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    L'Encyclopédie sur la mort



    Giguère Roland

    Giguère RolandNé à Montréal le 4 mai 1929. Après ses études à l’Institut des Arts graphiques, il fonde en 1950 les éditions Erta qui publieront ses premières œuvres et celles de ses amis. Pendant plus de cinquante ans, il mènera de front ses activités d’éditeur, de maquettiste, de graveur et de peintre tout en publiant des recueils de poèmes: Faire naître (1949), L’âge de la parole (1965), Forêt vierge folle (1978), Temps et lieux (1988), L’âge de la parole et Illuminures (1997). Il participa aux activités du mouvement surréaliste d’André Breton, qu’il fréquenta durant son séjour à Paris de 1954 à 1963, et à celles du groupe Phases, cercle moins doctrinaire que celui de Breton. Durant sa période parisienne, il poursuit ses études à l’école Étienne et à l’atelier Friedlaender. En 1974, avec Gaston Miron, Gérald Godin et autres amis, il fonde la revue Possibles. Il fut lauréat des prix Paul-Émile-Borduas (1982) et Athanase-David (1999). Il s’est donné la mort le 17 août 2003 dans les eaux de la rivière des Prairies près de sa demeure.

    Dans son hommage à Roland Giguère, paru en mai 1968 dans La Barre du jour, Gaston Miron parle de l’ami et de l’homme, «que l’on connaît moins parce que secret», mais qui ne se dérobe pas pour autant «aux affrontements, aux responsabilités, aux solidarités qui nous transcendent». Il lui reconnaît son «sens de la liberté dans l’ordre de l’esprit et de l’éthique à l’égard de l’Autre, d’un humour allant parfois jusqu’à la fantaisie». L’œuvre de Giguère lui paraît comme une introspection critique à dimension politique: «une fantastique exploration de l’aliénation individuelle, qu’il a traquée et exorcisée dans toutes ses manifestations, s’avançant en elle à perte de vue. Cette aliénation est par ailleurs saisie et dénoncée implicitement en référence à un système global, d’où un aspect politique immanent dans plusieurs poèmes.» À Miron, Giguère avait dédié un poème intitulé Nous n’avons plus de temps : «[N]ous avons perdu le cours de l’histoire/nous n’avons plus le sens de la vie/nous avons oublié l’objet dans le tiroir/nous ne reviendrons plus ici/avant que tout ne soit changé en étoiles/en feuilles fraîches en chemins clairs/quand notre langue sera sans ombre/alors nous reviendrons de très loin en habits de lumière» (Temps et lieux, Montréal, Hexagone, 1988). La revue Liberté lui consacre un dossier: «Hommage à Roland Giguère» (no 265, septembre 2004).

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    Roland Giguère

    prixdugouverneur,qc,ca

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-05
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