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    L'Encyclopédie sur la mort



    Hatshepsout Khnumetanum

    www.vacacionesegipto.com/Hatshepsout est la cinquième reine-pharaon de la XVIIIe dynastie de l'Égypte ancienne. Fille du pharaon Thoutmôsis I et d'Ahmosé II. Elle épousa son demi-frère, Thoutmôsis II, qui monta sur le trône à la mort de son père à l'âge de 13 ans en -1520 pour régner jusqu'à son décès en -1504. À ce moment, Thoutmôsis III, neveu d'Hatshepsout, étant trop jeune pour exercer le pouvoir, Hatshepsout devint la régente du futur pharaon. Quelques années plus tard, avec l'appui du haut clergé du temple d'Amon à Karnak, dirigé par le Grand Prêtre Hapouseneb, elle se fit elle-même couronner pharaon.

    Hatshepsout signifie «la première des femmes» ou «suprême noblesse féminine». Selon la légende, «le dieu Amon-Rê aurait été conduit par Thot, dieu de la justice, auprès de la reine Ahmosé. Il lui aurait déclaré qu'elle enfanterait de lui et que son enfant, Hatshepsout, régnerait sur l'Égypte entière. Il lui donnerait sa gloire, son autorité, sa couronne et sa protection divine. Amon-Rê serait ensuite allé voire le dieu Khnoum et l'aurait chargé de créer la future reine lui disant: "Façonne son corps et son esprit d'éléments empruntés aux miens. Qu'elle soit supérieure même aux dieux".» Et cette ainsi que selon cette légende, toutes les divinités furent présentes à la naissance de Hatshepsout pour lui conférer la santé, la richesse, la force et le bonheur (Amélie Allard, «Une femme audacieuse:Hatshepsout»)
    www.cvm.qc.ca/encephi/Syllabus/Histoire/Passecompose/Hatshepsout.htm

    Les récits de la théogamie, ou union divine d' Amon-Rê avec Hatshepsout, ont été inscrits sous forme de textes et de scènes sur les murs du temple de Karnak: «Je lui donnerai toutes les plaines et toutes les montagnes... Pour elle j'unirai les Deux-Pays dans la paix... » Des scribes ont écrit: «Alors, cet auguste dieu vint, Amon, Seigneur de Karnak, lorsqu'il eut changé son apparence en la Majesté de son époux, le Roi de Haute et de Basse-Égypte, Âakheperkarê (nom de couronnement de Thoutmosis I qui signifie "grand est le devenir du ka de Re"), il la désira, il posa son coeur sur elle; il lui permit qu'elle le vit en sa forme de dieu. Après qu'il se fut approché d'elle qui se réjouissait de voir sa beauté, son amour courut dans sa chair.» Avant même qu'elle soit née, Khnoum s'adresse à son héritière, la divine Hatchepsout: «Je t'ai modelée avec les membres d'Amon régnant sur Karnak.» Et quand Ahmès sur l'image suivante, tient déjà dans ses bras Hatchepsout qui vient de naître, Amon s'adresse à l'enfant: «Viens à moi en paix, ma fille que j'ai engendrée [...], tu es le roi qui prend possession de la couronne sur le trône d'Horus des vivants pour l'éternité.» (Sophie Laurant et Laëtitia Gallet, Amon-Rê, dieu caché des pharaons, op. cit. (bibliographie), p. 32-33)

    Hatshepsout est souvent représentée portant une barbe et d'autres éléments typiques de l'habit masculin afin de montrer qu'elle est l'égale des pharaons. Son règne qui a duré au-delà de 20 ans, semble avoir été pacifique. Outre deux campagnes militaires, l'une en Nubie, l'autre en Syro-Palestine, elle confie au chef du Trésor Néhésy une expédition au pays de Pount, mise en image sur les murs du temple de Deir el-Bahari. Elle est surtout connue pour ses activités architecturales. Sur sa grande inscription du Spéos Artémidos, elle affirme avoir restauré des bâtiments antérieurs laissés abandonnés par les Hyksos. Les autres monuments importants, que nous devons à son règne, sont le VIII° pylone (avec ses inscriptions) à Karnak, les sanctuaires de barque entre Karnak et Louqsor, la chapelle rouge (palais de Maât), le hall entre les IV° et lV° pylones ainsi que plusieurs obélisques, parmi lesquelles la double obélisque de Karnak À Thèbes-Ouest, Deir el-Bahari, elle fait bâtir par son architecte Senmout un temple funéraire en terrasse à côté de celui de Montouhotep III. On doit à Hatshepsout un petit temple d'Amon à Medinet Habou. www.thotweb.com/encyclopedie/hatshepsout.htm

    Hatshepsout n'a eu qu'une fille, Néférourê, «divine épouse» dont Senmout, chef du domaine d'Amon et confident de la reine, était le tuteur. Son neveu et corégent Thoutmôsis III lui succède. La rumeur selon laquelle Thoutmôsis se serait vengé d'Htashepsout dès son ascension au pouvoir en lui infligeant une «damnatio memoriae» en faisant marteler ses effigies et ses monuments. Selon l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt, «Il n'avait pas de raison de lui en vouloir puisqu'elle l'avait toujours associée à ses actes politiques. Les martelages ont eu lieu vingt ans plus tard, à la suite d'un événement politique qui nous échappe.» (La reine mystérieuse, Pygmalion, 2002).

    En ce qui regarde sa momie et son lieu de sépulture, les récentes découvertes de Zahi Hawass, directeur de recherche de Antiquités égyptiennes, demeurent controversées. Un vase canope, ayant reçu les viscères d'Hatshepsout lors de la momification, aurait été retrouvé. Ce vase aurait contenu aussi une molaire cassée qui concorderait avec une dent cassée de la momie de Sat-Rê, nourrice d'Hatshepsout, retrouvée par Howard Carter dans les années 1910 en compagnie d'une autre momie féminine inconnue. «La momie identifiée comme étant Hatshepsout est celle d'une femme obèse, morte à l'âge d'une cinquantaine d'années, qui souffrait probablement de diabète et d'un cancer du foie, selon M. Hawass. De l'ADN d'os prélevé sur la hanche et le fémur de la momie a été comparé à des échantillons provenant de la grand-mère d'Hatshepsout, Amos Nefreteri. L'analyse se poursuit, mais les résultats préliminaires sont très encourageants. Pour conforter les résultats ADN, on a eu recours au CT-scan, une technique d'imagerie numérique qui permet de recomposer le corps en trois dimensions pour rapprocher les traits de la momie d'Hatshepsout de ceux d'autres membres de sa famille.»
    http://www.jfbradu.free.fr/egypte/

    Bibliographie
    F. Maruéjol, Thoutmosis III et la corégence avec Hatchepsout, Paris, Pygmalion, 2007.
    P. Barguet, Le temple d'Amon-ré à Karnak. Essai d'exégèse, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, 2006.
    E. Blyth, Karnak, Evolution of a temple, Londres et New York, Routledge, 2006.
    S. Laurant et L. Gallet, Amon-Ré, dieu caché des pharaons, Paris, Larousse, «Dieux, mythes & héros», 2008.

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    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-09
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