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    Hemingway Ernest

    HemingwayÉcrivain américain, prix Nobel de littérature 1954, a laissé des œuvres remarquables: Le soleil se lève aussi (1926), L’adieu aux armes (1929), Les vertes collines d’Afrique (1935), Pour qui sonne le glas (1940) et Le vieil homme et la mer (1952). De son éducation familiale sévère, il reçut un double héritage. De la part de son père, il retint la propension pour l’action, la chasse et la pêche. De sa mère, il hérita le goût pour les arts et les lettres. L’idéal de la perfection que lui inspirent ses parents dans des domaines aussi divers sera perçu par le fils comme une mission qu’il cherchera à accomplir sa vie durant. La force morale de l’homme résonnera d’ailleurs comme un thème majeur dans les œuvres d’Hemingway.

    Ambulancier militaire lors de la première guerre mondiale, il fut blessé en Italie en 1918. Grand voyageur, il séjourna de longs moments en Italie, en Espagne, en France et à Cuba. Jean-Marie Rouart décrit bien le trop-plein d’énergie qui le tourmente (Ils ont choisi la nuit, Paris, Grasset, 1984, p. 142). Il lui faut une bonne dose d’exercice physique pour respirer: «excursions sur les pentes neigeuses de Schruns, en Autriche, marche à pied dans le Michigan, safaris au Kenya, pêche au gros en Floride, boxe un peu partout, à Paris, à Rimini, chasse au canard sur la lagune au large de Torcello». Au cours d’une excursion de pêche dans les Keys, il tomba amoureux de Key West, où il établit sa demeure, aujourd’hui ouverte au public et devenue célèbre grâce aux chats de l’écrivain et à leurs descendants qui errent partout dans la ville. Il épousa successivement plusieurs femmes dans lesquelles il espérait trouver son «égale». Chaque fois déçu, parfois après plusieurs années de mariage, il commençait une aventure avec une nouvelle élue avant de divorcer avec la précédente. Cette recherche de la «Femme» s’accompagna chez lui d’un sentiment de culpabilité* pour avoir abandonné ses bien-aimées et ses enfants. Sa vie errante, aussi inquiète qu’agitée, sa consommation abusive d'alcool ont pour origine une frustration profonde qui est sans doute, pour une part, liée à la faiblesse de son œil gauche ainsi qu’au contexte familial. Son père se suicida et laissa une veuve avec des enfants en bas âge dont Ernest, déjà jeune adulte, devait prendre charge. Vers l’âge de soixante ans, Hemingway commença à souffrir de cécité, de dépression* et de paranoïa. Il fut hospitalisé à plusieurs reprises. Ses pertes de mémoire l’empêchaient de se livrer à son imagination et à son écriture, qui avaient constitué l’essentiel de sa vie. Au matin du 2 juillet 1961, il porta l’arme contre lui dans sa demeure de Ketchum, Idaho.

    Le père d'Ernest aurait souffert d'une maladie génétique, appelée 'hémochromatose (maladie qui entraîne une accumulation excessive de fer dans l'organisme). Dans les dernières années de sa vie, Ernest aurait eu des comportements similaires à ceux de son père. Sa soeur Ursula et son frère Leicester se sont d'ailleurs aussi suicidés.

    « Après avoir affirmé dans Le Vieil Homme et la Mer, son dernier âge comme un défi, Ernest Hemingway n'a pas supporté le tremblement d'écrire. Il s'est suicidé au moment où il s'est senti incapable de publier encore. Il disait quela pire mort pour quelqu'un est de perdre ce qui forme le centre de sa vie, qui faisait de lui ce qu'il était vraiment. "Retraite" est le mot le plus répugnant de la langue. Il pensait à peu près: Qu'on choisisse de le faire ou que le sort nous y oblige, prendre sa retraite et abandonner ses occupations - ces occupations qui nous font ce que nous sommes - équivaut à descendre au tombeau. » (Régine Detambel, Le syndrome de Diogène. Éloge des vieillesses, Actes Sud, 2007, p. 108)

    Bibliographie

    Patrick Poivre D'Arvor, Hemingway. La vie jusqu'à l'excès, Arthaud, 2011.
    Peter Griffin. Ernest Hemingway. Au fil de sa jeunesse (contient cinq nouvelles inédites d'Hemingway). Traduit de l'anglais par Michel Arnaud, « NRF Biographies », 1989.
    Christopher Martin, « Ernest Hemingway: A Psychological Autopsy of a Suicide », Psychiatry 69 (4), p. 351–361.

    http://agora.qc.ca/dossiers/Ernest_Hemingway

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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