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    L'Encyclopédie sur la mort



    Ennslin Gudrun

    Ensslin GudrunNée le 15 août 1940 à Bortolomä, en Souabe, au nord de Stuttgart. Elle est élevée dans la rigueur du piétisme de sa mère Ilse et selon les principes de l’Église évangélique d’Allemagne, fondée en 1945 lors de la chute du Troisième Reich et dont son père Helmut est le pasteur dans son village. Au foyer, elle apprend à apprécier la primauté de la liberté de la conscience et à s’opposer à toute forme d’obéissance aveugle à l’autorité. Elle est sensibilisée aux inégalités sociales dans son pays et à la misère du tiers monde. Avec ses parents, elle cherche la paix intérieure et lutte pour la paix dans le monde, elle se prononce en faveur de la réunification de l’Allemagne et contre son réarmement. Gudrun obtient d’ailleurs un prix pour son engagement social à l’institut Reine-Katharina de Tübingen où elle passe son baccalauréat en mars 1960. À l’université de Tübingen, elle suit des cours de philosophie contemporaine ainsi que de littérature allemande et anglaise. En 1963, elle s’inscrit à l’université de Swäbisch Gmünd où elle reçoit sa formation d’enseignement au primaire. En 1965, elle célèbre ses fiançailles avec Bernward Vester, fils du Will Vester poète de l’école Blut und Boden (Sang et Terre) et, comme elle, militant pacifiste, qu’elle fréquente depuis ses études à l’université. Ils s’installent à Berlin où Gudrun suit des cours d’allemand et d’anglais à l’université libre. Elle obtient la bourse de la Fondation du peuple allemand grâce à la recommandation du professeur Ernst Heinitz, ancien recteur: «En cinquante-deux ans d’expérience avec les étudiants, je n’ai jamais rencontré une fille aussi extraordinaire.» En mai 1967, Gudrun met au monde son fils Felix Robert.

    Aussitôt après, le 2 juin, la mort de l’étudiant Benno Ohnesorg, tué par la police lors de la manifestation contre la visite officielle du shah d’Iran et de son épouse, vient l’ébranler profondément et constitue un tournant dans sa vie et dans ses engagements sociaux. En cette circonstance, elle tient un discours jugé par certains «hystérique», mais applaudi par plusieurs. Elle conclut: «Maintenant que j’ai vécu le réel, je ne peux plus être pacifiste.» Elle renonce désormais à l’analyse théorique et va se battre sur la place publique. C’est alors qu’elle tombe sous le charme d’Andreas Baader*. Avec lui, elle se lance dans une aventure amoureuse qui se poursuivra jusque dans la mort. Avec lui, elle participera à l’incendie criminel d’un grand magasin à Francfort, elle travaillera, comme assistante sociale, auprès de jeunes apprentis en marge de la société, elle s’enfuira en France, elle reviendra en Allemagne, elle fondera la Fraction armée rouge (raf) et entrera dans la clandestinité, après une évasion spectaculaire de son amant orchestrée par elle-même et sa camarade Ulrike Meinhof*. Commencent alors les «années de plomb» et les actes de terrorisme urbain pour lesquels elle est arrêtée à Hambourg en 1972. Elle en revendique la responsabilité comme une des têtes dirigeantes, lors du procès de Stammheim à Stuttgart où elle est condamnée à la détention à perpétuité. Le 18 octobre 1977, elle choisit la mort par pendaison alors qu’au même moment, dans une cellule voisine, son amant, également condamné, se supprime par balle. Telle est la version officielle des événements qui ont lieu durant la nuit que l’on appellera désormais «la nuit de la mort». Le 4 septembre 1981, Die bleierne Zeit (Les années de plomb) de Margarethe von Trotta présentera à l’écran les voies entièrement opposées empruntées par deux sœurs, en l’occurrence les sœurs Ennslin, dont l’une travaille pour un périodique pour femmes et l’autr e cherche à réaliser son idéal politique dans la résistance armée (R. Huffman, This is Baader-Meinhof, ht tp://
    www.baader-meinhof.com; J. Becker, La bande à Baader, Paris, Fayard, 1977).

     

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    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-16
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