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  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    Cicéron Marcus Tullius

    CiceronCe consul romain, philosophe et orateur, porte un regard éthique fort nuancé sur la mort volontaire. La différence des personnalités est si prononcée que quelquefois, dans une même conjoncture, l’un doit se donner la mort, tandis que l’autre doit continuer à vivre. Il importe donc à chacun de choisir une mort accordée à soi. Ainsi, «Caton* et ceux qui se rendirent à César en Afrique n’étaient-ils pas dans la même situation? […] [P]our Caton, à qui la nature avait donné une fermeté d’âme incroyable, et qui l’avait encore augmentée par une constance qui ne s’était jamais démentie, il était de son caractère de mourir plutôt que de voir le visage du tyran» (Traité des devoirs, i, 31, Paris, Hachette, 1906, p. 174). Cicéron estime que les vieillards ne doivent pas trop s’accrocher aux petits restes de leur vie et, inversement, ils ne doivent pas l’abandonner avant qu’il soit nécessaire. C’est l’argument de la «mort opportune» (J. Pohier) ou de la «mort appropriée», selon les particularités de la personne: l’âge* ou le tempérament. Se référant à Pythagore* et à Platon*, Cicéron compare la vie humaine à un poste militaire, que le soldat ne doit pas abandonner sans l’autorisation du chef, et le corps, à une prison dont l’âme ne doit pas s’évader sans la permission des magistrats. C’est l’argument de la communauté, à laquelle on ne peut se soustraire que par un appel divin. Se référant à Épicure, il fait l’analogie entre la vie et la scène: «On sort librement de la vie comme on sort du théâtre» (De finibus, i-49). Les vivants ne doivent pas redouter la mort, car la mort n’est pas un mal, elle est même un bien (1re tusculane, dans Devant la mort, Paris, Arléa, 1996, p. 33-35). «Quant à la mort illustre de ceux qui se sont sacrifiés pour leur patrie, les orateurs la considèrent comme glorieuse, mais aussi comme heureuse, citant l’exemple d’Érechtée, dont les filles revendiquèrent l’honneur de mourir pour sauver leurs concitoyens; ou encore celui de Codrus, qui se jeta au milieu des ennemis déguisé en esclave […], sans oublier ni Ménocée, qui, lui aussi, se soumit à l’oracle en offrant son sang à la patrie, ni Iphigénie*, qui ordonna elle-même à Aulis qu’on la conduisît au supplice pour que l’effusion de son sang provoque celle de ses ennemis» (p. 105).

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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