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    L'Encyclopédie sur la mort



    Estemirova Natalia

    Estemirova NataliaLorsque l’avocat des droits de l’homme Stanislav Markelov a été tué le 19 janvier 2009 au centre de Moscou, elle avait dit : «C’est une déclaration de guerre.» Aujourd’hui, c’est Natalia Estemirova, une militante plusieurs fois primée pour son infatigable action en faveur des disparus de Tchétchénie, qui se trouve à la place de la victime.

    Directrice de l’antenne de l’ONG Memorial à Grozny, la capitale tchétchène, elle a été enlevée tôt dans la matinée du mercredi 14 juillet pour réapparaître morte dans l’après-midi dans une forêt d’Ingouchie. Selon des témoins, elle a été poussée dans une voiture blanche alors qu’elle quittait son domicile à 8 h 30 pour se rendre au travail. Son cadavre, selon l’agence russe Interfax, a été retrouvé près d’une autoroute, vers 16 h 30, dans une forêt proche de Nazran, la principale ville d’Ingouchie. Le corps portait des traces de balle à la tête et à la cage thoracique.

    La communauté des militants des droits de l’homme pleure une collaboratrice d’un «immense courage» et d’«une grande ténacité», selon les mots d’Anne Le Huérou, chargée de mission de la FIDH. Mère de famille, âgée d’une cinquantaine d’années, Natacha Estemirova avait été professeure, puis journaliste, avant de devenir militante de Memorial lors de la seconde guerre de Tchétchénie en 1999.

    «C’est elle qui avait révélé en 2002 le meurtre des civils brûlés vifs de Chatoï, une affaire qui, reprise par les écrits d’Anna Politkovskaïa*, avait abouti à la condamnation de gradés russes. Rigoureuse dans ses enquêtes, elle avait fourni beaucoup d’éléments à Anna Politkovskaïa, avec laquelle elle partageait une sorte de complicité professionnelle», dit Anne Le Huérou.

    Après la mort de la journaliste de Novaïa Gazeta, en octobre 2006, Natalia Estemirova était devenue la première récipiendaire du prix Anna-Politkovskaïa, en 2007. Elle avait également reçu un prix du Parlement européen et avait été proposée pour le prix Sakharov. «On a tué des journalistes en Russie. On a même tué un avocat qui défendait les victimes. Mais c’est la première fois qu’on tue un défenseur des droits de l’homme qui pouvait se croire protégé par sa renommée. Cela ne s’était même pas produit pendant la guerre», poursuit Le Huérou.

    Natalia Estemirova avait été désignée pour participer à un conseil des droits de l’homme en Tchétchénie, mais elle avait été écartée par l’homme fort de la région, Ramzan Kadyrov, parce qu’elle refusait de porter le voile conformément à la charia instaurée en Tchétchénie.

    Natalia Estemirova travaillait sur plusieurs affaires louches, dont le meurtre d’une dizaine de jeunes filles, victimes de crimes dits d’honneur, la disparition d’un étudiant expulsé d’Egypte, le meurtre la semaine dernière d’un présumé indépendantiste ainsi que les incendies de maisons de parents de rebelles.

    L'ONG Memorial, à laquelle collaborait Natalia Estemirova a directement mis en cause dans ce meurtre le président tchétchène Ramzan Kadyrov, soutenu par le Kremlin. De leur côté, des organisations de défense des droits de l'Homme telles que Human Rights Watch ou Amnesty International, ainsi que des médias russes, ont également mis en cause les autorités tchétchènes. «Les données collectées par Estemirova sur des enlèvements et des exécutions sommaires commises par des agents fédéraux et locaux, ont souvent irrité les autorités tchétchènes», souligne le quotidien Kommersant.

    Sources
    http://www.liberation.fr/monde/0101579966-assassinat-d-une-militante-des-droits-de-l-homme-en-tchetchenie
    http://www.liberation.fr/monde/0101580044-mort-d-une-militante-des-droits-de-l-homme-en-russie

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    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-20
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