• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Hope Laurence

    Adela Florence Cory, poète anglais qui écrivait sous le pseudonyme de Laurence Hope, est née le 9 avril 1865 à Stoke Bishop, Gloucestershire, Angleterre. Elle la deuxième des trois filles du Colonel Arthur Cory et de Fanny Elizabeth Griffin. Son père étant l'éditeur à Lahore du Civil and Military Gazette, Adela fut élevée par de la parenté demeurée en Angleterre. England. Elle part toutefois pour India in 1881 pour y rejoindre son père. Ses soeurs Annie Sophie Cory et Isabel Cory poursuivent, elles aussi, des carrières d'écrivains. Annie publie ses romans populaires sous le nom de Victoria Cross, tandis qu'Isabel assiste son père et lui succède comme éditrice de la Sind Gazette.

    En Avril 1889, Adela épouse le colonel Malcolm Hassels Nicolson, commandant du 3° Baluchi Regiment. Linguiste talentueux , celui-ci initie sa femme, deux fois plus jeune que lui, aux coutumes et à la cuisine indienne. Il n'est donc pas étonnant que le couple jouis de la réputation d'être excentrique. Ils vivent à Mhow pendant une dizaine années. On dispose de très peu de données biographiques d'Adela. L'on sait que, après le décès de Malcolm à la suite de l'opération de la prostate elle se donne la mort par empoisonnement à l'âge de 39 ans, le 4 Octobre 1904 à Madras. Son fils Malcolm publiera les Selected Poems de sa mère en 1922.

    En 1901, Adela alias Laurence Hope publie Garden of Kama, qui sera édité aux États-Unis en 1902 sous le titre de India's Love Lyrics. L'oeuvre se présente comme un hymne d'amour adressé par un homme à sa bien-aimée. L'auteure essaie d'ailleurs de faire passer ses vers comme des traductions de chants lyriques empruntés à la tradition poétique indienne. Or, même si ses poèmes s'inspirent des images et des symboles des poésies traditionnelles de la frontière Nord-Ouest de l'Inde et de la poésie des Sufis de l'Iran, son oeuvre est authentique et chante la peine d'un amour sans retour, le chagrin d'un amour perdu, le sentiment de deuil et le désir de la mort qui s'en suivent. Il n'est guère possible de prouver que ses poèmes révèlent ses propres expériences d'amour malheureux ou de ses propres frustrations amoureuses. En effet, on ne dispose ni de données biographiques ni de correspondance de Laurence Hope pour appuyer le caractère autobiographique de sa poésie. Cependant, si on lit la dédicace qu'elle adressa à son mari peu avant son suicide, il nous est permis de ne pas rejeter cette possibilité;

    I, who of lighter love wrote many a verse,
    Made public never words inspired by thee,
    Lest strangers' lips should carelessly rehearse
    Things that were sacred and too dear to me.
    Thy soul was noble; through these fifteen years
    Mine eyes familiar, found no fleck nor flaw,
    Stern to thyself, thy comrades' faults and fears
    Proved generosity thine only law.
    Small joy was I to thee; before we met
    Sorrow had left thee all too sad to save.
    Useless my love----as vain as this regret
    That pours my hopeless life across thy grave.

    Deux films et quelques adaptations de sa poésie ont été produits. Le compositeur britannique Amy Woodforde-Finden a mis en musique quatre poèmes lyriques de The Garden of Kama dont Kashmiri Song et quatre autres poèmes de Stars of the Desert (1903).

    POÈMES

    Oh, Life, I have taken you for My Lover!

    To Arthur E.J. Legge, who suggested this idea

    Oh, Life, I have taken you for my Lover,
    I rent your veils and I found you fair;
    If a fault or failing my eyes discover,
    I will not see it; it is not there.

    I know, if I knew, I should hold you dearer,
    Should understand, if I understood,
    For I worship more, as you'd draw me nearer,
    Your reckless Evil, your perfect Good.

    In the Jungle gloom, we have watched and waited,
    For stealthy Panthers, that prowl by night,
    At the end of some weary march, belated,
    We heard strange tales by the camp-fire light.

    We have lain on the starlit sands, untented,
    While low-hung planets rose white and fair,
    And in moonlit gardens, silver and scented,
    Oh, Life, my lover, how sweet you were!

    Forbidden and barbarous rites were shown us,
    In rock-hewn Temples and jungle caves,
    And the smoke-wreathed home of the dead has known us,--
    The burning-ghat by the Ganges waves.

    Ah, the long, lone ride through the starlit hours,
    The long, lone watch on the starlit sea,
    And the flame and flush of the morning flowers
    When Life, my Lover, was kind to me

    Betimes we were out on the sea together;
    The vessel raced down the great green slope
    Of mountainous waves, in desperate weather:
    The hearts of men were adrift from hope,

    As over the deck, in exultant fashion
    The violent water crashed and fell,
    I knew, through the joy of your reckless passion,
    Agonized fear of the last farewell.

    But I follow you always, unresisting,
    To lowest depth; to uttermost brink,
    From a thirst like mine there is no desisting
    Though given poison for wine to drink.

    You may do your utmost, you will not shake me,
    Your faith may falter; my faith is true.
    Oh, Life, you may shatter and rend and break me,
    All Pain is Pleasure, that springs from you!

    In the height and heat of your wildest passion,
    You had your uttermost will of me,
    And when have I asked for the least compassion?
    A lover loved is a lover free!

    Though, with never a word of farewell spoken
    In lonely wilds of some Desert place,
    You have flung me from you, adrift and broken
    To wait the child of your last embrace.

    And never my faith nor my fervour faltered,
    Until you turned to my lips again,
    When, my eager longing for you unaltered
    Your first kiss cancelled my months of pain.

    Ah, Life, you may torture my soul, betray me,
    The right is yours, as Lover and Lord.
    And when in the climax of all, you slay me,
    My lips in dying will seek your sword.

    Laurence Hope, Stars of the Desert (1903)

    The time of our Trysting!
    Oh, come, unresisting,
    Lovely, expectant, on tentative feet.
    Shadow shall cover us,
    Roses bend over us,
    Making a bride chamber, sacred and sweet.

    We know not life's reason,
    The length of its season,
    Know not if they know, the great Ones above.
    We none of us sought it,
    And few could support it,
    Were it not gilt with the glamour of love.

    But much is forgiven
    To Gods who have given,
    If but for an hour, the Rapture of Youth.
    You do not yet know it,
    But Kama shall show it,
    Changing your dreams to his Exquisite Truth.

    The Fireflies shall light you,
    And naught shall afright you,
    Nothing shall trouble the Flight of the Hours.
    Come, for I wait for you,
    Night is too late for you,
    Come, while the twilight is closing the flowers.

    Every breeze still is,
    And, scented with lilies,
    Cooled by the twilight, refreshed by the dew,
    The garden lies breathless,
    Where Kama, the Deathless,
    In the hushed starlight, is waiting for you.

    Laurence Hope, The Garden Of Kama

    IMAGE

    Portrait de Laurence Hope
    princesscelia.softpianola.co.uk

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-16