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    L'Encyclopédie sur la mort



    France (suicide)

     

    En France en 2008, selon les sources disponibles, le taux de suicide est de 16,2 pour 100 000 habitants. Selon les chiffres de l'OMS* : 26,4 pour les hommes et 7,2 pour les femmes. En 2006, plus de 10 400 décès par suicide ont été enregistrés en France métropolitaine. Les suicides sont aux trois quarts masculins. Le taux de suicide a baissé de 20 % en 25 ans, mais il a diminué trois fois moins vite que l'ensemble des morts violentes. En outre, depuis 2000, il augmente chez les 45-54 ans, notamment chez les hommes. Pour les 25-34 ans, les suicides constituent la première cause de mortalité chez les hommes et la deuxième chez les femmes, derrière les tumeurs. Le taux de suicide augmente avec l'âge, plus fortement chez les hommes que chez les femmes. Le principal mode de suicide est la pendaison pour les hommes et la prise de médicaments pour les femmes. On observe les taux de décès par suicide les plus élevés chez les veufs et les divorcés.En ce qui concerne les disparités régionales de mortalité par suicide, les régions de l'Ouest et dans une moindre mesure du Nord et du Centre sont nettement au-dessus de la moyenne nationale. Au sein de l'Europe de l'Ouest, la France présente les taux de décès par suicide les plus élevés après la Finlande. («La mortalité par suicide en France en 2006 » , Études et résultats N° 702, septembre 2009)
    http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er702.pdf


    En l’an 2000, le taux de mortalité par suicide en France métropolitaine était de 17,5 sur 100 000 habitants, tandis qu’il fut de 20,8 en 1900, 15,8 en 1960 et autour de 20,0 dans les années 1980 et 1990. En 1999, le nombre de personnes décédées par suicide était de 10 268 dont 7 427 hommes et 2 841 femmes. Les régions du Nord révèlent des taux de suicide plus élevés que celles du Sud. Selon les statistiques de 2000, les régions les plus touchées sont la Bretagne (28,4), la Picardie (23,5), la Basse-Normandie (22,6), Pays de la Loire (22,6), Pas-de-Calais (22,5) et la Haute-Normandie (22,4). Les moins touchées sont l’Alsace (12,8), le Midi-Pyrénées (13,8), Les Rhône-Alpes (15,0), Les Provence-Alpes-Côtes d’Azur (16,0 ), la Lorraine (17,3 et l’Aquitaine (17,7).

    Prévention. La prévention du suicide regroupe soixante mille adultes en vingt-cinq associations. Parmi les organismes d’écoute figurent Croix-rouge écoute, FIL santé jeunes: «Pouvoir en parler», Fondation SOS suicide phénix France, créé en 1978 par Éric Degrémont et présidée par Roger Farhi, Phare enfants-parents, SOS amitié et suicide écoute. SEPIA (Suicide écoute prévention intervention auprès des adolescents) est une association de droit local créée en 1992 par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales du Haut-Rhin, le centre hospitalier de Rouffach, le Conseil général, le Conseil régional, la Caisse primaire d’assurance-maladie de Colmar et deMulhouse. SEPIA regroupe de nombreux partenaires, œuvrant dans le domaine de la prise en charge des adolescents en situation de souffrance (<http://www.sepia.asso.fr>).

    Recherche. L’université de Nancy, l’hôpital Jeanne-d’Arc et le centre hospitalier universitaire de Mancy-Toul sont associés au projet de recherche MONDUE sur le comportement suicidaire en Europe*.

    Les sites en France qui abordent la problématique du suicide sont: <www.chu-rouen.fr/ssf/psy/suicide.html, du Centre hospitalier universitaire de Rouen, qui recense et donne les liens avec les sites francophones contenant le mot clé «suicide». Ce site permet l’accès à un grand nombre de données bibliographiques;

    <http://www.ccr.jussieu.fr/santedoc/SANTEDOC_CentreDoc.htm>, site du service de médecine préventive et sociale de la faculté de médecine de Saint-Antoine et du Centre de documentation en santé publique. On y trouve de nombreuses références bibliographiques et articles sur le suicide;

    <http://www.infosuicide.org/>, créé conjointement par une structure d’accompagnement et de soins (dont la vocation est la lutte contre l’isolement et la prévention du suicide), un établissement psychiatrique intersectoriel et l’association Recherche et rencontres de Paris. Ce site propose des informations utiles (la liste des associations de prévention du suicide en France, les statistiques) et des textes sur les aspects éthiques, juridiques et médicaux (en construction) du suicide de l’adolescent. Un forum est également ouvert aux personnes désireuses de trouver de l’aide ou d’échanger sur ce thème.

    Du point de vue de la méthode et de la conceptualisation, on trouve des considérations pertinentes sur la recherche à propos de trois cas de suicide (en milieu pyrénéen, en Afrique noire* et chez les enfants et les couples mixtes des populations métis franco-africaines) dans R. Fourasté, «Le suicide? Pour introduire les données culturelles en psychopathologie» (A. Kiss (dir.), Suicide et culture, p. 75-104).

    Législation. Le 16 avril 2002, Bernard Kouchner avait réuni une quarantaine de philosophes, médecins et religieux sur la question de «l’arrêt de vie». En octobre 2003, M. De Hennezel a remis un rapport au ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées intitulé Mission, «Fin de vie et accompagnement». Comme le titre l’indique, ce texte est un vibrant plaidoyer en faveur des soins palliatifs qui a inspiré la présente législation. La proposition de loi est issue pour l’essentiel des travaux de cette mission d’information à la suite du décès de Vincent Humbert et de l’acharnement thérapeutique dont celui-ci a été victime. La loi (n°2005-370) adoptée le 22 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, stipule que le médecin a pour mission de sauvegarder la dignité du mourant et d’assurer la qualité de sa vie en dispensant les soins palliatifs. Elle permet ainsi à une équipe médicale, conformément au code de déontologie, mais aussi à la demande du patient, de ne pas poursuivre des actes et traitements par une obstination déraisonnable. Un patient dont la vie arrive à sa fin, pourra désormais demander de ne plus subir de traitement médical lourd tout en continuant à recevoir des anti-douleurs, même si ces substances sont potentiellement létales. Les soins palliatifs sont pratiqués par une équipe interdisciplinaire, en institution ou à domicile, ayant pour objet de soulager la douleur, d’apaiser la souffrance psychique, de sauvegarder la dignité de la personne malade et de soutenir son entourage. L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)* et les soins palliatifs partent de deux principes identiques, celui de la mort dans la dignité et du contrôle (médical) de la mort, même si les pratiques diffèrent. En France, l’euthanasie demeure donc toujours associée à un homicide volontaire, même si une majorité de Français y semble favorable.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-18
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