui révéler son amour, il la rejoint dans la chapelle au milieu des cierges allumés et meurt.

    Habitant et construisant ainsi sans cesse des lieux de mémoire, Julien vit hors du temps en mêlant le passé et le présent, la vie et la mort, les vivants et les morts. Il ne parvient pas à se séparer de ces chers disparus, ni à s’engager dans un travail de deuil* qui le rendrait apte à assumer la réalité. Cécilia, par contre, consciente du temps qui passe, estime que l’oubli est nécessaire dans la vie. Aux yeux de Truffaut, ce film «n’est ni déprimant, ni morbide, ni triste. C’est l’idée que la force du souvenir, de la fidélité et des idées fixes est plus forte que l’actualité. Ça ne doit pas être soumis aux caprices. Ne pas se détacher des choses et des gens dont on ne parle plus : continuer à vivre avec, si on les aime. Je refuse d’oublier.»

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-16

    Notes

    Sources : Anne Gillain, François Truffaut, le secret perdu, Paris, Hatier, 1991 ; François Truffaut, Les films de ma vie, Paris, Flammarion, 1975 ; «Truffaut grand écran» www.premiersplans.org/ ; «La chambre verte», François Truffaut , 1978, http://www.cineclubdecaen.com/.