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    L'Encyclopédie sur la mort



    Cheval et la mort (Le)

    Symbolisme du cheval

    La valeur symbolique du cheval est originellement funéraire. Souvent associé au royaume des morts auxquels on le sacrifiait, il joue un rôle de « psychopompe ». Dans de nombreuses cultures asiatiques comme dans la Grèce mycénienne, des chevaux sont sacrifiés aux héros morts afin qu'ils les emmènent dans les champs de l'Au-delà. La valorisation négative du symbole chthonien, relatif à la terre et au monde souterrain, fait du cheval une figuration de la mort, analogue à la faucheuse de notre folklore. Dans de nombreux pays européens, les morts chevauchent des coursiers noirs ou démoniaques, croyance que l'on retrouve dans les chasses infernales. C''est pourquoi on appelait une civière « cheval de saint Michel ». Les Hongrois désignent ainsi un cercueil, tandis que les Grecs, dans certains chants populaires, décrivent « Charon », le nautonier des Enfers juché sur un cheval. Le cheval devient même la seule monture de l'Au-delà dans certaines cultures Brésiliennes et vaudous. Dans le folklore allemand on trouve, d'après Jung, une évocation selon laquelle l'éclair est le pied de cheval lancé sur les toits par le diable.

    Un jour, sur son cheval blanc, Georges de Lydda (aux environs 275/280 - 23 avril 303), saint Georges pour les chrétiens, traverse la ville de Silcha (Silène), dans la province de Libye. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi. Au moment où celle-ci va être victime du monstre, Georges engage avec celui-ci un combat acharné et le transperce de sa lance.

    Grèce


    Les divinités grecques sont dites « chthoniennes » (du grec ancien χθών / khthốn, « la terre ») ou « telluriques » (du latin tellus, « la terre ») parce qu'elles se réfèrent à la terre, au monde souterrain ou aux enfers, par opposition aux divinités célestes, dites « ouraniennes » ou « éoliennes ». Animal magique et mystérieux, le cheval est associé par une croyance aussi ancienne qu'universelle aux ténèbres du monde chthonien. Il peut surgir aussi bien des entrailles de la terre que des abysses de la mer. La désignation des vagues sous le nom de « chevaux de mer », l'écume étant leur crinière, participe à cet imaginaire mythique. Mais le cheval reste très complexe dans ses acceptions symboliques, puisqu'il est aussi bien porteur de vie que de mort. Il est associé à l'Eau ou au Feu, avec valorisation positive ou négative des deux symboles : le Feu vivifiant ou destructeur, l'Eau nourricière ou asphyxiante.

    Les Celtes

    « Le cheval est le symbole de la chasse des animaux, mais aussi celui de la guerre*. Il est aussi associé à la course du soleil et de la lune. C'est sans doute le bien le plus précieux d'un Celte selon les nombreuses histoires et représentations le mettant en scène.

    Epona est la déesse celtique des chevaux. Les Romains l'adoptent et en font leur protectrice qu'ils représentent en amazone sur un cheval. Morvarc'h, le cheval marin, se déplace sur terre et sur mer sans laisser aucune trace. Son maître le tue malencontreusement en chassant à l'arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouve refuge chez Dahud. Cette dernière lui fait pousser les oreilles et la crinière de Morvarc'h.

    En Irlande, le héros Conal Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cuchulainn, le Gris de Macha, roi des chevaux d'Irlande, et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine. Le Gris refuse de se laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal Cernach vers le corps de son maître; le Noir, lui, va se noyer de désespoir.

    Les chevaux de mort ou de cauchemar hantent le folklore celtique : le March-Malaen (malaen : latin malignus) est un des trois fléaux de l'île de Bretagne. Les Kelpies d'Ecosse sont des chevaux-démons et le folklore breton est rempli d'anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ces contes, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, soit une âme en peine, ou bien ils sont la monture d'un héros de ces chasses maudites, dont le plus célèbre est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin un gibier inaccessible. Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse d'Arthur est accompagnée d'une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typique lunaire.

    En Irlande, selon le récit d'un témoin oculaire, rapporté par G.J. Frazer, The Golden Bough, London 1911-1915, 10, 203), au cours d'une cérémonie des feux de la Saint-Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaître une grande construction en bois d'environ huit pieds de longueur, munie à l'une de ses extrémités d'une tête de cheval, et recouverte d'un grand drap blanc qui cachait l'homme qui la portait. On l'accueillit pas de grands cris : Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand le témoin demanda ce que représentait le cheval, on lui répondit : tout le bétail. Le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu'expliquent son dynamisme et sa force impulsive et généreuse.

    Dans les rites d'intronisation des rois d'Irlande, au XII° siècle, le futur roi, au cours d'une cérémonie solennelle, devait s'unir à une jument blanche. Celle-ci était ensuite sacrifiée et sa chair, bouillie, partagée dans un festin rituel, auquel le roi seul ne prenait pas part. Mais il lui fallait ensuite se baigner dans le chaudron contenant le bouillon de l'animal. L'analyse de ce rite est éloquente. Il apparaît en effet que, par leur accouplement, l'homme et la jument reproduisent le mariage ourano-chthonien; le futur roi se substitue à la divinité céleste pour féconder la Terre, représentée par la bête. Mais, dans la dernière épreuve de ce rituel, celle du bain de bouillon, il opère un véritable regressus ad uterum [retour au sein de la mer]: le chaudron représente le ventre de la Terre-Mère et le bouillon les eaux placentaires. De ce bain, au caractère typiquement initiatique, le futur roi renaît, ayant reçu, comme au cours d'une seconde gestation, communication des pouvoirs les plus subtils, les plus secrets, de la Terre-Mère qu'il avait éveillée sous la forme de la jument. Il quitte par cette double opération la condition humaine pour se hisser au niveau du sacré, inséparable de la condition royale. Le cheval de guerre est omniprésent dans les épopées celtiques. Il est souvent caractérisé par sa robe alezane, couleur de feu. On a retrouvé dans un trésor celtique, à Neuvy-en-Sulias (Loiret), un cheval votif accompagné d'une inscription au dieu Rudiobus (le Rouge) : c'est le cheval roux de l'Apocalypse, annonciateur de guerre et d'effusion de sang.

    Ainsi que le remarque Claude Sterckx, il existe trois déesses celtes possédant des attributs de protectrices des chevaux ou se faisant associer à cet animal, qui les accompagne et influence leurs mythologies respectives : la gauloise Epona, la galloise Rhiannon et l'irlandaise Macha. Yann Brekilien remarque qu'elles combinent la fonction de déesse-mère avec celle de déesse-jument. La course de Emain Macha contre les meilleurs chevaux du roi le jour de l’assemblée des Ulates est à l'origine de la malédiction frappant les hommes de l'Ulster à chaque fois qu'un danger les menace. Epona, « la grande jument », est assimilée à la déesse gauloise des chevaux, ainsi que l'attestent ses représentations et les légendes qui lui sont rattachées. Son culte a été adopté par les Romains. La déesse Rhiannon est souvent associée au cheval, ainsi, selon le Mabinogi de Pwyll, ce dernier l'aperçoit lorsqu'elle monte un beau cheval blanc que nul ne peut rattraper bien qu'il avance au pas. Lorsqu'elle est faussement accusée d'avoir tué son fils, Pwyll la condamne à se faire chevaucher par les hôtes de son palais durant sept ans. Qualifiée de déesse-jument, son rôle était d'emporter les âmes au royaume des morts. Par ailleurs, en numismatique, elle est représentée sous la forme d'une jument à tête de femme. »

    La mythologie celtique a influencé le folklore des régions où elle était attestée, en donnant des légendes et des contes folkloriques mettant en scène des chevaux fabuleux ou des chevaux maléfiques et démoniaques de couleur blanche ou noire le plus souvent, qui peuvent être le Diable ou une âme en peine, comme la Kelpie d'Ecosse, le Ceffyl dŵr du pays de Galles, l'Alastyn sur l'île de Man ou encore le cheval Mallet en Vendée. La chasse sauvage est une autre forme de survivance de ces mythes, ainsi, le roi Arthur poursuit-il un gibier inaccessible à cheval.

    D'après Yann Brekilien, le cheval est un personnage de conte récurrent, généralement dans le rôle du protecteur du héros doté de facultés magiques, comme dans Le Douzième poulain, le fils du fermier et le bidet vert en Irlande, et Trente de Paris en Bretagne. Dans Domestique chez le Diable, le cheval est un hôte du royaume des morts. On trouve bien d'autres chevaux dans des contes tels que Les quatorze juments et Louizik en Bretagne. Dans La Gwrac'h de l'île du loch, l'héroîne Bellah Postic sauve Houarn Pogann en traversant la mer sur le dos d'un cheval mystique qui se change en oiseau.

    Le March Malaen est cité, dans le « folklore celtique », comme un cheval maléfique associé au Diable et à la sorcellerie, dont l'origine mythique ou historique demeure obscure. Au XVIIIe siècle, sa tradition était dite répandue chez les Gallois, à travers une expression populaire et la déesse gauloise Andarta. À partir de 1807, et de la publication des Triades galloises de Iolo Morganwg, le March Malaen devient selon lui une créature de la mythologie celtique galloise, et l'un des trois fléaux de « l'île de Bretagne ». Les auteurs du XIXe siècle, en pleine époque celtomane, firent des commentaires variés sur ce cheval en assurant que le 1er mai était redouté par les anciens Gallois comme jour de l'apparition du March Malaen. Il est absent de la plupart des publications récentes.

    Yann Brekilien affirme que contrairement aux peuples méditerranéens gréco-romains qui sacralisaient plutôt le taureau, les celtes ont fait du cheval l'animal noble et sacré par excellence, l'associant à la fierté du cavalier qui acquiert de nouvelles qualités en se hissant sur son dos. Il était également un psychopompe jouant le rôle d'animal funéraire entre autres à travers Epona, mais aussi à travers le fait que le cheval de guerre mourrait souvent aux côtés de son maître. Le cheval était associé à la chasse aux animaux * et à la guerre*, mais il revêt le symbolisme de la course du soleil et de la protection lunaire. On le trouve également associé à l'eau, puisque Enbarr semble avoir été lui-même une personnification des vagues. Manannan Mac Lir était surnommé « le cavalier de la mer couverte d'écume », et les vagues nommées les « Chevaux de Lyr ». Le cheval peut aussi se faire chtonien et annoncer la mort.

    Jean Renaud met en avant un parallèle dans la symbolique chevaline chez les peuples celtes et les peuples scandinaves : dans la Laxdoela saga, écrite en Islande, le héros Kjartan (dont la grand-mère est irlandaise) refuse des chevaux blancs aux oreilles rousses. Or, dans la littérature celtique, il s'agit de la couleur des animaux venus de l'autre monde.

    Sources :

    «Les quatre terres - le cheval », lu le 9 novembre 2011.
    http://www.merlenoir.com/pagchevl.htm

    « Le cheval chez les peuples celtes » lu le 10 novembre 2011.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_chez_les_peuples_celtes

    Les Chamans

    Le terme de chamanisme a été construit à partir du mot « saman » utilisé par les Toungouses, petite population de la Sibérie orientale. Le saman est « celui qui sait », ou encore celui qui « bondit, s’agite, danse ». L’usage de ce terme a été généralisé par les ethnologues et autres savants à toutes les ethnies du monde. Le chamanisme est une technique de l’extase fortement liée aux esprits et aux âmes ; à la fois mystique, magie et religion au sens large du terme. Le chamanisme est l’héritier de nombreuses traditions archaïques de la préhistoire, qui se sont bien entendu transformées avec le temps. Les chamans sont des « élus » et, comme tels, ils ont accès à une zone du sacré inaccessible aux autres membres de la communauté.

    La technique chamanique par excellence consiste dans le passage d’une région cosmique à une autre : de la Terre au Ciel, ou de la Terre aux Enfers. Le chaman connaît le mystère de la rupture des niveaux. L’élément spécifique du chamanisme est l’extase provoquée pour l’ascension au Ciel ou la descente aux Enfers de l’âme du chaman. Le prestige et la puissance du chaman dérive exclusivement de sa capacité extatique. Le seul moyen de sortir du monde est de passer à travers le voile de la mort. L’extase est l’expérience concrète de la mort rituelle ou, en d’autres termes, du dépassement de la condition humaine profane. Ainsi la transe du chaman est son moyen premier d’agir.

    Le cheval est l’animal funéraire, mais pas nécessairement infernal, et psychopompe par excellence. Il est utilisé comme moyen d’obtenir l’extase, il rend possible le voyage mystique d’un niveau cosmologique à l’autre. Lors des rites, la présence du cheval est plus ou moins symbolisée. Le thème du cheval, en tant que moyen utilisé par le chaman pour faire son voyage, est spécifique de l’Asie centrale et septentrionale. Les chamans anciens se servaient de tambours en peau de cheval et gagnaient le monde des esprits sur le cheval symbolique de leurs bâtons coudés.

    « Chamanisme » synthèse
    http://www.systerofnight.net/religion/html/chamanisme.html

    L'Altaï

    L'Altaï, dans le sud de la Sibérie, est la principale chaîne de montagnes de la Sibérie occidentale où prennent naissance les principaux cours d'eau de cette région, l'Ob et l'Irtych. Les chevaux étaient indispensables pour des populations semi-nomades de l'Altaï. Ils n'étaient donc pas rares. Ceci explique en partie leur présence dans les tombes. Le site de Pazyryk, vallée dans les Monts Altaï en Sibérie russe, constitue un témoignage archéologique très important pour les civilisations antiques des steppes et des montagnes de l'Altaï. En effet, le sol gelé de manière permanente a permis de conserver dans ses kourganes (tombes) une grande quantité d'objets qui dans un autre environnement n'auraient pas pu être conservés. Parmi ceux-ci, cet étrange masque pour cheval décoré des bois de cerfs. En Mongolie les cerfs permettent le passage de la vie terrestre à la vie céleste : ce sont donc des animaux psychopompes vénérés à ce titre. Le cheval au bois de cerf répond à cette même fonction.

    Démonologie

    Orobas un démon mi-homme mi-cheval, il est cavalier de lui-même : un symbole de domination de l'esprit. Il possède la connaissance de la création du monde. Ses réponses aux questions sont toujours d'une extrême justesse et véridique, Il est un puissant prince, son nom viendrait d'une expression latine " Orobias ", nom donné par quelques auteurs à la pierre appelée ammite ou hammite ou oolite. Orobas en tant que prince de l'enfer commande 20 légions d'esprits.

    http://www.iza-voyance.com/demonlogie_demon/orobas.htm

    IMAGE

    Epona
    http://auteldepierre.blogspot.com/2011/05/epona.html

    « Epona, Déesse des plaines sauvages,
    Tu es le vent qui mène les troupeaux.
    Armées féroces à qui tu offres le courage,
    Chevaux fougueux dont tu exaltes le galop,
    S'enivrant de ta divine présence,
    Grisés, ils entrent dans ta danse. »

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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