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    L'Encyclopédie sur la mort



    Collobert Danielle

    Danielle Collobert, écrivain et journaliste, née le 23 juillet 1940 à Rostrenen en Bretagne, France. Après un voyage à New York, elle se donne la mort le 23 juillet 1978, jour de ses 38 ans, dans un hôtel de la rue Dauphine à Paris.

    Elle passe son enfance, pour une bonne part, chez ses grand-parents. Sa mère, institutrice, et sa tante entrent toutes deux dans la Résistance. Danielle ne les verra que durant leurs congés. Son père rejoint la zone libre et s’engage dans l’Armée secrète. Danielle ne le reverra qu’à la Libération. À la fin de la guerre, la famille s’installe à Paris. Elle poursuit sa scolarité au lycée Victor-Hugo, entame des études de géographie à la Sorbonne et publie les premières pages du Cahier.

    En 1960, elle séjourne au village de Sidi Bou-Saïd en Tunisie. En 1961, ayant renoncé à l’École normale où elle venait d’être reçue, elle travaille à la galerie Hautefeuille tout en écrivant Totem, ainsi que plusieurs textes de Meurtre. En avril de la même année, elle publie Chant des guerres chez Pierre-Jean Oswald dont, quelques années plus tard, elle détruira le premier tirage. Elle s’engage dans un réseau de soutien au Front de Libération nationale (FLN). Elle rencontre en 1962 le jeune sculpteur Natalino Andolfatto, dont elle partagera la vie entre la France et l'Italie. Forcée de quitter la France en raison de ses activités politiques, elle se réfugie en Italie où elle poursuit la rédaction de Meurtre. Elle travaille quelque temps à Révolution africaine, un journal créé après la guerre d’Algérie mais qui ne tarde pas à disparaître. En 1968, elle adhère à l’Union des Écrivains,

    Danielle Collobert connaît deux grandes passions : l'écriture et le voyage. Si elle « a cherché dans l'écriture un moyen pour lutter contre le silence et la mort, le milieu éditorial a maintes fois refusé de publier ses oeuvres et les a vouées à l'oubli ». (Didier Garcia dans un article paru dans Le matricule des Anges , n° 054, juin 2004.
    http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=19680

    Œuvres

    Chant des guerres, Pierre-Jean Oswald, 1961.
    Meurtre, Gallimard, 1964.
    Dire I-II, Seghers-Laffont, « Change », 1972.
    Il donc, Seghers-Laffont, « Change », 1976.
    Survie, Orange Export Ltd, 1978.
    Cahiers, Seghers-Laffont, « Change », 1983.
    Recherche, Fourbis, 1990.
    Œuvres I, P.O.L, 2004.
    Œuvres II, P.O.L, 2005.

    Meurtre, refusé par les éditions de Minuit, défendu par Raymond Queneau, paraît chez Gallimard en avril 1964, mais Parler seul (première version de Dire I) se heurte à un refus en 1966. En 1967 elle le reprend et le termine. Aux environs d’un film devrait devenir une trilogie intitulée Recherche, gardée inédite de son vivant, mais retravaillée ensuite pour donner Polyphonie. Elle écrit Dire II en 1970 qui sera publié avec Dire I par Jan-Pierre Faye aux éditions Sephers-Laffont en 1972. Elle compose avec Uccio Esposito-Torrigiani une pièce radiophonique Bataille, traduite en allemand, la version française ne paraîtra qu'en 2001 par France Culture. Elle traduit aussi avec lui un roman de Giuseppe Bonaviri, Des nuits sur les hauteurs qui sera publié aux éditions Denoël avec une préface d’Italo Calvino en 1971. Les Œvres I et II colligent toutes les oeuvres de Danielle Collobert publiées en volume. Le tome I comprend Meurtre, Dire I Dire II, Il donc et Survie. Le deuxième tome présentera les textes qui entourent Meurtre, Cahiers, ainsi que ses pièces radiophoniques Bataille et Discours.

    Comme l'a écrit Jean-Pierre Faye dans sa préface à Survie, « l'oeuvre de Danielle Collobert présente une "cosmologie de la douleur". Une douleur incroyable, majestueuse oserait-on dire, présente dès les premières pages de ce volume, et enracinée dans une sorte d'impuissance à vivre. Une douleur qui évite le pathos, et qui ne témoigne jamais d'un désir de prendre la pose : on sent que Collobert ne ment pas ».

    Dans l'article cité ci-dessus, Didier Garcia estime qu'en lisant les Œuvres, « le lecteur assiste à la mort d'une écriture, sinon à l'oeuvre elle-même, à son inexorable plongée dans le silence. Une chute vertigineuse, qui fait passer le texte d'une écriture extraordinairement fluide, d'une prose dense, à une poésie maladive, malingre, ne trouvant plus à progresser qu'à coup de "mot-spasme". Danielle Collobert n'aura donc ni résisté à l'appel du vide ni à l'usure des mots. Mais elle aura trouvé une langue, faite de cris et de bruits, capable elle aussi de dire l'ampleur d'une douleur arrimée à la chair. Capable à tout le moins de dire l'intime de l'être, d'aller là où ça fait le plus mal, et d'approcher l'informulable. Donc d'entrer en littérature ».

    Voyages

    La passion des voyages de Danielle Collobert peut être, pour une part, associée à ses activités ou, mieux encore, à ses inquiétudes politiques. Ainsi on la trouve en Tchécoslovaquie au moment où les chars soviétiques envahissent le pays. Mais cette passion est aussi liée à son désir de fuir ses souffrances et de chercher refuge ailleurs. Aurait-elle hérité ce désir de la fuite de ses parents absents de son enfance? Outre ses voyages en Europe, elle visite l'Indonésie, la Bolivie, l'Équateur, le Venezuela, l'Égypte et les États-Unis. Rappelons qu'après un dernier voyage, notamment celui à New York, elle a choisi d'entamer son ultime départ.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-16
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